ADIEU DU PECHEUR AUX CREATURES
Air: Triste raison^ ou Air Nouveau» N° 18L
C'EN est donc fait, adieu, plaisirs volages, Qui n'avez pu jamais me rendre heureux : Vous n'aurez plus mon coeur et mes hommages. Vous n'aurez plus le tribut de mes vœux*
Je l'ai trouvé ce Dieu si plein de charmes. Ce Dieu qui seul peut conduire au bonheur i Il tarira la source de mes larmes.
Il saura bien consoler ma douleur.
Que pouvois-tu me présenter d'aimable, Près de l'unique et divine beauté ?
Que pouvois-tu, monde si méprisable.
Que pouvois-tu pour ma félicité ?
De toi, mon père, ô père le plus tendre,. De toi, Jésus, le plus doux des amis, De toi, je veux maintenant tout attendre ; Je sais, mon Dieu, ce que tu m'as promis.
Que tu me fis de flatteuses promesses, Ami perfide, ô monde séducteur !
Dans ce moment, je prise tes largesses : Qu 'as-tu donné ? tu corrompis mon cœur,
O mon Sauveur, cher objet de ma flamme Tu t'es montré mon aimable vainqueur; Des plus doux feux tu pénètres mon âme, Tu viens à moi comme un libérateur.
Trois fois heureux celui qui sait te plaire, Il goûte alors le plaisir le plus doux. O quel bonheur d'aimer un si bon père ! C'est notre Dieu, notre ami, notre époux.
Vive Jésus, notre unique espérance.
Consacrons-lui nos plus chei»s sentimens ; Dans son amour soyons pleins d'assurance, Brûlons pour lui des feux les plus ardens.