‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 54 sur 191 · SUITES FUNESTES DE LA DANSE · texte numérisé non relu

SUITES FUNESTES DE LA DANSE

Air : Vous muiez me faire chanter, N* SB.

Que le Démon offre d'appas

Pour perdre la jeunesse !

Que de pièges à chaque pas

îl tend à la foibîesse !

La danse, un des plus dangereux

Entre ses artifices,

Est un principe malheureux,

Une amorce des vices.

Cet art dont on est tant épris Cause un affreux ravage Dans les cœurs et dans les esprits^ Dès le printemps de l'âge.

A sa suite, il traîne toujours Le luxe et l'indécence ; On voit s'y former un concours Funeste à l'innocence.

Fuyez l'apparence du maî^ Dit un divin oracle :

Mais quel aveuglement fatal D'en aimer le spectacle î Quiconque cherche le péril, Doit y périr sans doute :

Ce sage avis, que devient-il?

Si l'on en prend la route ?

L'homme qui se doit tout entier A l'auteur de son être, Doit aussi tout sacrifier A. ce souverain Maître.

Peut-on se répôftdre en dansant De l'aimer et lui plaire ?

Non, car tout plaisir indécent Irrite sa colère.

; D'un art lascivement a,ppvîsj Ffwtalè récompense !

Le sang versé devient le prix D'une coupable danse.

L'Listoire du Saint Précurseurj (Il en fut, la victime,) Montre que ce plaisir flatteur N'a pour fruit que le crime.

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