DE LA LIBERTÉ DE L'HOMME
et de ses Limites.
» cerlain degré, mais il ne saurait le franchir, y allät-il de 14 » vie. Chaque homme doit être mesuré d’après ses propres » forces. La question n’est pas de savoir ce que nous ferions
Le corps humain a des Contours qui le terminent, et hors: desquels il ne peut s'étendre : de même chaque esprit à sat sphère dans laquelle il se meul, mais celte sphère est inva—.
On ne peut nier qu'avec certaines têtes » Certaines figures, on est naturellement capable d’éprouver tels sentimens, d’ac- . quérir tels talens, tel genre d’activité, ou qu’on en est inca- Pable, parce que la Capacité est bornée à un Point qui la rend nulle. Vouloir contraindre un homme à Penser, à sentir
destination, qu'une seule faculté, qu’un certain genre d’activité; des visages qui caractérisent certaines espèces de sensation el qui paraissent dénués d'organes pour toutes les autres manières de sentir.
» À l'appui de ce que nous disons, nous présentôns, planche 9, figures 12, 13, 14 et 21, les profils de quatre personnes trèsdifférentes les unes des autres par leurs caractères et leurs dispositions naturelles. Chacune, par sa forme et ses traits, est reléguée dans un cercle particulier, où elle peut exercer une mesure de liberté et de force, et hors duquel il lui est impossible d'exécuter rien d'important.
Nous allons indiquer ce que dans ces quatre profils La Yater reconnaît de bien déterminé.
N° 12. Son âme est plus grande et plus libre que celle de chacun des trois autres. C’est aussi celui qui a le plus de mémoire. Son œil est formé et dessiné de manière qu'il lui est plus facile qu’aux autres de saisir les objets et d’en conserver l'impression.
15. Il n’adopte pas aussi facilement ane opinion que le 12, et ne s’y attache pas aussi opiniâtrément que le 14. Ce derhier est surtout remarquable par sa froideur. 13 n’est guère susceptible de tendresse que dans ses momens de dévotion; mais il est incapable de ce qu’on appelle proprement fausseté.
21. On ne fera point d'entreprise courageuse, ou hardie ; avec un visage semblable à celui-ci; on aura des vertus do mesliques, on s’acquittera fidèlement des devoirs de sa charge; Mais on ne saurait avoir en partage ni la valeur du guerrier, ni les talens du poète,
Le front d’un idiot, né tel, diffère du front &’un homme de génie. Un front dont la ligne fondamentale est plus courte des deux tiers que sa hauteur, est décidément celui d’unidiot. Plus celle ligne est courte et disproportionnée à la hauteur per— pendiculaire du front, plus elle marque de stupidité. Au contraire, plus Ja ligne horizontale est prolongée, plus le front qu’elle caractérise annonce d'esprit et de jugement.
Ppliquez l'angle droit d’un quart de cercle sur l’angle droit du front, plus les rayons (ceux par exemple entre lesquels il y à une distance de dix degrés) se raccourcissent dans un rapport inégal, plus la personne sera stupide; et d’un
autre côté, plus il y a de rapport entre €es rayons, plus ils indiquent de sagesse.