LA SAINTE ENFANCE DE JESUS
Air : Ah ! vous dirai-je maman, N° 43»
G VOUS, dont les tendres ans Croissent encore innocens !
Pour sauver à votre enfance Le trésor de l'innocence, Contemplez l'Enfant- Jésus, Et prenez-èn les vertus.
Une étable est le séjouf Où Jésus réçoit le jour.
Sous ses langes, de la crèche, Ce divin Enfant nous prêche i Que l'indigence à ses yeux Est un riche don des Cieux,
Pourquoi ce froid, ces douleurs.
Ces yeux qui s'ouvrent aux pleurs ?
Ce sang qu'il daigne répandre ?
N'est-ce point pour nous apprendre Qu'il faut haïr le plaisir, ' Et pour lui vivre et souffrir.
Qui court après les honneurs^ Les richesses, les douceurs.
Et qui nourrit sa jeunesse Dans une oisive mollesse.
De Jésus n'a point les traits^ Et ne les aura jamais.
Il naît à peine, et naissant Il veut fuir obéissant.
Trente ans dans un humble asile^ L'ont vu fidèle et docile.
Exact, obéir toujours Aux saints gardiens de ses jours*
Si, par un départ secret, Il leur laisse un vif regret, Ils le reverront au Temple Nous montrer par son exemple, Qu'on doit pour Dieu tout quitter.
Qui de nous sait l'imiter ?
Qu'il est beau de voir ses mains Qui formèrent les humains, Se prêter aux œuvres viles, Aux travaux les plus serviles :
Et rendre à jamais pour nous Tout travail utile et doux ^
Tout m^nstruit dans TEnfant-Dieu i Son respect pour le saint lieu, Son air modeste, humble, affable.
Sa douceur inaltérable.
C'est par des traits si touchans.
Qu'il instruit tous les Enfans.
Combien en est-il, hélas !
Qui loin de suivre ses pas, Vont, croissant de vice en vice, Aboutir au précipice ?
Heureux seul, heureux qui prend Pour guide Jésus Enfant.