SUITES FUNESTES DE LA DANSE
Air : Vous muiez me faire chanter, N* SB.
Que le Démon offre d'appas
Pour perdre la jeunesse !
Que de pièges à chaque pas
îl tend à la foibîesse !
La danse, un des plus dangereux
Entre ses artifices,
Est un principe malheureux,
Une amorce des vices.
Cet art dont on est tant épris Cause un affreux ravage Dans les cœurs et dans les esprits^ Dès le printemps de l'âge.
A sa suite, il traîne toujours Le luxe et l'indécence ; On voit s'y former un concours Funeste à l'innocence.
Fuyez l'apparence du maî^ Dit un divin oracle :
Mais quel aveuglement fatal D'en aimer le spectacle î Quiconque cherche le péril, Doit y périr sans doute :
Ce sage avis, que devient-il?
Si l'on en prend la route ?
L'homme qui se doit tout entier A l'auteur de son être, Doit aussi tout sacrifier A. ce souverain Maître.
Peut-on se répôftdre en dansant De l'aimer et lui plaire ?
Non, car tout plaisir indécent Irrite sa colère.
; D'un art lascivement a,ppvîsj Ffwtalè récompense !
Le sang versé devient le prix D'une coupable danse.
L'Listoire du Saint Précurseurj (Il en fut, la victime,) Montre que ce plaisir flatteur N'a pour fruit que le crime.