‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 184 sur 191 · POUR LE TEMS DE NOËL · texte numérisé non relu

POUR LE TEMS DE NOËL

Air : Tandis que tout sommeille, N° 188.

Dans une vile étable,

Le Sauveur nous est né,

Nud, foible, abandonné,

Souffrant et misérable.

Quoi ! sans éclat. Dans cet état

Le fils de Dieu vient naître.

[Foi de nos, &c.

[Foi de nos, &c.

C'est qu'il prétend de notre cœur Arracher le vice et l'erreur, Etre déjà notre Docteur, Et nous instruire en Maître.

Partageant ma misère.

Afin de me gagner.

Avant que d'enseigner, Il commence par faire.

Qu'en adorant Ce foible enfant, L'univers le contemple.

Approchez, mortels, écoutons :

Il parle par aes actions ; La première de ses leçons Est son divin exemple.

L'homme pendant la vie Vers la terre penché, Des vrais biens peu touché, Oublioit sa patrie.

Jésus enfant Brise, en naissant, Ce poids qui nous arrête.

Pour montrer à nos yeux surpris.

Que ces biens, dont ils sont épris, Ne méritent que le mépris, Il les fuit, les rejette.

Ses yeux versent des larmes, La crèche est son berceau ; Ce spectacle nouveau Prête aux douleurs des charmes.

Un Dieu souffrant A l'homme apprend Le prix de l'innocence ; Les croix n'auront plus de rigueurs, Et pour adoucir nos malheurs, Il suffira d'unir nos pleurs, Aux cris de son enfance.

Plaisir, gloire, opulence, Vous n'êtes rien pour moi,

Aa

Quand mon Seigneur, mon Roi, Souffre dans Tindigence.

Je ne veux plus Que mon Jésus ; Il a seul ma tendresse :

Lorsqu'on jouitd' un sigrand bien, Le reste disparoît^ n'est rien ; Dieu seul doit être du chrétien, Le bonheur, la richesse.

MEME SUJET, le majeur de I'Air : Allons danser sous les ormeaux ,

Bergers par les plus doux accords,

D'un Dieu célébrez la naissance ;

Bergers par les plus doux accords

Faites éclater vos transports. Fin, Bergers, &c.

Sous l'humble voile de l'enfance Ce Dieu cache sa majesté ; Pour ne songer qu'à sa bonté, Il semble oublier sa puissance. [Bergers, &c.

L'aimable et tranquille innocence De sa naissance est l'heureux fruit ; L'enfer se tait, le crime fuit, La paix renaît à sa présence, (bis.) [Bergers, &c.

Ses dons remplissent l'univers, Tout nons en trace la peinture :

Ses dons remplissent l'univers, Célébrons-le dans nos concerts. ÎFin, [Ses dons, &c.

C'est lui qui forma la structure Du grand édifice des Cieux.

Des beautés qui charment nos yeux C'est lui qui pare la nature. [Ses dons, &c.

C'est lui qui donne à nos bocages La verdure de leurs rameaux ; Nos champs, nos vallons, nos coteaux, Sont ses bienfaits, sont ses ouvrages, (bis.) [Ses dons, &c.

A chanter cet aimable enfant L'Oiseau consacre son ramage ; Pour chanter cet aimable enfant, Tout semble avoir du sentiment. Fin.

Bergers par les plus doux, <^c.

Et rhomme fait à son image, Pour qui ce Dieu naît en ce jour.

Pour reconnoître son amour, Seul n'auroit-il point de langage ?

Bergers par les plus doux, &c.

Pour nous sa tendresse est extrême, Sa bonté doit nous enflammer ; Puisqu'un Dieu daigne nous aimer.

Comment ne pas l'aimer lui même, (bis.) Bergers par les plus doux accords, &c.

Air: C'est la fille à Simoneite ; on On dit que le mariage,

Accourons tous à la Crêche,

Portons nos yeux sur Jésus ; Déjà, sans parler, il prêche La pratique des vertus :

Bienheureux l'œil qui contemple L'état du Sauveur naissant !

O que pour nous son exemple Est instructif et pressant !

Quelle merveille ineffable L'Eternel, le Tout-puissant, Est couché dans une étable, Sous la forme d'un enfant.

Mais si cet auguste maître Nous cache sa Majesté ; Ah ! qu'il nous fait bien connoître Son immense charité !

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Trop souvent pour nous le crime Avoit été plein d'appas ; Un amour plus légitime Va conduire tous nos pas.

Revenez belle innocence, Descendez encor des Cieux, Qu'à votre aimable puissance Le péclîé cède en tous lieux.

Le Dieu Verbe, dans l'enfance, De l'orgueil doit nous guérir ; Le Dieu saint, dans la souffrance, Doit nous apprendre à souffrir :

En voyant dans une étable Naître notre Rédempteur, Que de tout bien périssable L'homme détache son cœur.

Saint Enfant, divin Messie, Verbe fait homme pour nous !

Vous nous apportez la vie, Ah ! que ferons-nous pour vous ?

A vous seul, maître adorable, Nous nous donnons en ce jour ; Vous ferez. Sauveur aimable, Tout l'objet de notre amour.

Air : DorSj mon enfant^ clos ta paupière* N° 83.

Divin enfant, je vous adore, Quand je vois tant d'abaissement :

Mon respect s'en augmente encore, Mon amour n'est que plus ardent. Fin.

Eh quoi ! naître dans une étable, Dans l'indigence et les douleurs !

A l'homme vous rendre semblable, Venir pleurer sur ses malheurs ; Et, prodige aussi peu croyable.

Le voir insensible à vos pleurs î

Divin enfant, &c.

Qu'importoit donc à votre gloire^ Sa perte ou sa félicité ?

Vous pouviez perdre la mémoire, D'un ver contre vous révolté ; Vous le recherchez : peut-on croire Un pareil excès de bonté ?

Divin enfantj &c.

Jésus, enfant, a tant de charmes !

En le voyant, le Dieu jaloux Sent de ses mains tomber les armes^ L'amour succède à son coihtoux ; Ses cris, ses douleurs et ses larmes Ne pourront-elles rien sur nous ?

Divin enfant.

POUR LA FETE DU St. NOM DE JESUS.

Air Du système^ ou de la Fontaine de VauclusCy N» 40, J13, 179.

Nota. Ce Cantique peut aussi servir d'action de grâces après la Communioa,

tJ ES US seul est mon vrai père, Jésus, seul est mon amour ; Et par sa grâce j'espère Au ciel lui Tàire ma cour.

Jésus seul m'est désirable, Jésus seul fait mon plaisir ; Oui Jésus seul est capable De contenter mon désir.

Jésus seul est ma richesse, Jésus seul est mon époux ; Seul il fait mon allégresse, Seul il satisfait mes goûts ; Jésus seul est ma défense, Jésus seul est mon pouvoir ; Jésus seul est ma science, Jésus seul est mon vouloir.

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Durant le tems de ma vie, Jésus soyez donc en moi, Puisque mon unique envie, Est que vous soyez mon Roi ; Venez régner dans mon âme, Et puisse-t-elle à jamais, Brûler d'une ardente flamme, Doux Jcsus, pour vos attraits !

Que mes yeux, que mes oreilles.

Que ma bouche, ô bon Jésus !

Soient remplis de vos merveilles, Chantent par- tout vos vertus ; Occupez seul ma mémoire Et mon esprit et mon cœur ; Soyez à jamais ma gloire.

Et mon souverain bonheur.

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