‹ Nouveau manuel des dermatoses ou, maladies de la peau, classés d'après la méthode de M. le Professeur Alibert, avec la synonymie de Willan. Et la concordance des différentes méthodes employées par nos meilleurs auteurs, suivi d'un formulaire pour la préparation des médicaments. Employés à l'Hôpital Saint-Louis a l'usage des hôpitaux des et des élèves en médecineChapitre 2 sur 79 · AYANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AYANT-PROPOS

Le temps des manuels est: passé, dit. un auteur moderne qui, sans doute, comme preuye de son assertion, a publié un ouvrage dont personne

ne songe à contester le mérite, mais qui n'a de véritables rapports avec les manuels que son titre et sa forme. :

Je ne prétends pas attribuer à ces sortes d’ouvrages plus d'avantages qu'ils n’en offrent réellement ; mais je ne puis non plus partager l'avis de ceux qui les condamnent : la vogue qu'ils ont obtenue me paraît tenir : |

D'abord, à ce que la plupart d’entre eux sont de précieuses analyses d'ouvrages trop volumineux pour être facilement transportés, ou d’un prix trop élevé ;

Ensuite , et comme conséquence toute naturelle, à ce qu’offrant la science dégagée de tout fatras d’érudition, et pour ainsi dire en raccourci, ils mettent l’élève à même de repasser les leçons

DE vHr ar

du inaitre | et de Prépas ses examens, el ÉCON0misent un RUE précieux au médecin forcé de se consacrer à la pratique de l’art. Le premier et le dernier de ces avantages seront principale ment sentis et pat les nombreux élèves qui Suivent chaque année les cours de l'hôpital Saint- Louis , et par les praticiens de province que la longueur des distances oblige souvent à sacriler une journée entière pour faire seulement quelques | visites.

Mais un manuel des maladies. de la peau nous semble pouvoir être justifié par des considérations pour le moins aussi importantes que celles qui viennent d’être énumérées : ces affections si bien connues aujourd’ hui grâce aux immortels travaux des Alibert , des Willan, des Biett, des Cazenave, des Gibert, des Rayer, etc., etc.

sont souvent désignées par des noms dillérents, etse trouvent classées d’après plusieurs méthodes.

Cette divergence d'opinions rend leur étude plus ardue etplus difficile, et jette souvent l'élève dans un embarras inextricable. |

C’est à l'expérience toute personnelle d’un si

EEE AVR grand inconvénient que Je dois d’avoir travaillé, sinon à le faire entièrement disparaître, du OMS à le diminuer le plus possible.

Le meilleur pus d'arriver à notre but était de mettre en présence ces nomenclatures variées et ces différentes, méthodes de classification : ce qu aucun auteur n’a fait jusqu'ici. Quant à la prééminence que nous accordons à la méthode naturelle, elle n’est le résultat d'aucune considération personnelle , Mais uniquement l'expression d’un examen, réfléchi et d’une profonde conviction.

Du reste, on chercherait vainement ici un a traité complet des maladies de la peau : outre que ce serait une tâche bien au-dessus de nos forces , un manuel, ne devant avoir qu'un but d'utilité pratique, ne comporte pas un aussi grand développement.

Voici la marche que,nous avons SUIVIE :

°, Nous avons mis en tête de notre Manuel un ee historique de la science, depuis les temps pe atiques jusqu’à nous. Cet exposé succinct nous prouve que la dermatologie n’a été pendant

er bien des siècles que confusion et obscurité., et que c’est uniquement aux travaux des modernes qu'elie doit d’avoir pris rang dans: nos.cadres nosologiques. Nous insistons particulièrement sur la différence des principes qui ontguidé les classificateurs, et sur les caractères propres. aux. méthodes naturelle et artificielle. Nous mettons, en présence celles du professeur Alibert:et de Willan, et nous signalons les modifications. im. posées. à cette dernière par ses propres. parti sans (1).

2°, Après quelques considérations anatomiques: sur la structure de la peau et de ses annexes, nous. passons à Ja description. de chaque maladie par: ticulière ; nous nous attachons de préférence.aux caractères les plus constants et les plus sensibless, Nous indiquons, en parlant de chaque dermas tose, les principaux synonymes employés pour.la, qualifier, et particulièrement ceuxde la nomen-,

(1), Ces dernières considérations sont rendues en core plus sensibles dans le Tableau analytiquequi ter mine notre Manuel. AB to tte

LR rTe élature anglaise. Nous nous sommes efforcé de réndre ns déscriptions aussiclaires que concises, ét nous insistons par-dessus tout sur les caractères différentiels, tant pour les groupes que pour chaque alfection particulière. À côté des différentes espèces admises par le dermatologiste français, nous mettons en regard celles de Willat, afin que le lecteur puisse être juge de la valeur dés bases sur lesquelles reposent les unes et Tes autres.”

5°. Enfin, nous terminons notre Manuel par une able "analytique des classifications du professeur Alibert et de Willan, cette dernière, primitive 1 odifiée; nous faisons concorder avec ces classications les principales divisions admises par ME°Rayer, nds proposant ainsi de mettre sous es yeux du lecteur ls principales causes de ses 6mbréux émbarras dans l'étude de la dermatoogié, ‘et de lui donner, par conséquent, les noyens de les éviter,

Quant:au Formulaire ajouté à notre Manuel.

ous yravons faiténtrer les préparations le plus énéralement usitées à l'hôpital Saint-Louis , et

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