XII CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
depuis les temps les plus reculés de la médecine grecque, pour désigner une maladie chronique, et se déplaçant (ritu bestiæ serpentis : Gallien ), est donné par Willan à une dermatose aiguë et qui s’étemt à où elle s’était développée. Le mot impetigo a été transporté à la mélitagre, que l’on nommait, depuis Gallien, herpes miliaris.
Le mot lepra, quiavait constamment servi à Caractériser une maladie redoutable et parfaitement connue des anciens, désigne dans Æillan une variété de la dartre furfuracée arrondie de M. Alibert.
Malgré ces reproches, qui me paraissent fondés, la méthode de Willan n’en est pas moins l’œuvre d’un dermatologiste du plus grand mérite, et l’on peut même ajouter qu’elle partage aujourd’hui avec celle de M. Alibert les suffrages de l’opinion médicale.
La cLassiricarTion pe M. ALiBERT se montre à nous comme une des plus philosophiques applications de la théorie des ressemblances : nous ne trouvons plus ici pour base, un caractère unique, souvent fuoitif et éphémère, mais une foule de considérations de la plus haute importance ; on ne peut sans injustice et sans esprit de parti lui contester le titre de méthodi naturelle , que son illustre auteur lui adonné. Tou nous prouve que ce n’est qu'après avoir vu et étudié sous toutes ses faces chaque maladie, et les avoir com: parées entre elles pour en connaître les affinités où
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES. XIII les dissemblances que M. Alibert a établi ses groupes et ses autres divisions. Cette manière de procéder est non-seulement satisfaisante pour Pesprit, mais aussi d’une utilité précieuse pour la pratique : comment, en effet, ne pas admettre que les moyens de traitement diffèrent peu lorsqu'il s’agira de maladies d’une nature presque semblable ?
Une autre justice à rendre à M. Alibert, c’est qu'il a joint à sa méthode de classification une nomenclature tout-à-fait linnéenne; le nom peint souvent un des caractères les plus constants et les plus importants de la maladie qu’il désigne, Du reste , il n’a fait en cela qu’imiter les anciens , dontil a religieusement respecté les dénominations, à moins que l’observation ne lui fasse un devoir de les changer; mais il ne désigne jamais une maladie par un nom consacré pour une autre.
M. Alibert réunit, sous le nom de Dermatoses (de depux) toutes les maladies de la peau dans les douze groupes suivants :
1° Groupe. — Dermatoes eczémateuses.
1] renferme les affections véritablement inflammatoires du tissu dermatique : ici, rien de spécifique : le même genre de maladie peut attaquer plusieurs fois le même individu ; les symptômes se succèdent avec