XXII CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
. Ils ont établi une classe d’insertæ sedis, dans laquelle ils rangent : 1° le lupus (classe destubercules, Bateman); 2° la pellagre ; 5° les syphilides; 4° le purpura (classe des exanthêmes, Bateman) ; 5° l’éléphantiasisdes Arabes(classe destubercules, Bateman); 6° les maladies des follicules sébacés ; 7° la kéloïde.
Leur cadre nosologique offre parmi les genres un
grand nombre d’autres transpositions. Ainsi, ils ran-
ent parmi les exanthêmes, l’érysinéle, que Bateman g P » L'erysipéle, 4
classe avec plus juste raison, selon nous, parmi les
bulles; mais en revanche, ils retirent la gale de la
classe des pustules pour la mettre dans celle des vésicules ; ils rangent le rupia parmi les bulles; ils |
réunissent dans le seul genre pemphigus, le pemphigus et le pompholix de Bateman; ils classent la vaccine parmi les pustules ainsi que l’acné, mis par #illan et Bateman dans la classe des tubercules. Lamentagre est également retirée de la classe des tubercules etmise dans celle des pustules. Enfin, ils ajoutent à la classe desmacules, la teintebronzée, l’albinisme etlavitiligue, cette dernière encore rangée, par Bateman, parmi les tubercules.
Loin de nous, sans contredit, la pensée de critiquer | ces nombreux changements, qui tous, excepté un seul }
(L'érysipèle), nous paraissent d’une haute importance
et commandés par une impérieuse nécessité; mais #
prouvent-ils que #f’illan et. Bateman, en établissant
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES. XXIII leur classification , aient eu des idées bien arrêtées ? Le lecteur ne le pensera sans doute pas.
Malgré le talent bien reconnu de MM. Schedel et Cazenave et les judicieux conseils de M. le docteur Biett, ils ne peuvent faire que ce qui est mauvais en soi devienne bon; mais on doit toujours leur savoir beaucoup de gré de leurs généreux eflorts.
Il est une foule d’autres changements apportés par M. Biett dans le nombre et la distribution des espèces et des variétés ; mais la nature de notre ouvrage nous oblige à les passer sous silence.
5° Par M. Gibert. Cet auteur conserve l’ordre adopté par MM. Casenave et Schedel; seulement, nous sommes étonné de lui voir retrancher de son cadre nosologique un certain nombre d’affections qui, commme l’érysipèle, la variole, la varicelle, la vaccine, etc., appartiennent exclusivement à la peau, et parcourent à sa surface leurs différentes périodes ; il retranche également les dermatoses rares ou exotiques , comme le frambæsia, le molluscum , la vililigue, etc.
M. Gibert n’établit pas, comme M. Casenave, de classes exceptionnelles ; il range les syphilides dans les différents ordres et les classes suivant la nature de leurs lésions élémentaires. Dans son manuel, le purpura se trouve parmi les taches ; le lupus , comme W/illan, dans l’ordre des tubercules, ainsi que l’élé-