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Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de Québec

Pour servir au Nouveau Recueil de Cantiques à l’usage du Diocèse de Québec, précédés d’une Courte Méthode pour apprendre à les mettre en Plein Chant.

Par de nouveaux accensque les Saints du Seigneur Exaltent la bonté, la gloiie et la grandeur.

Ps. 149.

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METHODE

En faveur des Personnes qui désirent mettre en Plain-Chant

les Airs notés de ce Recueil.

Nota. — Les lettres initiales M. P. C. signifient Musique et Plain-Chant ; les suivantes D. B. b. signifient Dièse, Bémol et Bécarre.

Avant de pouvoir travestir la M. en P. C. il faut connoltre le rapport ou la différence qu’il peut y avoir entre l’une et l’autre.

No 1. La Musique se décrit sur cinq lignes stables et continues ; en quoi elle diffère du P. C. qui n’en a que quatre. Mais on en met encore de postiches au-dessus et au-dessous pour les Notes qui passent l’étendue des ligues ordinaires. — Ces cinq lignes se nomment la portée ; c’est sur elles et entre leurs intervalles qu’on pose les Notes*

La M. a le même nombre de Notes, et les Notes ont le même nom que dans le P. C. mais elles n’y conservent pas le même ordre, ni la

même figure. V oyez la Gamme de M. à la fin de la méthode. - ■»

Planche 3e. No 4.

On voit par cette Gamme que c’est le Sol qui commence dans la M. au lieu que c’est YJjt dansffe P. C. Mais qu’on chante dans la M. Sol, La, Si, Ut, Re, Mi, Fà, Sol ; ou en P. C. Ut, Re, Mi, Fa, Sol, La, Si, Ut, il n’y a aucune différence pour la voix. Il est d’ailleurs aussi facile de chanter la Gamme de M. que celle du P. C.

Dans l’une et l’autre les deux demi-tons, Mi et Si sont les mêmes* La répétition du Soi et de l’Ut forment des octaves.

No 2. Au lieu de cinq Clefs dont on peut se servir dans le P. C. savoir, trois Clefs d’Ut et deux de Fa, Il n’y en a que deux dans la M. la Clef de Sol et la Clef de Fa, toujours sur les mêmes lignes respectives, ces deux Clefs servent à déterminer les noms des Notes et leur position. La Clef de Fa n’est en usage que pour les iiistrumens. La Clef de Sol est toujours la première ; c’est sur elle seule que la voix s’exerce. — Voyez la figure de ces deux Clefs réunies^ page lere. des Airs notés.

La Clef de Sol se pose sur la deuxième ligne en montant, et donne le nom de Sols à toutes les notes qui passent sur cette ligne. Dans la suite quand je parlerai de la position du Sol c’est toujours du Sol sur la 2e. ligne qu’on devra l’entendre* — Voyez sa position, page 17e. No. 29.

METHODE

Le Sol est placé de manière qu’en l’entonnant comme il faut, la vois humaine se trouve à-peu-près à une égale distance de son étendue pour chanter les notes soit en montant soit en descendant.

Maintenant il s’agit de déterminer l’intonation de ce Sol. Pour le faire avec justesse, il faudroit se former une idée de sa hauteur sur le Piano-Forte, ou sur le Violon, fen posant le 3e. doigt sur la 2e. grosse corde en montant, ~\ ou sur un unisson, qui étant frappé sur un corps dur, et ensuite appuyé sur son manche, donne le ton cV Ut: d’où il seroit facile de descendre au Sol.

Si on ne peut employer aucun de ccs moyens, nn doit alors entonner le Sol comme un Fa pris sur un bon ton dans la clef d’ Ut sur la lere. ligne en P. C. puis, en Solfiant jusqu’au Sol d’en haut, essayer si on pourroit encore faire au moins deux notes au-dessus du Sol , sans trop forcer sa voix. Dans ce cas, le Sol a été bien pris. Autrement il faudroit baisser ou hausser le ton du Sol sur la 2e. ligne jusqu’à ce qu’on puisse faire aisément quelques Notes au-dessus de son Octave.

D’après ces observations, pour bien chanter un de nos Airs de M. supposez toujours qu’il commence par un *SW, et ayant pris votre ton, comme nous l’avons dit, descendez ou montez à la note par où il commence, et l’ayant Solfié plusieurs fois, s’il est nécessaire, vous le parcourerez ensuite avec facilité.

No 3. Tout ceci nous conduit naturellement à connoître la valeur des Notes.

Il y en a sur lesquelles il faut demeurer plus longtems, d'autres qu’on passe plus vite.

Ainsi dans le P. C. demeure-t-on plu^ long- teins sur une note longue que sur une note quarré, et plus iong-tems sur celle-ci que sur une brève.

Nous allons donner la valeur des notes de 31. et leurs similaires en P. C. — Voyez la lere. fig. pl. lere. La Ronde blanche de M. qui est la lere. est aussi la plus longue, elle vaut quatre fois la uote noire à queue. Les deux notes longues de P. C. qui sont au-dessous, expriment sa valeur, puisqu’elles valent elles-mêmes quatre noires quarrées ; en supposant donc qu’on leve la main pour dire Une , il faudra lever et baisser la main deux fois, en continuant à faire filer sa voix sur cette Ronde blanche pour remplir le te ms de quatre, ainsi que sur les deux longues.

L’espèce de demi-note noire qui est à côté de la Ronde est ce' qu’on appelle son repos, ou un soupir de Ronde. Partout où on le trouve on y reste en silence le teins qu’on mettroit à chanter lc&' quatre notes noires ou quarrées.

METHODE

La note blanche à queue ne vaut que deux noires, moitié de la précédente. [Le temsde lever et de baisser la main,] Elle est représentée parla note longue de P. C. qui vaut deux notes quarrées. Son repos est à côté. On y reste en silence le tems de deux notes noires.

La note noire à queue vaut Une, [le tems de lever la main.) elle est suivie de son repos qui indique le silence de la valeur d’une note noire, au-dessous La note quarrée la représente.

La note avec un crochet ne vaut que la moitié de la noire, ainsi que son repos, au-dessous La note brève donne sa valeur.

La note qui a un double crochet, représentée par une brève plus petite que la précédente, ne vaut que la moitié de la simple croche. Le soupir qui la suit est de même valeur.

La note blanche à queue pointée vaut trois notes noires. [Le tems de lever, baisser et lever la main.] Au-dessous la note longue à queue en tient la place.

Remarquez que le point après une note augmente toujours cette note de la moitié de sa valeur.

La note noire à queue pointée, représentée par une noire quarré à queue, vaut Une et demie. C’est-à-dire une noire et une simple croche. [Le mouvement de la main doit être de moitié plus vif pour passer la simple croche.]

La note croche pointée, représentée par une brève pointée, vaut une croche et une double croche. Lorsqu’une croche pointée se trouve devant une double croche, ou que ces deux notes sont réunies par une petite barre, elles se passent comme une noire. En P. C„ une brève pointée et une petite brève exprimeront la même chose.

Enfin la plus petite note croche, représentée par une très-petite brève, et qu’on pourroit admettre dans le P. C. figuré tel que celui-ci, pour ne point multiplier les differentes sortes de brèves, cette petite croche est une note de goût, ou un porte-voix pour donner de l’agrément au chant, et conduire à la note principale.

Quand les petites notes accompagnent plusieurs notes noires, chaque note noire se passe avec son porte-voix comme deux simples croches liées ensemble, ou deux brèves. Voyez-en des exemples page 42, No. 69. Portée 3e. Mesure, 2e. [La portée est une rangée de 5 lignes ; la mesure se renferme entre deux petites barres ou lignes perpendiculaires.] Quand ces petites croches se trouvent devant des simples brèves on les passe avec elles comme des doubles croches. Les petites brèves devant les grandes brèves produiront le même effet.

METHODE

Voyez portée lere. mesure dernière de la Page, 13e. No. 21. Toutes les Notes ci-dessus se chantent avec plus ou moins de vitesse selon leur valeur et toujours en proportion du mouvement vif ou lent qu’on leur a imprimé en commençant.

Les blanches, les noires, les brèves, &c. conserveront leur valeur, mais elles se passeront plus vite ou plus lentement selon la mesure et le caractère de l’Air, comme il est expliqué No. 5.

Il y a des Notes au dessus, ou au bas desquelles on voit la figure d’un 3 avec une liaison ou quelque fois sans liaison, on les nomme des Triolets ; c’est une union de trois croches qu’on doit passer comme une simple noire, ou deux brèves. Voyez, P. 74. Portée 4 du No. 105 et portée 7e. de la page, 118, No. 147.

Les petites barres en haut ou en bas qui unissent les Brèves marquent ordinairement qu’on répété le son du même mot ou de la même syllabe sous ces deux croches ou brèves, et sous toutes les autres notes qui ont ces liaisons.

Enfin les Notes au dessus ou au dessous desquelles on voit un demi-cercle avec un point au milieu, sont des Points d’Orgue, ou des signes de repos Sur ces notes on peut faire filer le son de sa voix le double du tems ordinaire. Voy. ces Notes, page 29, No. 53.

No. 4. Maintenant il faut faire connoître les Signes qu’on met à la clef de M. et leur usage. LaM. admet plus fréquemment le D. le B. et le b. que le P. C. Voyez ces trois signes à la suite des Notes, fig. lere. C’est ce qui varie les Airs et les rend plus agréables.

L’effet du D. est de hausser d’un demi-ton le son de la Note devant laquelle il est placé. S’il est mis à la clef, par exemple, sur le Fa, sur l’Ut et sur le Sol, toutes ces Notes seront haussées d’un demi-ton, tant à leur octave d’en haut qu’à celle d’en bas, sans répétition des mêmes signes, dans toute la suite de l’Air. Le b. seul détruit l’effet du D. et remet la note qui le suit dans le ton naturel, mais le ton du D. revient dès que le b. a disparu.

Si le I). n’est pas mis à la clef, il n’est qu’accidentel, et n’affecte que la note qui le suit, ou tout au plus les notes qui se trouvent répétées sur le même degré et dans la même mesure.

Le B. comme dans le P. C. produit un effet contraire au D» il baisse d’un demi-ton toutes les notes devant lesquelles il est posé. Pour fout le reste il faut appliquer au B . les règles que je viens d’établir pour le D.

Nota. — Comme il est souvent difficile de bien saisir le ton du D . pu du B. j’observerai que toutes les notes suivies du D. peuvent se chanter comme des Si Bécarres ; et les notes en B. corne des Fa naturels.

METHODE

Ceci posé, s’il y a un D. supposez un Ut au dessus de la Note dièsée et un La au dessous ; puis chantez : La , Si, Ut. Si c’est un B. supposez un Sol au dessus de cette Note et un Mi au dessous, et Chantez : il/?, Fa, Sol. parce moyen les tons du D. et du H. vous deviendront plus familiers.

No 5. La valeur des Notes étant connue, il s’agit de les mettre en mouvement, c’est ce qui se fait par la Mesure.

La Mesure est la portion de Notes égales, mesurée et contenue entre les petites barres ou lignes perpendiculaires qu’on voit de dis » tance en distance dans les Airs notés, on l’indique par les chiffres

mis à la Clef, comme il suit

ou simplement la

lettre C.

Le chiffre supérieur marque le nombre de Notes qui doivent entrer dans la mesure, et le nombre inférieur combien il faut de ces Notes réunies pour former la Ronde, car c’est elle qui sert de me¬

sure a toutes les autres. Ainsi dans la mesure ^ le 2 marque

qu’il entre deux noires ou leur équivalent dans la mesure, comme on.

peut le voir dans les Airs de .. le 4 signifie que les deux noires font

la 4e. partie de la Ronde, dans les mesures Q le 3 marque

qu’il faut 3 croches, le 6 qu’il faut 6 croches dans la mesure, et le 8 montre que la croche fait la 8e. partie de la ronde, et ainsi des autres.

Ces différentes mesures servent à imprimer aux Airs un mouve-

ment plus ou moins vif. Car ies mesures ^ ^ se passent ordinaire¬

ment plus vite et sont plus gaies que les mesures ou que le tems

commun désigné par un 2 ou par un grand C. mais comme cela peut encore varier eu égard aux paroles qui accompagnent les Airs, il est bon de suivre l’indication mise à chaque No. et expliquées à la fin de la méthode.

J’ai encore à parler de quelques signes de M. et des Duo.

Deux grandes Barres avec deux points à gauche, avertissent de reprendre ce qu’on vient de chanter. Si les deux points sont aussi du côté de l’autre Barre, il faut répéter les deux parties. Si les points ne se trouvent qu’après ies deux Barres, il faut reprendre de-

METHODE

puis cet endroit jusqu’à ce qu’on arrive à deux autres Barres on au mot Fin. une grande S. renversée et traversée par une ligne entourée de points, est un signe de répétition, seulement depuis l’endroit où il se trouve jusqu’au retour du même signe, ou jusqu’au mot Fin. les deux lettres D. C. indiquent une reprise du commencement de l’Air jusqu’aux 2 Barres. J’ai déjà parlé des petites croches qui sont des Notes d’agrément, il y en a quelque fois 2, 3, ou 4 de réunies ; la, manière de les bien faire est de prendre un peu sur le teins de la Note qui les précède pour le passer sur ces Notes, au reste comme elles n’entrent pas dans la mesure, on peut les négliger, si on y trouve trop de difficulté.

No 6. Les Duo sont des Airs à deux parties ; nous en avons de deux sortes dans ce Recueil. Les uns n’ont point de Basse pour les instrumens ; alors la 2e. partie ou 2e. voix est mise à la 2e. Portée dans une Clef de Sol, semblable à celle de la lere. voix.

Voyez le No. 23, P. 13, et le No. 101. P. 70, &c. Les autres sont accompagnés d’une liasse, alors la 2e. Partie ou 2e. voix se trouve immédiatement audessous de la lere. dans la même Portée. Voyez P. 127, No. 160, et les No. 18.2, 183, P. 15.5.

Observez lo. que la 2e. voix prend toutes les notes qui lui manquent dans la lere. Partie, ce qui s’appelle être à l’unisson.

2o. le$ Notes d’unisson out une queue eu haut et en bas pour les distinguer des autres.

3o, Les Duo demandent beaucoup d’exercice et d’accord, les 2 voix doivent se suivre pas à pas et frapper en même tems l’oreille de l’auditeur.

Le 2Wo, P. 49 et le Quatuor ^ P. 64, suivent les mêmes règles, chaque voix à son chiffre qui revient à sa portée respective.

No 7. Enfin nous terminerons cette Méthode, par quelques principes su v la manière de transporter un Air de notre M. dans, unç Clef, de P. C,

Je suppose d’abord qu’il n’y a ni D. ni B, à la Clef.

Tracez, lo. quatre lignes sur le papier ou sur une ardoise, puis jettèz un coup d'œil sur' les Clefs de P. C. Fig. 2e. et ayant choisi et posé celle qui vous conviendra, mettez à côté le caractère de l’Air,

vif ou modéré, &c. et le chiffre de la mesure 7ou0 &c. 2o. Transcri-

vez l’Air tel qu’il est en vous servant des Notes de P. C. qui répondent à celles delà M. Fig. lere. 3o. Ayez soin en posant les No-, fes bien distinguer les mesures par autant de barres ou ligues perper^ diculaires que vous en verrez dans la 1

METHODE

4o. Mettez les î). ôu les 13 accidentels, les signes de repos o& les soupirs et les Points d’Orgue qui s’y trouvent,

5o. Quant aux choix des Clefs : Il n’y en a point de plus favorables, pour la grande majorité de nos Airs de M. que les deux leres Clefs i {l'Ut avec les lignes postiches. Si les Notes s’étendent jusqu’au Lt, d’en haut, prenez la Clef de Fa sur la lere ligne, ajoutant la Clef cV Ut sur la 2e si l’Air descend jusqu’au Mi, ÎRe, &c.

ï/es lignes postiches audessus et aucîessous des Clefs Fig. 2e. vous indiquent jusqu’où les Notes peuvent monter, elles vous deviendront familières par l’habitude.

Le No. 13e. P. 8e. mis en P. C. et dbrit le Cantique est a îâ P. 14e. peut vous servir de modèle. Voyez Fig. 3e. PI. lere.

2o. S’il n’y a qu’un D. ou un 13. à la Clef, pour chanter ces deux tons facilement, servez-vous du moyen indiqué à la tin du No. 4.

Mais si vous voulez éviter le D. Dites Ut au lieu de Sol. par ce moyen le Si deviendra un Mi et le Fa d’en haut un Si Bécarre qui prendra la place du Fa Dièse.

Pour cette transposition vous prendrez la Clef iVUt sur la première ligne, intercalant la Clef d' Ut sur la seconde (a) aux endroits où les Notes baissent beaucoup, et reprenant votre première Clef dès qu’elles remontent. Voyez Fig. 4e. le commencement de l’Air P. 18, No. 32, dont le Cantique est à la P. 44e;

S’il y a deux D. à la Clef dites Fct au lieu de Sol. par ce moyen le La deviendra un A'oZ, le Si un La et V Ut Dièse un Si naturel, et les' deux Fa Dièses des Mi naturels, (c)

Pour cettevtransposition prenez la Clef (V Ut sur la lere. ligne ;ei Si les Notes s’élèvent ou baissent trop, intercalez la Clef d'Ut sur Ta 2e. ou sur la 3e. ligne. Voyez Fig. 5e. le commencement de l’Air P. 39, No. 67, dont le Cantique est à la P. 112. en effaçant ainsi les D. vous n’avez aucun signe à mettre à la Clef, observez seulement les accidentels.

Venons aux Bémols. S’il r/y en a qu’un à la Clef vous le mettrez devant le Si9 posant les Notes telles que vous Ses trouvez dans la Clef de Sol. La Clef de Fa Sur lu lere. ligne est cc/lle qui répond le mieux à celle de Sol dans la Musique si les Notes s’élèvent jusqu’au Fa. & c. ajoutant la Clef d’Ut sur la 3e. ligne si l’Air passe le Mi d’enbas. Mais si l’Air ne passe pas le Sol d’en haut, (b) prenez la Clef

( a ) Si l’Air commence trop bas commencez par cette Ciet. t b) Ou s’il commence en bas par Sol. x\li Ut, & c.

(c) Pour 3 D. dites Si au lieu du Sul.

Pour 4 D. dites Mi au lieu du Sul, alors il n’y a plus de D, à la Clef.

8 METHODE

d'Ut sur la lere. ligue avec ses deux lignes postiches, pour éviter îé changement. S’il y a deux B. à la Clef vous les poserez devant le Si et le Mi avec les mêmes Clefs que dessus.

Si vous désirez changer le Si B. dites Re au lieu de Sol. par ce moyen le *SV B. deviendra un Fa et le Mi d’enhaut changé en Si, quoique Bémol, vous paroîtra facile par l’habitude où vous êtes de faire un Si B. ou un Za devant un Ut , ou après un Fa.

Dans cette transposition, il faut prendre la Clef d'Ut sur la lere. ligne vous aidant de la Clef d’Ut sur la 2e, si l’Air descend jusqu’au La? Sol, &c. Il vous reste un Si. B. que vous mettrez à la Clef. Voyez Fig. Ce. le commencement de l’Air, No. 60, P. 35, dont le Cantique est à la P. 101.

S’il y a trois B. à la Clef, vous les éviterez en disant Mi au lieu de Sol. par ce moyen le La deviendra un Fa , le Si un Sol, et le ,Mi un Ut, trois tons pleins qui répondent parfaitement aux 3 B.

Dans cette transposition prenez les mêmes Clefs que dessus.

Enfin il peut se trouver un 4e. B. sur le Re comme dans la 2e* partie du No. 37, mais très aisé à faire devant un La par la transposition. vous mettrez à la Clef le signe du B. devant le Si. Voyez Fig. le. le commencement de cette 2e. partie, P. 21. Cant. p. 59.

Dans toutes ces transpositions, aussi bien que dans la Clef de Sol, si l’Air commence très bas, prenez la Clef d’Ut sur la 3e. ligne pour remonter ensuite par les Clefs d'Ut , ou de Fa .

Observez lo. que ces quatre transpositions font quatre Gammes différentes qui changent la disposition des Notes.

Il ne faut qu’un peu d’attention et d’exercice pour ne pas confondre la position des Notes dans chaque transposition, par exemple: Si je dis Fa au lieu de Sol, pour éviter les deux Dièses, j’aurai la Gamme, Fa. Sol, La, Si, Ut, Re Mi, ôçc. et en descendant, Fa.; Mi, Re, Ut Si La, 8c c. Ainsi le Fa prend la place du Sol, le Sol la place du La, le La la place du Si et le Si la place de l'Ut, D. &c. Sije dis Re au lieu de Sol pour éviter le B. j’aurai la Gamme sui* vante: Re, Mi, Fa, Sol , La, Si, Ut, &c. et en descendant, JRe, Ut, Si, La, Sol, Fa, &c. ainsi le Re remplace le Sol? le Mi est à la place du La, le Fa tient lieu du Si B. &c. Appliquez ces principes aux deux autres transpositions en Ut et Mi.

2o. Observez que quoique vous changiez ainsi toute la Gamme en changeant la position du Sol, vous devez néanmoins prendre les notes qui commencent les transpositions Ut, Fa, Re, Mi, sur le même ion et de la même hauteur que vous auriez pris le Sol lui même s’il eut resté, afin que la voix conserve la même étendue dans toutes les Gammes, puisque Ces notes de substitution produisent le même effet.

METHODE

3o. Observez que le signe d a Bécarre dans la Clef des D. remettant la note qui le suit dans le ton naturel, lui donne celui du J5.

Au contraire dans une clef de B. le signe du Bécarre, en remettant les notes dans le ton naturel, en fait des D. ou des Si naturels.

Il me semble, mon cher Lecteur, que tout ce que j’ai dit jusqu’ici peut vous suffire pour vous aider à mettre nos Airs de M. en P. C. et meme à les chanter facilement, au moins pour le plus grand nombre. Jouissez de mon travail et ma tâche est remplie.

Nota — Voyez le No 71, Page 39. Le NoJ3710 P. 170.

Le No. 53so donne l’Air du Cantique : Solitaire témoin. P, 88.

Les No. 28, 44, 45, 122, 171, ont des seconds Nos. qu’on trouve immédiatement avant lé No. 198.

Explication des abréviations des termes de M. ( a)

Maesto.

Majestueux.

Allro.

Allegro.

Allto.

Allegretto,

Mod.

Modéré,

Crazo.

Gracieux,

Aff.

Affectueux,

Aride.

An dan te,

(a) Voyez l’explication de ces termes à la fin de l’Introduction.

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