AVERTISSEMENT SUR CETTE NOUVELLE EDITION
Recevez, chers Conci toyens, ce nouveau Recueil de
Cantiques que je vous présente, comme un témoignage de mon affection et du désir que j'ai de vous être utile.
C'est une collection de ce qu'il y a de plus intéressant dans les auteurs anciens et modernes les plus estimés, et sur les sujets les plus capables de captiver votre attention.
Je n'ai pu me dispenser, quoiqu'à regret, d'abréger certains Cantiques trop longs, mais sans rien ôter de leur beauté. — En cela j'ai cru remplir le vœu du plus grand nombre des lecteurs qui aiment la brièveté. D'ailleurs ces retranchemens étoient nécessaires pour éviter les redites et ne pas manquer d'insérer dans cette édition plusieurs Cantiques instructifs et touchans.
Quant à la musique, vous trouverez un grand nombre d'airs que vous entendez toujours avec plaisir ; plusieurs autres seront nouveaux pour vous, d'autres sont récemment composés, tous enfin ont été corrigés avec soin, et bien adaptés aux paroles qui les accompagnent.
Les airs notés procureront cet avantage, qu'on chantera les Cantiques avec beaucoup plus de justesse et d'accord.
Ici, je me sens pressé d'offrir mes remercimens les plus sincères aux personnes de go ut et d'expérience qui Ont bien voulu m'alder, soit dans la Poésie, soit dans la Musique, et j'avoue que sans leur secours je n'aurois point osé entreprendre ce pénible ouvrage, ni en espérer aucun succès.
Suivez donc, vous surtout, chère jeunesse, l'impulsion qui vous porte à chanter, mais suivez en même tems l'avis de l'Apôtre St. Paul, qui, dans son épître aux Ephésiens, ch. 5, 15, vous exhorte à vous remplir du Saint Esprit, en vousen« Retenant de Pseaumes, d'Hymnes et de Cantiques Spirituels, a la gloire du Seigneur.
Le chant des Cantiques, que Ton goûte si peu de nos jours, faisoit couler les larmes d'un Saint Augustin ! Les sons touchans qui frappoient ses oreilles, portoient la vérité dans son cœur ; ils excitoient en lui les sentimens de la piété.
Tels sont les heureux fruits que nous pouvons retirer nous mêmes de la lecture ou du chant de ces Cantiques.
Vous pouvez les chanter en tout tems, mais plus partie U'lièrement les Dimanches et les Fêtes, à l'exemple des premiers chrétiens, qui, au rapport de Pline, liv. 10, épître 97, se réunissoient le Dimanche pour chanter des Hymnes à J. C.
Puisse notre travail contribuer à la gloire de Dieu, et aux innocens plaisirs de ceux qui savent tout rapportera la solide piété.
Nota. — P Cette édition n'étant conforme à aucune de celles qui ont paru jusqu'ici, on doit s'en servir exclusivement à tout autre dans un chœur, pour éviter la cacophonie qui résulteroitdu mélange des éditions.
2° Une lettre capitale au milieu d'une ligne marque que ce vers devoit se mettre au dessous du précédent.