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sur une chanson appelée Rinaldo; mais ils se sont aperçus, quoiqu'un peu lard, que le roman de Rinaldo Rinaldini, d'où l'on a tiré cette chanson, a été publié pour la première fois en 1798, et que la Marseillaise est de 1792. La chanson de Rinaldo se termine en effet par le commencement de l'hymne de Rouget de Lisle, et prouve seulement que l'auteur a commis un plagiat authentique, car il devait
connaître bien certainement la Marseillaise. Qui ne la connaissait ?
Enfin, on a été jusqu'à évoquer une bribe de phrase dans le Bandl-Tcrzett de Mozart ; cela ressemble à la Marseillaise comme un casque-à-mèche à un éléphant.
M. Fétis aurait certainement pu éviter le carton qu'il a été obligé de faire à Ilouget de Lisle, auquel il contestait la Marseillaise; n'aurait-il pas mieux fait de croire à l'honnête déclaration faite par Grétry dans ses Mémoires sur la musique : « Ou a attribué l'air des Marseillais à moi et à tous ceux qui ont fait quelque accompagnement. L'auteur de cet air est le même que celui des paroles, c'est le citoyen Piouçet de Lisle. Il m'envova son hymne : Allons, enfants de la Patrie, de Strasbourg, où il était alors, six mois avant qu'il fût connu à Paris; j'en fis, d'après l'invitation de l'auteur, tirer plusieurs copies que je distribuai. »