NECESSITE D'UN REDEMPTEUR
Air : Or nous dites Marie^ ou Assis auprès d'un chêne. N°
xtLDAM, juste victime D'un Dieu plein de courroux.
Perdu pour un seul crime Devoit nous perdre tous :
Une éternelle chaîne, Une éternelle mort, De la nature humaine Etoient le triste sort.
A nous réduire en poudre Dieu semble balancer ; Il tient en main la foudre, il n'ose la lancer :
L'arrêt de sa justice Veut être exécuté ; Mais il devient propice, Pressé par sa bonté.
L'offense est infinie, Il faut la réparer ; De la voir impunie, On ne peut espérer ; Mais un néant coupable Envers son Créateur, N'est-il pas incapable D'être réparateur ?
La voix de la justice, Parlant à F Eternel, Demande le supplice De l'homme criminel ; Mais, sur tous les obstacles L'amour fermant les yeui, A faire des miracles, Devient ina^ènieux.
Faut-il, dit à son Père Le fils égal à lui, Laisser, dans leur misère, Les hommes sans appui ?
Je sens que je les aime, Quand je les vois périr ; En m'immolant moi-même.
Je veux les secourir.
Air : Laissez paître vos hêtes. N° 127.
Venez, divin Messie,
Sauvez nos jours infortunés ;
Venez source de vie,
Venez, venez, venez.
Ah ! descendez, hâtez vos pas, Sauvez les hommes du trépas ; ^Secoure^'nons, ne tardez pas :
Venez, Divin Messie, &c.
Ah ! désarmez votre courroux, Nous soupirons à vos genoux ; Seioneur, nous n'espérons qu'en vous.
Pour nous livrer la guerre, Tous les enfers sont déchaînés* Descendez <^ur la terre ; Venez, venez, venez.
Venez, divin Messie, &c.
Eclairez-nous, divin flambeau î Parmi les ombres du tombeau.
Faites briller un jour nouveau.
Au plus afFreux supplice Nous auriez-vous abandonnés ?
V^enez, Sauveur propice ; Venez, venez, venez.
Venez, &c.
Que nos soupirs soient entendus ; Les biens que nous avons perdus, Ne nous seront-ils point rendus ?
V^oyez couler nos larmes ; Grand Dieu, si vous nou^ pardonnez.
Nous n'aurons ph 3 d'ailarmes :
Venez, venez, venez.
Venez, Sic,
Si vous venez en ces bas lieux, Nous vous verrons victorieux, Fermer l enfer, ouvrir les ci eux.
Nous l'espérons sans ce se, Les cieux nous furent de.^iincs.
Tenez votre promesse ;
Venez, venez, venez.
Venez, &c.
Ah ! puissions-nous chanter un jour.
Dans votre bienheureuse cour, Et votre gloire, et votre auu^ur.
C'est là l'heureux partage De ceux que vous prédestinez ; Donnez-nous en un gage,
Venez, venez, venez.
Venez, divin Messie, &c,
Air du Carillon de Dunkerque, N° 128.
Venez, céleste Epoux, Objet charmant et doux; Montrez-nous vos appas, Descendez, ne tardez pas.
( âiâ )
îl est tems, Dieu tout tendre^ De finir nos malheurs, D'abord tout va se rendre
A vo^ attraits vainqueurs f Naissez sans plus attendre.
Pour le salut de tous.
Venez, &g.
De riiommé téméraire, Si Torgueil indompté Fait craindre en Dieu le Fèré
Un maître irrité ; De sa juste colère Vous retiendrez les coups».
Venez, &c.
Nous braveroiis la rage De nos fiers ennemis ; C'est du Ciel l'héritage
Qui nous est promis :
Ce glorieux partage, Nous l'attendons de vôus.
Venez, &c.
En perdant Tinnocenoej Nous fûmes malheureux ; Enfin votre naissance
Va combler nos vœux»
I^a paix et l'abondance Viennent s'offrir à nous.
Venez. &c.
Quelle tendresse extrême^ Aimable Rédempteur, Vous fait venir vous-même
Chercher le pécheur !
De ce bonheur suprême Les Anges sont jaloux.
Venez, &c.
Voulant, comme victimè Pour nousj mourir en Croi:*;^
Déjà de notre crime
V ous portez le poids ; Satan au noir abîme En frémit de courroux.
Venez, &c.
Air : Tu croyois en aimant Colette. 129.
liE Dieu que nos soupirs appellent^ Hélas ! ne viendra-t-il jamais ?
Les siècles qui se renouvellent Accompliront-ils ses décrets ?
Le verrons -nous bientôt éclore, Ce jour promis à notre foi ?
Viens dissiper, brillante aurore, Les ombres de l'antique loi.
C'en est fait, le moment s'avance.
Un Dieu vient essuyer nos pleurs ; Il va combler notre espérance, Et mettre fin à nos malheurs.
Fille des rois, ô Vierge aimable, Parois, sors de l'obscurité :
Reçois le prix inestimable Que tes vertus ont mérité.
Des promesses d'un Dieu fidèle Le gage en tes mains est remis ; Quel bonheur pour une mortelle \ Un Dieu va devenir ton fils.
Dans ta demeure solitaire, Je vois un ange descendu :
O prodige î ô grâce ! ô mystère !
Dieu.parle, et le Verbe est conçu.
Mortels, d'une tige coupable Rejetons en naissant flétris, Dieu brise le joug déplorable Où VI voient nos aïeux proscrits, P 3
( âi4 )
Son amour nous rend tontfacîlej Ke combattonâ plus ses desseins ; Parmi nous lui même il s'exile, Pour fif\ir l'exil des humains.
Il ré[)and des grâces nouvelles.
Il reriïplit ses engagemens, A ses lois soy^^ns tous fidèles, Comme il le fut à ses sermens,
Air du Noël Suisse.N" ISO.
O DIEU de clémence !
y iens par ta présence ( ombiernos désirs, Apaisi'rnos soupirs.
Sauveur secouiable, Parois à nos yeux ; A l'homme coupable Viens ouvrir les yeux* Céiebte victime, Ferme-lui l'abime !
O Dieu, &Cc
Sagesse éternelle, Lumière immoutelle, Viens, du haut des cieux.
Viens désiiler nos yeux.
Justice adorable, Parois à janiais !
O toujours aimable, Viens, céleste paix !
Qu'ils seront durables, Tes biens ineffables !
Sagesse, &C
Peuple inconsolable, I^e ciel favorable, Sensible à tes pleurs, Met fin à tes malheurs.
Le Dieu de justice Remplit tes désirs ; Il sera [ ropice Aux humbles soupirs^ Ce Père si tendre.
Veut bien les entendre.
Peuple, &c.