‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 123 sur 191 · NECESSITE D'UN REDEMPTEUR · texte numérisé non relu

NECESSITE D'UN REDEMPTEUR

Air : Or nous dites Marie^ ou Assis auprès d'un chêne. N°

xtLDAM, juste victime D'un Dieu plein de courroux.

Perdu pour un seul crime Devoit nous perdre tous :

Une éternelle chaîne, Une éternelle mort, De la nature humaine Etoient le triste sort.

A nous réduire en poudre Dieu semble balancer ; Il tient en main la foudre, il n'ose la lancer :

L'arrêt de sa justice Veut être exécuté ; Mais il devient propice, Pressé par sa bonté.

L'offense est infinie, Il faut la réparer ; De la voir impunie, On ne peut espérer ; Mais un néant coupable Envers son Créateur, N'est-il pas incapable D'être réparateur ?

La voix de la justice, Parlant à F Eternel, Demande le supplice De l'homme criminel ; Mais, sur tous les obstacles L'amour fermant les yeui, A faire des miracles, Devient ina^ènieux.

Faut-il, dit à son Père Le fils égal à lui, Laisser, dans leur misère, Les hommes sans appui ?

Je sens que je les aime, Quand je les vois périr ; En m'immolant moi-même.

Je veux les secourir.

Air : Laissez paître vos hêtes. N° 127.

Venez, divin Messie,

Sauvez nos jours infortunés ;

Venez source de vie,

Venez, venez, venez.

Ah ! descendez, hâtez vos pas, Sauvez les hommes du trépas ; ^Secoure^'nons, ne tardez pas :

Venez, Divin Messie, &c.

Ah ! désarmez votre courroux, Nous soupirons à vos genoux ; Seioneur, nous n'espérons qu'en vous.

Pour nous livrer la guerre, Tous les enfers sont déchaînés* Descendez <^ur la terre ; Venez, venez, venez.

Venez, divin Messie, &c.

Eclairez-nous, divin flambeau î Parmi les ombres du tombeau.

Faites briller un jour nouveau.

Au plus afFreux supplice Nous auriez-vous abandonnés ?

V^enez, Sauveur propice ; Venez, venez, venez.

Venez, &c.

Que nos soupirs soient entendus ; Les biens que nous avons perdus, Ne nous seront-ils point rendus ?

V^oyez couler nos larmes ; Grand Dieu, si vous nou^ pardonnez.

Nous n'aurons ph 3 d'ailarmes :

Venez, venez, venez.

Venez, Sic,

Si vous venez en ces bas lieux, Nous vous verrons victorieux, Fermer l enfer, ouvrir les ci eux.

Nous l'espérons sans ce se, Les cieux nous furent de.^iincs.

Tenez votre promesse ;

Venez, venez, venez.

Venez, &c.

Ah ! puissions-nous chanter un jour.

Dans votre bienheureuse cour, Et votre gloire, et votre auu^ur.

C'est là l'heureux partage De ceux que vous prédestinez ; Donnez-nous en un gage,

Venez, venez, venez.

Venez, divin Messie, &c,

Air du Carillon de Dunkerque, N° 128.

Venez, céleste Epoux, Objet charmant et doux; Montrez-nous vos appas, Descendez, ne tardez pas.

( âiâ )

îl est tems, Dieu tout tendre^ De finir nos malheurs, D'abord tout va se rendre

A vo^ attraits vainqueurs f Naissez sans plus attendre.

Pour le salut de tous.

Venez, &g.

De riiommé téméraire, Si Torgueil indompté Fait craindre en Dieu le Fèré

Un maître irrité ; De sa juste colère Vous retiendrez les coups».

Venez, &c.

Nous braveroiis la rage De nos fiers ennemis ; C'est du Ciel l'héritage

Qui nous est promis :

Ce glorieux partage, Nous l'attendons de vôus.

Venez, &c.

En perdant Tinnocenoej Nous fûmes malheureux ; Enfin votre naissance

Va combler nos vœux»

I^a paix et l'abondance Viennent s'offrir à nous.

Venez. &c.

Quelle tendresse extrême^ Aimable Rédempteur, Vous fait venir vous-même

Chercher le pécheur !

De ce bonheur suprême Les Anges sont jaloux.

Venez, &c.

Voulant, comme victimè Pour nousj mourir en Croi:*;^

Déjà de notre crime

V ous portez le poids ; Satan au noir abîme En frémit de courroux.

Venez, &c.

Air : Tu croyois en aimant Colette. 129.

liE Dieu que nos soupirs appellent^ Hélas ! ne viendra-t-il jamais ?

Les siècles qui se renouvellent Accompliront-ils ses décrets ?

Le verrons -nous bientôt éclore, Ce jour promis à notre foi ?

Viens dissiper, brillante aurore, Les ombres de l'antique loi.

C'en est fait, le moment s'avance.

Un Dieu vient essuyer nos pleurs ; Il va combler notre espérance, Et mettre fin à nos malheurs.

Fille des rois, ô Vierge aimable, Parois, sors de l'obscurité :

Reçois le prix inestimable Que tes vertus ont mérité.

Des promesses d'un Dieu fidèle Le gage en tes mains est remis ; Quel bonheur pour une mortelle \ Un Dieu va devenir ton fils.

Dans ta demeure solitaire, Je vois un ange descendu :

O prodige î ô grâce ! ô mystère !

Dieu.parle, et le Verbe est conçu.

Mortels, d'une tige coupable Rejetons en naissant flétris, Dieu brise le joug déplorable Où VI voient nos aïeux proscrits, P 3

( âi4 )

Son amour nous rend tontfacîlej Ke combattonâ plus ses desseins ; Parmi nous lui même il s'exile, Pour fif\ir l'exil des humains.

Il ré[)and des grâces nouvelles.

Il reriïplit ses engagemens, A ses lois soy^^ns tous fidèles, Comme il le fut à ses sermens,

Air du Noël Suisse.N" ISO.

O DIEU de clémence !

y iens par ta présence ( ombiernos désirs, Apaisi'rnos soupirs.

Sauveur secouiable, Parois à nos yeux ; A l'homme coupable Viens ouvrir les yeux* Céiebte victime, Ferme-lui l'abime !

O Dieu, &Cc

Sagesse éternelle, Lumière immoutelle, Viens, du haut des cieux.

Viens désiiler nos yeux.

Justice adorable, Parois à janiais !

O toujours aimable, Viens, céleste paix !

Qu'ils seront durables, Tes biens ineffables !

Sagesse, &C

Peuple inconsolable, I^e ciel favorable, Sensible à tes pleurs, Met fin à tes malheurs.

Le Dieu de justice Remplit tes désirs ; Il sera [ ropice Aux humbles soupirs^ Ce Père si tendre.

Veut bien les entendre.

Peuple, &c.

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