SCENE IV Le Chœur
Tout le Chœur, Tout l'univers est plein de sa magnificence,
Qu'on l'adore ce Dieu, qu'on l'invoque à jamaîs.^ Son empire a des tems précédé la naissance. Chantons, publions ses bienfaits.
Une Voix seule.
En vain l'injuste violence Au peuple qui le loue, imposerait siléncCé
Son nom ne périra jamais.
Le jour annonce au jour sa gloire et sa puissance; Tï^ut l'univers est plein de sa magnificence. Chantons, publions ses bienfaits.
Tout le Chœur repète.
Tout l'univers est plein de sa magnificence. Chantons, publions, ses bienfaits.
Une Voix seule.
Il donne aux fleurs leur aimable peinture^ . ' Il fait naître et mûrir les fruits.
Il leur dispense avec mesui'e,
Et la chaleur des jours et la fraîcheur des nuits. Le champ qui les reçut, les vend avec usure.
Une Autre.
Il commande au soleil d'animer la nature ;
Et la lumière est un don de ses mains.
Mais sa loi sainte, sa loi pure, Est le plus riche don qu'il ait fait aux humaing.
Une Autre,
O mont de Sinaï, conserve la mémoire De ce jour à jamais auguste et renommé,
Quand sur ton sommet enflammé Dans un nuage épais le Seigneur renfermé, Fit luire aux yeux mortels un rayon de sa gloire.»
Dis-nous pourquoi ces feux et ces éclairi?, 4 Ces torrens de fumée, et ce bruit dans les airs.
Ces trompettes et ce tonnerre?
Venait-il renverser l'ordre des élémens?.
Sur ses antiques fondemens,
Venait-il ébranler la terre ?.
- Une Autre.
Il venait révéler aux enfans des Hébreux De ces préceptes saints la lumière immortelle»
Il venait à ce peuple heureux Ordonner de l'aimer d'une amour éternelle.
, Tout le Chœur.
O divine, ô charmante loi ! O justice ! ô bonté suprême !
Que de raisons, quelle douceur extrême, D'engager à ce Dieu son amour et sa foi !
Une Voix seule.
D'un joug cruel il sauva nos ayeux ; L^ nourrit au désert d'un pain délicieux. Il nous donna ses loix, ô bonté suprême ! ^
Pour tant de biens, il commande qu'on ràime»
Le Chœur.
O justice ! ô bonté suprême 1 Le même Voix.
Des mers pour eux il entr'ouvrit les eaux ; D'un aride rocher fit sortir des ruisseaux. Il nous donna ses loix, ô bonté suprême !
Pour tant de biens, il commande qu'on Taime^.
^^-é ATHALIJ^,
Le Chœur* O divine, ô charmante loi !
Que de raisons, quelle douceur cxtrôme^ D'engager à ce Dieu son amour et sa foi !
Une autre Voix séide.
Vous (jui ne connaissez qu'une crainte servile, Ingrats, un Dieu si bon ne peut-il vous charmer? Est-il donc à vos cœurs, est-il si difficile, Et si pénible de Taimer ?
L'esclave craint le tyran qui Toutrage ; Mais des enfans Tamour est le partage.
Tout le Chœur* O divine, ô charmante loi !
Que de raisons, quelle douceur extrême, ^D'engager à ce Dieu son amour et sa foi !