‹ Nouveau recueilChapitre 85 sur 145 · SCENE X. — Les Précédens, Madame Belmont · texte numérisé non relu

SCENE X. — Les Précédens, Madame Belmont

Desr. Mais il me semble voir une femme dans Tobscurité.

Mad. Bel. {à Desroches,) Est-ce vous, Delille ?

Desr. On appelle Delille ; serait-ce, par aventure, cette belle voilée ? Ah ! voyons.

Mad. Bel. Pensez-vous encore excuser votre indigne ami ?

Desr. Ciel ! quelle voix !

Mad. Bel. J'ai eu la faiblesse de suivre vos conseils ; de marcher sur vos traces, pourquoi ? pour être témoin de toutes ses inconséquences.

Desr. (à part,) Madame Belmont qui m'a suivi! qui m'aime encore ! Ah, malheureux ! qu'ai-je fait ?

Mad. Bel. Et que me reproche-t-il ? Je vous ai dit comment il avait été trompé par les apparences. Vous savez que ce jeune officier, cet inconnu qui lui a causé tant d'ombrage, était mon frère, arrivé la veille de l'armée.

Desr. Votre frère ! qu'entends-je ?

Mad. Bel. Que vois-je ? Desroches !

Del. (s' avançant.) Lui-même, madame, qui reconnaît ses torts. Le voilà entièrement corrigé. Pardonnez-lui, et partons.

Desr. Mais mon rendez-vous avec Riflard.

Del. Eh-bien, c'est une affaire qu'il faut terminer tout de suite. ( Iljrappe à la porte de Riflard.) Monsieur Riflard, Monsieur Riflard, un mot, s'il vous plaît, de grâce. Il ne peut pas être encore couché.

Mad. Bel. Qu'allez- vous faire ? Je tremble.

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