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ODE, TIREE DU PSEAUME XIX

Mouvemens d'une âme qui s^ élève à la connaissance de Dieu par la contemplation de ses ouvrages.

Les cieux instruisent la terre A révérer leur Auteur, Tout ce que ce globe enserre Célèbre un Dieu créateur.

Quel plus sublime cantique Que ce concert magnifique De tous les célestes corps !

Quelle grandeur infinie !

Quelle divine harmonie Résulte de leurs accords ! '

De sa puissance immortelle Tout parle, tout nous instruit, Le jour au jour la révèle, La nuit l'annonce à la nuit.

Ce grand et superbe ouvrage N*est point pour l'homme un langage Obscur et mystérieux :

Son admirable structure Est la voix de la nature, Qui se fait entendre aux yeux.

Dans une éclatante voûte Il a placé de ses mains Ce soleil qui dans sa route Eclaire tous les humains.

Environné de lumière, Cet astre ouvre sa carrière Comme un époux glorieux, Qui dès l'aube matinale De sa couche nuptiale Sort brillant et radieux.

L'univers, à sa présence, Semble sortir du néant ; Il prend sa course, il s'avance Comme un superbe géant.

Bientôt sa marche féconde Embrasse le tour du monde Dans le cercle qu'il décrit ; Et par sa chaleur puissante

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