PROTESTATION D'UNE FIDELITE' INVIOLABLE
Air : Je le compare avec Louis. N° 83,
Ecoute aujourd'hui mes sermens.
Monde adulateur et perfide ; Trop long-tems jeté pris pour guide, Et te prodiguai mon encens
Mais désormais de ton empire (bis.) Les douceurs feront mon martyre. (bis.)
Seigneur, ah î comment vous offrir Un cœur souillé de tant de crimes ?
A peine sorti des abîmes, Daignerez-vous donc l'accueillir ?
Votre bonté, votre patience, (bis )
Sont garans (bis.) de votre indulgence. (bis.)
Tout entier je me donne à vous^ Mon cœur n'aura plus d'autre maître ; Mais, Jésus, faites- moi connoître La route d'un bonheur si doux ; Que votre croix soit mon égide, (bis.) Vos vertus (bis,) mon unique guide. (bis,)
Air : Ce que je dis est la xérité même. N° 85.
Non, non, non, non, l'inconstance volage,
Ne pourra p]\]s rien sur mon cœur ;
Jusqu'au dernier des instans de mon âge,
Je veux qu'il soit sans partage au Seigneur. Jin.
Jusqu'ici, ce cœui trop coupable, Vers mille objets a porté ses désirs.
Il esttems que le seul aimable,
Aitpour lui seul tous mes soupirs. Non, non^ &c<i
Toi quefaimois et que faime encore, ou Air nouveau^ 'N- 86.
R ECOIS d'une âme pénitente.
Qui par de longs et douloureux accens, Pleure à tes pieds. Seigneur, tous ses égaremens^ Reçois l'aveu dans ta bonté touchante.
Ah ! loin de toi dans le malheur Elle a coulé sa triste vie.
Dieu clément, (bis.)
Deviens son Sauveur, (bis.) Et son infortune est finie.
Deviens son Sauveur, ( bis,) De ses pleurs la source est tarie.
Tu Tas promis dans ton amour ; De mon juge, il te fit mon père !
Oui, Jésus, voici l'heureux jouFj Où tu finirâs ma misèrcc
Ouvre ton sein consolateur, Je ne suis plus Fenfant rebelle ; Je serai la brebis fidèle, Entre les bras du bon pasteur.
Vrais charmes de la pénitence.
Oh ! qu'il m'est doux de répandre des pleurs Eh quoi! tous tes bienfaits, tes grâces aux pécheur Jusqu'où s'étend, ô mon Dieu, ta clémence ? Pourquoi fus-je un ingrat enfant ?
Jamais tu ne me fus sévère ;
Je reviens ; {bis.)
Mes gémissemens (bis.) Ont calmé, banni ta colère, ^ Et mes cris touchans, (bis.) Pour toujours m'ont rendu mon pèrco