SCENE IV. — Athalie, Abner, Suite d'Athalie
Abner. Madame, pardonnez si j'ose le défendre* Le zèle de Joad n'a point dû vous surprendre, Du Dieu que nous servons tel est Tordre éternel. Lui-même il nous traça son temple et son autel. Aux seuls enfans d'Aaron commit ses sacrifices, Aux Lévites marqua leurs places et leurs offices, Et surtout défendit à leur postérité Avec tout autre Dieu toute société.
Hé quoi ? Vous de nos rois et la femme et la mère Etes-vous à ce point parmi nous étrangère ? Ignorez-vous nos loix ? Et faut-il qu'aujourd'hui—- Voici votre Mathan, je vous laisse avec lui.
Athalie. Votre présence, Abner, est ici nécessaire.
Laissons-là de Joad l'audace téméraire.
Et tout ce vain amas de superstitions.
Qui ferment votre temple aux autres nations. Un sujet plus pressant excite mes alarmes. f
Je sais que, dès Tenfauce, élevé dans les armeis^
Abner a le cœur noble, et qu il rend à la fois Ce qu'il doit à son Dieu, ce qu il doit à ses rois. Demeurez.