HOMOGENÉITE DES CORPS HUMAINS
« Chaque COrps organique compose un tout dont on ne peut > rien retrancher, et auquel on ne peut rien ajouter, sans que » l’harmonie soit troublée, sans qu'il résulte du désordre ou » de la difformité, Tout ce qui tient à l’homme dérive d’une » même source. Tout est homogène en lui, la forme, la » slature , la couleur, les cheveux, la peau, les veires, les » nerfs, les os, la voix, la démarche , les manières, le style, « les passions, l’amour et la haine. I] est toujours, toujours » le même, » |
Il existe entre toutes les parties du visage , de la tête et du Corps entier, une homogénéité très-remarquable pour le physionomiste, et telle que le doigt d’un homme ne pourrait s’ajuster exactement à la main d’un autre homme, et «u’il serait impossible de composer un visage régulier ayec des parties prises dans différens visages.
Prenez les silhouettes bien exactes de quatre personnes da me âge, de même stature, et reconnues pour être très-ju— cieuses; greffez le front de la première silhouette sur le nez de la seconde, ajoutez la bouche de la troisième et le Menton de la quatrième. Liez avec le plus grand soin toutes les parties de ce dessin, de manière que rien ne fasse soupfonner que cette nouvelle silhouette est composée de pièces de rapport. Eh! bien, le résultat de la réunion de ces diffé Tens signes de sagesse deviendra l'image de la folie.
* En effet, toute folie semble n’être qu’une disconvenance hétérogène, Qu'un homme de bon sens soit attaqué de folie, elle est aussitôt annoncée par des signes hétérogènes. Le bas du visage s’allonge, les yeux preuxent une direction contraire à celle du front ; la bouche ne peut plus rester fermée. En un mot, les traits subissent quelque dérangement qui les met hors de leur équilibre , et c’est par le défaut d'harmonie, par la disconyenance des traits du visage que se manifeste la dé— mence accidentelle d'un homme naturellement judicieux,