‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 154 sur 191 · PROFONDEURS · texte numérisé non relu

PROFONDEURS

R : Héveillez'vous belle endormie^ ou tout est charmant dans Aspasie, N° 6, 156.

G TOI, qu*un voile épais nous cache^ Indivisible Trinité !

Lumière éternelle et sans tache !

Nous adorons ta Majesté.

En Dieu seul Saint, seul adorable^ O que de gloire et de grandeur !

G quel abîme impénétrable Et de richesse et de splendeur !

Confondez-vous, raison humaine j Sur cet objet fermez les yeux :

La bonté de Dieu Souveraine Ne peut se voir que dans les Cieux.

Le père admirant sa sagesse.

Engendre un l^'ils q-ii le chérit :

De leur mutuelle tendresse L'Esprit-Saint est l'auguste fruit.

Le Père, en nous donnant la vie, Nous la conserve à chaque instant ; Le Saint-Esprit nous sanctifie, Par les feux qu'en nous \\ répand.

Egal en tout à Dieu son Père, Dieu le Fils, le Yerbe Eternel, Pour soulager notre misère, A daigné se faire mortel.

Enfans soumis, rendons hommage A la divine Trinité ; Son nom saint est pour nous le gage De l'heureuse immortalité.

MEME kSUJET.

Air Des folies d'Espagne ou pleurez mes yeux, ou O FoU'^ tenay, N° 1, 78, 107.

O VASTE abîme, ô source inépuisable.

De profondeur, de sainte obscurité ; De notre foi mystère impénétrable, Inexplicable et sainte Trinité !

J'adore en vous trois distinctes personnes, Que nous croyons ne taire qu'un seul Dieu : Saints, à ses pieds déposez vos couronnes ; Au Saint des Saints gloire, amour en tout lieu.

Esprit divin, ô Fils, et vous, ô Pere ! Vous possédez même divinité, Les mOmes biens, une même lumière.

Même grandeur, même immortalité.

O Trinité, qui de ta gloire immense, Pourra sonder les sublimes liaute\irs ?

Par notre foi, par un humble silence, Kévérons tous d'un Dieu les profondeurs.

Les purs rayons de sa vive lumière, , Par leur éclat éblouiroient nos yeux ; Foible mortel, ta débile paupière Ne soutient pas la splendeur de ces feux.

O Séraphins, vous couvrez de vos ailes. Du Dieu vivant le trône radieux, Et vos concerts. Esprits toujours fidèles. De son saint Nom font retentir les Cieux.

Toujours frappés de sa magnificence.

Toujours brûlés de ses vives ardeurs, Les Saints sans cesse adorent en silence. De l'Etre saint les suprêmes grandeurs.

Ciel, dans ton sein sans le moindre nuage, Nos yeux verront son front majestueux,

Mais ici-bas notre cœur sans partage.

Lui doit offrir le tribut de ses vœux.

De tes enfans exauce les prières, Trinité sainte, et sensible à leurs vœux, Par les ardeurs, par tes vives lumières, Rends les un jour triomphans dans les Cieux.

POUR LA FETE DU St. SACREMENT.

Air des Pélérins de St. Jacques, ou Air nouveau.

Chantons le mystère adorable

De ce gi'and jour :

Chantons le don inestimable

Du Dieu d'amour.

A seconder nos saints accords

Que tout s'empresse ; Qu'au loin toute éclate en transports

D'une vive allégresse.

Que l'éclat, la magnificence.

Ornent ces lieux ; Que tout adore la présence

Du Roi des Cieux ; Que pour répondre à ses faveurs^

Sur son passage, Nos voix, nos ames et nos cœurs,

Lui rendent leur hommaore.

Ce Dieu toujours plein de tendresse

Pour les mortels.

S'immole en leur faveur sans cesse,

Sur nos autels :

Peut content d'un bonheur si doux,

L'amour l'engage A se dormer lui-même à nous,

Souveut, et sans partage.

Consacrez-lui vos voix naissantes^-

Tendres enfans !

Et de vos âmes innocentes

Le doux encens.

On doit l'aimer dans tous les tems

Dans tous les âges ; Mais surtout de nos premiers ans

Il aime les hommages.

N TA, voyez la continuation de ce Cantique page^ 154, PRESENCE REELLE DE J. C. DANS LA Ste. EUCHARLSTIE C'EST Dieu qui descend sur la terre. Voi/ez page 144e

liA vérité succède à l'ombre. Voyez page 145. LES BIENFAITS DE N. S. DANS L'EUCHARISTIE. Air L'autre Jour la Bergère Annette N° 163.

Chantons l'inefFable tendresse, De Jésus l'innocent Agneau ; On n'en vit jamais de si beau.

Aimons le, son amour nous presse.

Ah ! doux Agneau pour des pécheurs^ Au milieu des douleurs, Quand tu te sacrifie, Hélas ! pour tes bienfaits Quel cœur pourroit jamais.

Ne pas te chérir pour la vie ?

En expirant sur le calvaire L'Agneau paya notre rançon !

Il mérita notre pardon,

Et nous fit amis de son Pere. [Ah ! doux Agneau,

Victime éternelle et propice Pour les péchés de chaque jour, Entre les bras de son amour Jésus nous otïle en sacrifice. [Ah ! doux Agneau.

Si le pécheur dans sa malice Souvent provoque un Dieu vengeur, La bonté de notre sauveur,

Retient les coups dë sajustice. [Ah î doux ^-gneau.

Ses trésors, source inépuisable^ Sont ouverts à tous nos besoins, Et jamais dans ses tendres soins, Il ne délaisse un misérable [Ah ! doux Agneau ^

Peu content d'un amour si tendre, L'Agneau nous présente son coiri)S ; Il nous nourrit du pain des torts, Et du sang qu'il daigne répandre. [Ah ! doux AgneaUr

Objets si chéris de son zèle.

Comblés des dons de son amour, Otfrons lui, par un saint retour, Offrons lui tous un cœur fidèle.

Ah ! doux Agneau que désormai*»,

Vaincu par tes attraits.

Jamais je ne t'oubhe ; Hélas ! pour tant d'amour,

Oui, je veux, dès ce jour,

M 'attacher à toi pour la vie,

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