INVITATION A LA JEUNESSE CHRETIENNE DE CONSACRER SA VOIX AU SEIGNEUR
Air : O Fontenai, ou N° 1 .
Chère jeunesse, en qui, pour riiarmoniej
L'on voit fleurir le goût et les talens.
Que la sagesse, à vos accords unie,
Vous fasse fuir les proÊines accens, (bis,)
A qui doit-on consacrer le bel âge, La douce voix, les sons mélodieux ? C'est au Seigneur qu'en appartient l'usage ; Il est l'auteur de ces dons précieux. (i^^ )
Loin, loin de vous les cliant«5 de la licence ! Prêter sa voix à de coupables airs, Seroit du Ciel provoquer la vengeance, Et de l'impie imiter les concerts. làîs.)
De la vertu chantez plutôt les charmes ; Vos Anges saints s'uniront à vos voix ; Et les pécheurs, les yeux remplis de larmes, Viendront aussi se ranger sous ses lois. (bi
Sainte pudeur, ornement de la vie, Tous les mortels te doivent leur encèns f Si Babylone et t'outrage et t'oublie.
Rien ne pourra te bannir de nos chants. (b
Encor captifs, exilés sur la terre.
Joignons nos chants aux chants des bienheureux; C'est préluder, dans ce lieu de misère. Au saint emploi qui nous attend aux deux. -(b
Aie : Préparons-nous à la Fête noumïle. 2.
A.SSEMBLONS-nous, unissons nos louanges, Chantons, imitons les Saints Anges ; Chantons de notre Dieu la grâce en ces bas lieux j Nous chanterons sa gloire dans les cieux.
Pouvons-nous rendre un hommage plus juste ? Son nom, en tous lieux, est auguste ; Il est maître absolu de cent peuples divers, Chantons, chantons le Roi de l'univers.
Nous n'étions rien, il nous a donné l'être^ Il est notre Dieu, notre Maître ; Son amour nous conserve, il fait durer nos ans, Peut-on l'aimer trop tôt, et trop long-tems ?
Il est puissant, il est grand, adorable, Son règne à jamais est durable, Les Dieux des Nations n'ont rien d'égal à lui; Du peuple saint il est Tunique appui.
Sa seule voix fait des lois à la terre ; Tout craint l'éclat de son tonnerre ; Les monts qu'on voit porter leur cime jusqu'aux cieux, Ces monts si hauts ne sont rien à ses yeux.
Il a formé de sa bouche féconde La terre, et l'empire de l'onde, De la terre sa main posa les fondemens, La mer s'arrête à ses commandemens.
ferûlons l'encens, adorons sa puissance.
Craignons, et calmons sa vengeance.
Il peut nous accabler et nous percer de traits ; Pour l'attendrir, pleurons sur nos forfaits.
LA JOURNE E DU CHRE TIEN.