SUR COSME ET DANIEL DU MOUSTIKR
Au premier rang des peintres français qui se sont fait un nom sous le règne de Henri IV, on cite Cosme Du Moustier et son fils Daniel, dit parfois Du Moustier crayon, et qui passait, au rapport du P. de Saint- Romuald, pour le plus excellent crayonneur de l'Europe. Mais Y Abecedario de Mariette, édité par MM. de Chennevières et de Montaiglon, et même YHistoire des peintres, publiée plus récemment par M. Ch. Blanc, ne fournissent que des renseignements fort insuffisants sur ces deux artistes, dont le mérite ne saurait être contesté et dont les productions sont encore très recherchées. C'est ce qui m'engage à consigner dans nos procès-verbaux certains documents qui les concernent, documents authentiques, que le hasard m'a fait découvrir dans les registres du tabellionage, et qui ont, pour nous, cet intérêt particulier d'établir que, Tun et l'autre, ils ont habité cette ville, soit qu'ils y soient venus pour y pratiquer leur art, comme portraitistes, soit, ce qui me paraît beaucoup plus vraisemblable, qu'ils y aient été attirés ou retenus par des relations de famille ou des intérêts de propriété, sur lesquels nous ne sommes pas présentement éclairés.
Il résulte de ces documents que Cosme Du Moustier avait épousé une nommée Charlotte Berrier, et que c'est de son mariage avec elle qu'était né Daniel ; — que Cosme était, dès 1 598, varlet de chambre du Roi, titre qui ne
l'obligeait à rien, et où il ne faut voir autre chose qu'un prétexte à l'attribution d'un traitement et d'une position privilégiée a la cour; — que le même peintre dut à la faveur de Henri IV le don d'une pension sur l'abbaye de Bonport, dont était abbé corn menda taire le célèbre Philippe Desportes ; enfin que cette pension donna lieu à quelques difficultés qui finirent par une transaction intervenue, le 2 5 juillet i 5<j8, entre le poète abbé et le peintre pensionnaire. Cette pension n'était pas à dédaigner. Elle fut réglée par la transaction à 400 1. par an, somme considérable pour le temps, et dont l'importance est une marque non équivoque du crédit dont jouissait Cosrnc Du Moustier.
On Rail que Philippe Desportes, fort en faveur sous Henri III, pour des œuvres poétiques dont l'objet n'était ni la religion ni la piété, avait été nommé par lui a l'abbaye de Bon port ; — qu'à la mort de ce prince il prit parti pour la Ligue et pour les Guise. On sait aussi que Henri IV, avant sa conversion, affecta, sans le moindre scrupule, les revenus des bénéfices ecclésiastiques à la rénumération des services qui lui avaient été rendus,
Nous sommes porté a supposer que cette pension, qui fut matière à discussion entre Desportes et Du Moustier, avait été attribuée à ce dernier dans l'intervalle de temps qui s'écoula entre la saisie que fit Henri IV de l'abbaye de Bon port, comme occupée par un prélat rebelle à son autorité, et la restitution qu'en obtint Desportes, après la pacification du royaume. Il fallut bien accorder tant bien que mal la donation et la restitution.
Quoi qu'il en soit et pour ne point trop étendre ce préambule, voici l'analyse des documents auxquels nous venons de faire allusion.
« 2 juillet 1 Si*. Mention, dans un contrat de Daniel Du Moustier. fils de noble homme Cosmc Du Moustier, varlet de chambre ordinaire du Roi et de Charlotte Hcrrier
• 7 septembre même année. Honorable homme Covnc
Du Moustier, peintre et varlet de chambre du Roi, demeurant en cette ville de Rouen, confesse avoir reçu comptant de Philippe Desportes, conseiller et aumônier du Roi, abbé de Bonport, 200 écus sol, restant de la somme de 3oo, que ledit Desportes lui devait aux termes d'une transaction passée entre eux à Paris, devant les notaires du Châtelet, le 25 juillet 1598. Signé : Du Moustier. •
t i3 octobre 1601. Noble homme Cosme Du Moustier, peintre et varlet de chambre du Roi, demeurant à Rouen, confesse avoir reçu de Philippe Desportes, conseiller du Roi en son conseil d'Etat et privé, abbé de Thiron, 100 1. pour un quartier de sa pension. •
t 9 mai 1602. Noble homme Cosme Du Moustier, donne procuration à Jacques Halle, maître en la Chambre des Comptes à Paris, pour le représenter au traité de mariage qui devait être passé, à Paris, entre son fils Daniel Du Moustier, qualifié comme lui peintre et varlet de chambre du Roi, et Geneviève Bolliffre, fille de noble homme Claude Bolliffre, maître des enfants de musique de la Chambre du Roi. La procuration fut passée devant Lambert ctTheroulde, tabellions à Rouen. Le traité de mariage a été publié, par M. Boilly, dans les Archives de l'art français, t. III, p. 307. »
• Mardi 4 octobre i6o5. Noble homme Cosme Du Moustier, peintre et varlet de chambre du Roi, demeurant en la paroisse Saint- Vivien de Rouen, a confessé avoir reçu comptant de messire Philippe Desportes, par les mains de M Jeh. Morin, son maistre d'hostel, la somme de 100 1. 1. pour ung quartier escheu le dernier jour de septembre dernier passé, an présent, d'arrérages de 400 1. de pension par an, que ledit Du Moustier a à prendre sur le revenu de lad. abbaye de Bonport, pour les causes contenues en la transaction de ce faicte et portée entre luy et ledit sieur Desportes, précédent ce jourd'huy. Signé Du Moustier. »
Les registres du tabellionage de Rouen mentionnent, à la date du 12 octobre 1598, Philippe Du Moustier, mar-
chand bourgeois de Rouen. Je ne saurais dire s'il était de la famille de nos peintres, pas plus que des Du Moustier. enlumineurs, domicilies, au xvi« siècle, près de la cathédrale, que je vois cites dans les archives du chapitre; un Pierre Du Moustier, maître charpentier à Rouen, cité à la date du 12 février i6i3 (Tuhellionage de Rouen), expert choisi par la ville pour visiter le pont de bateaux, 2 juin 1 62 5 (Délibérations de l'Hôtel- Je- Ville de Rouen) (1).
A propos de peintres valets de chambre du Roi, je signalerai, à cause de leur attache avec ce pays, Marin Le Bourgeois, de Lisieux, auquel Henri IV fit don, le dernier mai iôoi, des fruits et revenus des biens provenant de la confiscation du nommé Claude Pouseau, condamne à mort |B. 20, f° 75); — Jean Bouhon, que Ton voit domicilié à l'archevêché de Rouen, le 29 juillet if>33. — Jean de Vos, valet de chambre de la soeur unique du Roi, cité dans un contrat du tabellionage de 1598, pourrait bien avoir été peintre et se rattacher à la famille des peintres de ce nom.
(i)On voit un nommé Cosme Du Moustier demander aux échevins de Rouen (quand le Roi leur eut attribué le droit de nommer à la maîtrise de la monnaie de Rouen) la faveur d'être continué dans la charge de maître de ladite monnaie. Les échevins lui préfertrent Nicolas Dclislc, parce que ce dernier était bourgeois de leur ville (4 nov. 1 S 5o, délibérations de rilôtcl-de- Ville de Rouen).
NOTES
sur l'église de notre-dame-de-la-ronde
L'église de Notre-Dame-de-la-Ronde, Tune des plus notables de la ville de Rouen avant 1789, a disparu complètement. Il n'en reste plus qu'un vague souvenir. Elle longeait la rue de la Grosse- Horloge, dite autrefois la rue de la Corvoiserie. Supprimée à l'époque de la Révolution, elle fut vendue, avec toutes ses dépendances, comme domaine national, à Valentin Chéron, le 3 juin 1796, pour le prix de 108,320 1. Quelques années après, elle était démolie pour donner passage a une nouvelle rue, Ta rue Thouret, dont l'ouverture avait été projetée antérieurement à la vente.
On s'est perdu en conjectures sur l'origine de cette église. Les uns ont voulu y voir une ancienne synagogue, à cause de son voisinage de la rue aux Juifs ; d'autres, une chapelle de l'Hôteî-de-Ville primitif. Ces conjectures ne nous paraissent pas avoir le moindre fondement. Lorsque les juifs perdirent la possession de leur clos, sorte de quartier qui leur avait été réservé, il y avait longtemps déjà que l'église' de Notre-Dame-de-la-Ronde était connue (1). Quant à la commune de Rouen, qui ne
(1) On lit dans une ancienne Chronique « Mil iiicxvm,
les Juys qui tenoient à Rouen beaucoup d'éritages es provendes (lisons paroisses) de Saint-Erblant, Notre-Dame la Roonde et à Saint-Lô, et avoient une rue appellée la rue aux Juys (et encore est appellée, et estoit leur mousticr en une place de présent
sait maintenant qu'elle est d'institution relativement récente ? Elle se montra, d'ailleurs, à ses débuts, trop hostile au cierge, pour qu'on puisse supposer qu'elle ait affecte ses ressources à la construction d'une chapelle assez importante pour devenir, presque aussitôt après son érection, église de paroisse li).
Prenons donc notre parti des ténèbres qui nous cachent les commencements de cette église. Après tout, combien en compterait-on sur lesquelles on en sache plus long ? Si quelque présomption est permise, c'est que toutes remontaient à une très haute antiquité. Les mentions qu'on en rencontre sont plus ou moins anciennes. Il n'en est aucune qui puisse équivaloir à un acte de fondation.
Au point de vue du culte, Notre- Dame-de-la- Ronde présentait cette singularité d'être et d'avoir toujours été, autant, du moins, qu'on peut en juger par les documents conservés, à la l'ois collégiale et paroissiale.
On s'accordait à citer, comme le plus ancien document où il en tût question, une charte de réformation de Psrchexéque Eudes RigauJ, des derniers jours de mars i»5a.
Nous sommes heureux de pouvoir reculer de quelques années la constatation authentique de l'existence de cette église.
Il est fait mention, dans une charte du prieure de Bonne-Nouvelle , 12 m», d'un Roger, chapelain de La Ronde, Roficri», capvllano de Rotunda \i\\ — dans une
apptllic le (J(>s-.it-Jiiyss fuient boutez hors de lad. ville, et leur hcistag-. » confissiez .111 Roy. *
(i) (lepen î.mt :1 ent «.i-n.iin qu'.l y eut plus tml une chapelle 4 nr.t.Wc-Ville. A. h Notic.de M. K. De l.i Quérière sur r.ifKïeii HiltU ie-V:ll. de |<..u> n.)
ii) On .].* tt li Knn.lc .1114*1 souvent .pie Notre-Dame— deh-K'-n.k. Item x\ s>>UJ(\% suyer d-mum Sjlth.iJin ante Rotrnm* Jjm. (t >t*:tu i:rc le li «..ittu Ir il- iti R«»uen, p. 1&1, aux Arc h. J; la > Inf )
charte de l'abbaye du Valasse, 1 226, d'un Roger (le même vraisemblablement que le précédent), prêtre de Sainte- Marie-la- Ronde, Rogero, presbytero de Sancta-Maria- Rotunda ; — dans une charte du Chapitre de la cathédrale, 1227, de l'église Sainte-Marie-la-Ronde, in Corveseria, ab oppositis ecclesie Sancte- Marie- Rot unde ; — dans une autre du même fonds, 1249, du cimetière de Notre- Dame-la-Ronde.
Jusque vers le milieu du xm« siècle, il y avait eu dans cette église trois chanoines en possession de trois grosses prébendes, dont la collation, de temps immémorial, appartenait au roi, sans doute, en sa qualité de successeur des ducs de Normandie. Il paraît que ces chanoines n'étaient pas astreints par leur institution à la résidence. Aussi s'en dispensaient-ils sans scrupule : ils se contentaient de toucher leurs revenus.
Aux termes de la charte de réformation d'Eudes Riga ud, il fut décidé qu'il y aurait, à l'avenir, en l'église de Notre-Dame-de-la-Ronde, quatre chanoines, dont l'un aurait le titre de doyen, trois vicaires nommés, chacun par un des chanoines, et un curé pour le ministère paroissial, indépendant du doyen, tous obligés à une résidence dont les conditions et les rétributions furent alors strictement déterminées. La collation du curé et des chanoines fut réservée au roi. Cette ordonnance, renouvelée et complétée par une autre du même archevêque (mars 1255), fut confirmée par des lettres de saint Louis, datées de Falaise, 26 avril 12 56 (1).
On peut remarquer combien on poussait loin, en ce temps-là, le respect des droits acquis. Bien qu'arrêtée en principe, la réformation ne fut appliquée que progressivement, à mesure que les prébendes vinrent à vaquer (2).
(1) M. Léopold Delisle, Cartulaire normand, io3.
(2) Regestrum Visitationum de l'archevêque Eudes Rigaud,
Il est encore à observer que ce fut saint Louis qui sollicita cette mesure, comme ayant droit de présenter aux chanoinics, et que la seconde ordonnance archiépiscopale fur rendue pendant le séjour de ce prince a Rouen (i).
C'est ce qui donni lieu, après la canonisation de saint Louis, de le considérer comme le fondateur de la collégiale de Notie-Damc-dc-la-Kondc, où sa fête fut toujours célébrée d'une manière très solennelle (2).
On a rapporté la traduction de cette ordonnance dans Y Histoire de Rouen, édition de 1731.
Une quatrième vicairic fut fondée par un nommé Jean Le Villain en 1 3*o (3). Celle-là fut mise à la présentation du roi.
Enfin la cure fut unie au doyenné en faveur de Guillaume Mesard, licencié en décret, secrétaire, puis vicairegénéral du cardinal d'Kstouteville, archevêque de Rouen, par bulle du pape Calivtc 111, du 6 des noncs d'octobre 1455, et par lettres de l'archevêque, du 21 octobre de l'année suhante (41.
Mesard obtint du chapitre de la cathédrale, le 19 février 14:9. la permission de porter, en l'église de Notre- Dame-
(1) M. I.éopold Dclisle. Cartulaire normand, 99. Etant a Rouen au mois .!•• m.irs ta 33, siint Louis confirma une charte de la reine fil.in«.hc en f veur des Friras Min.urs de Rouen, 1 348, et li vente fait- pt Guillaume Itcllct, chevalier, à l'abbaye du Valasv.*, d*un emplacement situé rue Froid crue, à Fecamp, o«i 1 s religieux de ic mon istère s'étaient t'ait construire un hôtel. (ArJi. »lc l.i S. -Int., F. Mes I* rires M.ncur», et F. de l'abbaye de Fc..inip )
(1) I.'Miit XI, .lins il -4 1 ttre* pat'-nte*. dont nous feront plus lo.fi ^•un itre r.*"|t, .îtvliri:t ,juj eue église « fut ancien* n. m nt fonîe p.ir 1: tr<.i glorieux si ait Monsieur saint Louis
(*» <.ctte ila te c»t celle «les kttr » .1*. m«'ttisi^ment qui furent obtenues en conséquence de *-cttc fondation. (Anh de la S.- Inf., F. de Notre-Dame- l'.--la-Ron.!c..i
(4) îbtdem
de-la-Ronde et ailleurs, hormis dans l'église métropolitaine, l'a u musse grise et le carnail. Les chanoines eurent égard, en cette occasion, aux recommandations du cardinal d'Estouteville, auquel ils avaient les plus grandes obligations (4).
Grâce au même appui , Mesard fit reconnaître par Louis XI (Plessis-du-Parc, novembre 1482), non seulement pour lui, mais pour les chanoines, ses confrères, le droit de porter à Notre- Dame-de-la-Ronde, et dans toutes les autres églises de la ville, tant pendant la célébration de l'office divin, qu'aux processions, l'aumussedegris fourrée de menu vair (1). Il faut croire que c'était là un privilège bien contraire aux usages reçus et dont la concession ne paraissait pas rentrer dans les attributions de l'autorité royale, puisque les chanoines de la cathédrale en contestèrent la légitimité et soutinrent, à ce sujet, un long procès devant le bailli et devant le sénéchal de la province, en 1485 et i486 (2). Si plus tard ils trouvèrent bon que le successeur de Mesard portât ces ornements, il semble, d'après leurs délibérations, que ce ne fut qu'une gracieuse tolérance de leur part.
La lettre suivante, adressée par le cardinal d'Amboise aux chanoines de la cathédrale vient à l'appui de ce sentiment. Elle vaut la peine d'être citée.
« Messieurs, je me recommande à vous tant que je puis. J'ay donné charge, quand je partis, à mon procureur, de parler à vous pour appointer le différent qui est entre le chapitre et le doïen de La Ronde, à cause des aulmusses, et me semble qu'il n'y aura que bien à l'en laisser user ainsi que faisoit son prédécesseur, messire Guillaume Mesard, à qui Dieu pardoint ! vous priant que ainsi le vueillez faire, et à Dieu, qui vous ayt en sa saincte
(1) Arch. de la S.-Inf., G. 21 35.
(2) Ibidem, F. de Notre-Dame-de-la-Ronde.
(3) Ibidem, G. 366 1.
guarde. Escript à Gaillon, le vir jour d'avril (1499), votre frère G., cardinal d'Amboyse. » Pour suscription : « A mes très chers frères les doïen, chanoynes et chapitre de Rouen. •
Plus d'un siècle après, en it*>3t*>, les débats recommençaient entre les chan ùnesde la cathédrale et ceux de Notre- Dame-de-la- Ronde, parce que ces derniers s'étaient présentes, revêtus d'aumusses. devant la porte de l'hôtel du président de Fumcchon, aux obsèques de ce magistrat 1 1).
Plus tard, il y a lieu de supposer que la question fut jugée, sur un nouvel incident, en faveur des chanoines de Notre-I)amc-de-la-Ronde, ou bien que, sans décision judiciaire, les chanoines de la cathédrale fermèrent les yeux sur une usurpation à laquelle ils n'attachaient plus la même importance, puisqu'ils laissèrent, sans protestation, leurs rivaux faire insérer dans l'Histoire Je Rouen. de 1731, les lettres Je Louis XI, auxquelles, pendant si longtemps, il leur en avait coûté de se soumettre.
Malgré son titre, qui indiquait une sorte de supériorité, le doyen était astreint à la même règle que les chanoines de l.i collégiale. On en a une preuve très positive dans la permission qu'ils accordèrent, en chapitre, à Mesard. de ne point venir A matines, d'entrer au chœur sans chape, et d en sortir quand il lui plairait, en considération des services signalés qu il avait rendus a l'église, et aussi de sa ticillcvieef de ses infirmités, 10 mars 1 4**7 12).
De nouveaux règlements furent donnés au ch 1 pitre de Notre-Dame-dc-la-Kondc en i«»4* et en imîo. Comme th
(1) ArJi. A ■ l.i S.-lnî., G .<'"/# 1.
(i; ■ /■./« Jii.iiftM tvW<*wc' t'i'/itfij/t- Ik'Jtv Mjrtc~Rotut {(• thiimjxritus, pr-t tvmptc crif/rm, ttm\Jtur in ea contint /uitre rv«ff/in/i.im, ««c. mu /v/i/.i /ftY»it;i.f. mure <M*ifjfiVo, bc.U * h.rum «r.virc. • <-c n-- tut qu'iu v.nr tiiilr, en \crtu d'un 1 r.J -ïiMfKc Je M#:r .le >i:l\-I \.inm-§. que le vioyen fui disp-im- 1' N\*fr iiiv ntiu s .1,1 ih«rnr, i-n ,;onfciJcTibon forKt:<*nt curul.t «l«»nt ;1 tt-i:i vlur*:*.
sont pour nous sans intérêt, nous éviterons d'en parler, ainsi que des débats qui s'élevèrent entre les chanoines et les vicaires perpétuels, au sujet de la résidence, des offices, de la jouissance des maisons appartenant à la collégiale, ainsi encore que des contestations qui survinrent entre le chapitre et les paroissiens au sujet du cimetière, du droit de sépulture, de la fourniture des ornements et des livres liturgiques, ou des réparations de l'église (i).
11 suffira de constater que le chapitre et la paroisse formèrent toujours deux communautés distinctes, ayant leurs propriétés particulières» Tune administrée par les chanoines, l'autre par la fabrique, ayant aussi leurs sceaux particuliers. Les armes du chapitre étaient une sainte Vierge debout, tenant l'enfant Jésus, le tout d'or, sur un fond d'azur semé de fleurs de lys d'or.
Du temps de Le Brun des Marettes, c dans les grandes fêtes et dans de certains dimanches privilégiés, il n'y avait qu'une grand'messe célébrée par le doyen, tant pour les paroissiens que pour MM. du chapitre qui y assistoient. »
La séparation était complète au xviu e siècle. Des règlements de Mgr de Saulx-Tavannes, du 7 août 1741, portaient que tous les jours de l'année, même les fêtes solennelles, MM. du chapitre commenceraient leur grand'messe capitulaire à huit heures et demie et les vêpres à une heure et demie, en sorte que le curé pût commencer l'office de la paroisse à l'heure réglée pour les paroisses du diocèse et de la ville. •
(1) Sentence de l'officialité (jeudi après l'Exaltation de la Sainte-Croix, 1438), sur un procès entre le chapitre de Notre- Dame-de-la-Ronde et les trésoriers. Ceux-ci avaient fait enlever du chœur la tombe de Gautier le Sage, ancien clerc de la commune de Rouen, du doyen Gautier le Sage (vraisemblablement fils du précédent), et d'Emmeline, sœur de ce doyen. Les doyens étaient enterrés dans le chœur sous la. tombe de Mesard, et les chanoines, dans la même enceinte, sous la tombe du chanoine Bacqueler.
Pendant longtemps les chanoines conservèrent l'usage de tenir leur chapitre tous les lundis derrière le grand autel du chœur. Ce ne fut que dans la seconde moitié du xv* siècle que Mesard fit construire, à ses dépens, un revestiaire pour servir tant aux réunions des chanoines qu'a celles des trésoriers de la fabrique.
Lorsqu'on 1477, ces derniers curent fait construire la chapelle Saint- Eutrope, auprès du chœur, sur l'emplacement de deux maisonnettes comprises dans le cimetière, on se trouva dans la nécessite d'abattre ce revestiaire. La fabrique dut en faire construire un autre, « pareil en largeur et en longueur, assouvy de toutes choses • au bout de la chapelle Saint-Julien, de l'autre côté de l'église. La chapelle Saint-Julien ayant été, à son tour, démolie. en 1 5 1 3, pour être reconstruite avec plus d'étendue et d'eiegance, le revestiaire fut reporté au bout de la chapelle Suint-Kutropc. Ce ne fut pas son dernier déplacement. Nous le vovons, au xvm* siècle, situé au bas de la nef. près du portail latéral.
L'obituaire du chapitre de Notre-Dame de-la- Ronde fournit les noms de quelques-uns des bienfaiteurs de cette communauté.
Janvier, 3, obit de M r Marc Le Loquctier, ancien do.cn et commémoration de l'archevêque Jean de Maruny ; s, obit de Richard Marin, ancien curé de la RonJe: 12. commémoration de Guillaume Le Sage, ancien doyen, et de M Robert d'Andeli, chanoine; 17, obit de l'archevêque Kudes Ri^.iud. — Avril, S, commémora* tion de l'archidiacre du Mans — Juin. S des calendes de juillet, obit de Chirlcs V. — Juillet, 5 des calendes d'août, obit de (jauticr de Tours, qualifié troisième
liet ubmi nrc t lit mention de la dédicace de Notrehniit'-de-Ki-R'Mule au 1 * juin, et de la lete de S. Mut 1 ope, m irt . r. .iu mois d'awil.
Il .ont lent, â ses prcmieis feuillets, x texte des »er-
ments que devaient prêter le doyen et les chanoines à leur prise de possession.
Voici le texte du serment du doyen :
Ego N., Decanus hujus ecclesie Béate Marie Rothonde Rothomagen., juro, ad Sancta Dei Evangelia, quod sum, prout nuptie démonstratif, de legitimo matrimonio procreatus. Item juro quod capitulo hujus ecclesie, in his que ad ipsos spectant, humiliter obediam. Item juro quod statuta et consuetudines hujus ecclesie approbatas observabo fideliter. Item juro quod jura, privilégia, liber tates et possessions hujus ecclesie pro posse deffendam. Item juro quod sécréta capituli nemini revelabo. Item juro quod fidèle consilium et auxilium competens in omni honestate et utilitate ipsius ecclesie rectum ac jus lu m, secundum conscientiam meam, dum tempus postulaverit, sine fraude et personarum acceptions prestabo, precipue requisitus. Item juro quoi in hac ecclesia faciam continuam residentiam personalem, interessendo matutinis et singulis horis diei, prout in statutis et reformacione hujus ecclesie continetur.
On doit signaler dans ce document un témoignage remarquable de l'importance que Ton attachait aux offices qui se célébraient à la cathédrale.
iV« quod diebus in quibus fit processio generalis in ecclesia Rothomagertsi et celebratur sancta synodus, finita prima, dicuntur misse de Beata et obitus.
Ordinatum est capitulariter quod in ecclesia Rotonde prima et ultima Adventus et eciam lxx«, xL e et medie xl c , videlicet Letare, dominicis quibus fit sermo ad populum in ecclesia cathedrali, necnon diebus Dedicacionis et Reliquiarum dicte ecclesie cathedralis atque sanctorum Melloni, Romani, Audoeni, Firmini, Fromundi, Marcialis, matutine incipientur hora quinta cum dimidia,predictisque dominicis, intuitu sermonum hujusmodi, continuabitur servicium.
On peut citer parmi les anciens doyens de Notre-Dame* dc-la-Ronde, au \v c siècle, Jean Guérin, 1419-1422 li); — 1 eurent Butot, 1438-1445 (2); — parmi les curés, Hélie Fouache, 1 36S-1376 (3) ; — Jean Pajot, chanoine de Notre- Dame de Beauvais et de Notre-Dame de Rouen, ancien cure de Saint- Laurcnt-en-Caux, mentionne, en 1434, comme curé de Notre- Damc-de-la- Ronde, titre qu'il prenait encore à l'époque de son décès, ce qui prouve que. bien que décidée en 1 435, l'union de la cure au doyenné ne fut réalisée que plusieurs années après. Le testament de Pajot, daté du 11 février 1461, est remarquable par le grand nombre de legs qu'il contient. Ceux qui concernent ses livres seraient intéressants à relever (4).
Apres Pajot. tous les doyens furent, en même temps, curés de la paroisse. Le premier qui cumula les deux fonctions fut Guillaume Mcsard, dont nous avons déjà parle* qui j)uit d'un grand crédit pendant l'épiscopat du cardinal d'Estouteville. et fut un des principaux bienfaiteurs «Je Notrc-Damc-de-la-Ronde. Sa tombe se trouvait au milieu du chœur. L' Histoire de Rouen, de 1 73 1 p nous en fait connaître l'inscription.
liiejacet venerabilis nuigister Guillelmus MesarJ, insi finis qunndam vicarius çeneralis et officialis Rotkomagensis. justifia' pins amator et in judicio integri atfue impolluti animi. qui obiit anno /)/). i4u*> y die veneris <i februarii. Orate pro en. Mcsard était représente sur cette tombe, revêtu de ses habits ecclésiastiques, \raisem* Mahlcmcnt de cette aumu^c qui mit le chapitre de la cathédrale en contlit avec l'autorité royale. Cette inscription a été mal lue : la date doit être rectifiée. Mcsard, en
( 1 » Ar.h. ,1c l.i S. Int., (i i?ii.
i i ) !*'iJi m, <i. itii«i.
(*) ibidem, l*. <4 j 1 . .^io.
(4) Ibidem, G. <4<>i.
effet, vivait certainement encore en 1497. Nous pensons qu'il dut mourir le 9 février 1498.
Il eut pour successeur Robert de Coquebourne, écossais de naissance, qui fut présenté par le roi Louis XII, et nommé par l'archevêque, le 29 juillet 1498 (1).
Bernardin de Vauldrey obtint ce bénéfice sur la résignation de Robert de Coquebourne, le 7 septembre i5o8, et le possédait encore en 1519. Il le résigna, pour cause de permutation, en faveur de May du Breuil, docteur en théologie, qui lui abandonna la cure de Saint-Pierre de Louvigny, au diocèse de Meaux. Les lettres de collation sont du 10 avril 1 5 19. May du Breuil fut chanoine de Rouen et pénitencier de la cathédrale. Il mourut peu de temps après avoir été nommé doyen de La Ronde.
Enguerran du Breuil, licencie en l'un et l'autre droit, fut nommé doyen de la Ronde, le i3 août 1 5 1 9, en remplacement de May du Breuil. Il mourut en i53o, et fut remplacé, le 14 février de cette année, par Jean Heutru, clerc d'Avranches, qui résigna, peu de temps après, en faveur de Robert Le Marchant, prêtre du même diocèse, lequel fut pourvu dès le 3o mars suivant. Après lui, Jean
(1) A la mort de Mesard, il y eut procès pour la cure. Jean De Lintot et Jean Favé, chanoines de Rouen, prétendant, l'un et l'autre, agir en vertu de la procuration du roi, avaient nommé, dès le 1 1 février, le premier, Guillaume Gucuret, le second, Pierre Le Franchois; mais Louis XII présenta directement Coquebourne. Collât io decanatus Rotunde Rothomagensis f cum cura eidem annexa, vacantis per decessum domini ac magistri Guillelmi Mesardi, facta magistro Roberto Coquebourne, post decisionem brevii levait per procuratorem regium et pro eo flniti contra alium se gerentem pro vicario domini Régis, xxixa julii. (Arch. du secrétariat de l'Archevêché.) — Dès le 14 février 1499, le chapitre de la cathédrale nommait une commission pour examiner ce qu'il y avait à faire à l'égard de l'écossais, doyen de Notre-Dame-de-la-Ronde, que l'on avait vu revêtu de Paumusse.
Rome, chanoine de Rouen, obtint le doyenné de la Ronde. 11 le résigna en faveur de Robert Bordel, qui lui abandonna la cure de Roumnre. Bordel fut nommé au doyenné le 21 août 1 545. H le résigna peu de mois après en faveur de Durand Durand, qui lui abandonna ses cures de Sainte-Croix de Montivilliers et de Saint-Mards de Vcricourt, au diocèse de Reims. Durand Durand, nommé le 11 octobre 1546, mourut en i55i, et fut remplacé, le 2 mai i55i, par Jacques Chapperon , du diocèse de Saintes.
Jean Chapperon fut reçu doyen le 4 mai i55i, et paya à la fabrique, pour sa réception, 19 1. 12 s. Il décéda en i555, et fut remplacé, sur la présentation du roi François I er , par Angélus Vergitius, originaire de l'île de Crète (1). 11 fut reçu par procureur, le 9 juin 1 555, et
(1) Arch. du secrétariat de l'archevêché. — Ange Verger*:, célèbre calligraphie, né en Crète au commencement du xvie siècle, se fit connaître d'abord en Italie, d'où il passa en France. Son écriture grecque était admirable. « Elle servit d'original, dit Bayle, à ceux qui gravèrent les caractères de cette langue pour les impressions royales, sous François I". » Vergère resta attaché à la cour des Valois jusque sous Charles IX, ainsi que le témoignent ces vers de Baïf, adressés à ce dernier roi dans l'épître dédicatoire de ses poésies :
Sage Vergère grec à la gentil main , Pour l'écriture greque écrivain ordinere , De vos granpère et père et le vostre ut salere , Pour à l'accent des Grecs ma parole dresser Et ma main sur le trac de sa lettre adresser.
Parmi les œuvres calligraphiques de Vergère, on cite le Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de François 1er et la copie du Cynegiticon, d'Oppicn, que Henri II lui commanda pour In duchesse de Valentinois. Au talent de calligraphie il unissait la connaissance des lettres anciennes, et il a traduit en latin le traité de Fluviorum et montium nominibus (Paris, i556). On a dit que le proverbe « écrire comme un ange » datait d'Ange
paya ce jour-là, à la fabrique, pour sa réception, 20 1.
Mais peu de temps après Pierre Galland était présenté au même bénéfice par le même roi; et il n'est pas douteux qu'il en ait joui paisiblement' puisque ce bénéfice est signalé comme devenu vacant, par le décès dudit Galland, dans de nouvelles lettres de présentation, obtenues du Roi, et dans de nouvelles lettres de collation, obtenues du vicaire général de l'archevêque, par Angélus Vergitius, 24 septembre 1 558. Celui-ci prit possession, par Nicolas Morille, son procureur.
Après lui viennent : Jean Morille, chanoine de Rouen, reçu au doyenné de la Ronde, 4 mai i563-i573. — Guillaume Pynel, ancien chanoine de Saint-Hildevert de Gournay, reçu au doyenné de la Ronde le 12 septembre 1 573-1 579. — Etienne Le Paincteur, receveurgénéral de la fabrique de la cathédrale, plus tard chanoine de Rouen, doyen de la Ronde, 1 581-1589. — Jean Harel, 1589-16 avril 1596. — Claude Sacquespée, 1 597- 1D98. — Pierre Le Blond, 1598- 1639, année de son décès. Il fit une fondation en l'honneur du Saint Sacrement. Il y eut procès au sujet de son épitaphe. — Henri Lebrun, maître ès-arts en l'Université de Paris, 14 mars 1639i65 1 . Après avoir résigné son bénéfice, il demanda aux chanoines, la permission de continuer à porter, comme honoraire, l'habit de leur église, ce qui lui fut accordé. Il
Vergère ; mais autant qu'on peut en juger, il n? paraît pas remonter si haut. — Nicolas Vergère,^ fils du précédent, né en Crète, passa en France vers 1 546. Il fut lié avec Baîf et Tumebe. (Voir Haefer, Nouvelle Biographie.) — Je suis porté à voir, dans le concurrent de Vergère, Pierre Galland, érudit français, né à Aire en i5io et mort en 1 55g ; lié aussi avec Turnebe et Budé. — Cs. sur Vergvre et Galland, M. Léopold Delisle, Cabinet des mss. de la Bibliothèque nationale; sur Vergère, Bayle, au mot Vergère ; Tamizey de Larroque Revue critique, 1872, p. 159. Le Play, Analectes, p. 245.
est connu comme auteur Je quelques traites (i). — François de la Fosse, docteur en théologie, chanoine et pénitencier de la cathédrale, nommé en remplacement du précédent. Reçu au doyenné le 2H avril i65i-i6V»2 U). — Louis Nozereau. nommé le 2 août 1062, en remplacement de François de la Fosse, qui avait résigné en sa faveur ; reçu le 19 septembre 1 nf>2- i 688. Il donna à la fabrique de très belles pièces de marbre d'un prix considérable et 200 1. pour être employées à la cont retable du chœur Il était, en même temps que doyen de la Ronde, chanoine de Rouen (3). — Thomas Horcholle, docteur de Sorbonnc, 1" juin 1Ô8K-4 juillet 1716, date de son décès. — Louis Horcholle, docteur de Sorbonnc, frère du précédent, 1710*14 novembre 1728, date de sa résignation. — Jean-François Vatticr. bachelier en théologie, conseiller au parlement, 172S-26 juin 174^. date de son décès 141. — Alexis Pain des l>sarts, ancien curé de Saint-Vtgor de Rouen, 29 septembre 174H-22 mars 1 789, date de son décès. On cite parmi les chanoines de Notrc-Dame-de-la- Ronde Claude Chappuys. bibliothécaite du roi, chantre de la cathédrale de Rouen, 1544-1545 ; — Denis de Brèvedent, abbé de la Trappe, en 1 5»"»2 ; — vers le milieu du xvii* siècle, Thomas Filz-Simon , natif de Trédach. en Irlande, docteur en théologie de l'Université de Cac-n, prieur du prieuré de Dalytz ; — Robert Prévost, chanoine de Chartres, prédicateur du roi, dont les sermons ont été imprimés en 1 7 3ô «5 .
( 1) Il devint ih.mninc de la cathédrale
(2) Il fut prieur «ic Si:nt-Muhel Jti Mnnt-Gargan. Il décéda en t'iV) et fut ent-rre en l'église S.unt Jc>n de Rouen. (Arcfa. tîc 1» S. -Int.. (î. 20*17.)
1 » Il rt» i:ni en f.i\eur .le Tin «ma» H<>r\h<>lle r*mr cause de jh rnmt it:"M » « *nir ■- li *ltip-||-j «le l.i Innstc en Ij cathédrale, et !■'■.%■. un int une pcnvi-n .le 5n«i I. Ililexint <\\.\~* de la cathcJfâlc
> |i (-<>n.lati<>n pniir lui a prêt *»»n .l<sx», 17 téviier i'»*2.
1 ^) Dtctiomtuirt portait/ 4ts I'rêJicjie*rt franc jù, Lyon, 17^7
Des fondations avaient été faites en cette église, en i3i5, pour Pierre de Gamaches, chevecier de la Ronde (i) ; — le 26 juillet 1441, pour Nicolas Burguet, prêtre, maître es arts et en médecine, qui y fut enterré (2); — en 1459, pour Jean Le Vieil, avocat en cour d'église, lequel y fut pareillement enterré (3) ; — le 16 juillet i5o2, pour Jeanne Le Picard, dame de l'Ouraille ; — le 27 février 1 5 19, pour Daniel de la Place, sieur de Fumechon (4).
On voit par un règlement de M. de Fieux, vicairegénéral, du 20 octobre 1689, qu'il y avait alors, en l'église Notre- Dame-de-la-Ronde, outre le curé-doyen et les chanoines, 10 prêtres habitués, du nombre desquels 3 vicaires perpétuels ayant qualité de premiers chantres ; 1 vicaire et 1 clerc ayant qualité de seconds chantres, tous considérés comme suppôts du chapitre. En 1720, on comptait, à Notre- Dame-de-la-Ronde, 3 chanoines, 3 vicaires perpétuels, 3 aides de chœur, le vicaire de la paroisse, le sacriste, 6 ou 7 prêtres habitués, de 1,000 à 1,200 communiants (5).
Les principaux hôtels qui dépendaient de la paroisse étaient l'Hôtel-de-Ville, et l'hôtel du Lion-d'Or, où est aujourd'hui le passage d'Etancourt, qui servit de logis, en décembre 1461, au duc de Charolois, depuis duc de Bourgogne.
Notre- Dame-de-la-Ronde était le siège de trois confré-
(1) Testament de Richard de Droitecourt, pénitencier de la cathédrale, mercredi après l'Epiphanie, i325. (V. S.), (F. du Chapitre.)
(2) Arch. de la S.-lnf., F. de Notre-Dame-de-la-Ronde.
(3) Ibidem.
(4) Ibidem.
(5) Ibidem. Le Brun des Marottes, dans ses Voyages liturgiques, publiés sous le nom du sieur de Moléon, dit : « Il y a encore 1 o ou 12 prêtres de la paroisse qui se joignent aux chanoines pour chanter l'office. » Dans toutes les églises de Rouen on remarquait, à cette époque, un nombreux clergé.
ries : Tune de Saint- Eutropc, l'autre des Trépasses, plus tard transférée à Saint- André de la Portc-aux-Fèvrcs ; la troisième de Saint-Louis, pour les merciers, dont le siège fut depuis établi à Saint-Jean.
Le Brun des Marcttcs, dans ses Voyages liturgiques, nous apprend que, d'abord, en cette église, le saint Sacrement était gardé, pour le viatique des mourants, dans une petite armoire pratiquée dans un* pilier, du côte de l'Evangile, sous une image de la Vierge; que depuis on le mit tout au haut de la contrctable dans une lanterne de verre et de menuiserie ; que ce ne fut que dans les derniers temps, lorsque Ton n'eut plus dégoût pour l'antiquité, qu'on le mit dans un tabernacle sur l'autel. » A l'appui de la remarque de ce liturgistc je note, dans le contrat de la fondation d'un vicaire du nom de Michel Le Roy, de l'année 141 1, une clause portant que. pendant la messe des obits, on mettrait deux cierges aux deux côtes du tabernacle « ou est et scroit mis le corps de Notre- Seigneur en l'église, et l'autre sur l'autel », ce qui établit clairement que le tabernacle n'était pas encore sur l'autel.
Nous nous en tiendrons à ces renseignements sur l'histoire de cette paroisse. ItL-n qu'il ne subsiste plus rien de son église, nous croyons intéressant, au point de vue archéologique, de dire quelques mots de son architecture et de son ornementation.
Notrc-I>Jine-de-l.i-Konde, d'après une description d'architecte de i;5j, contenait un ch<eur, une nef principale, deux ailes ou deux nefs latérales terminées chacune par une chapelle, lune, au nord, dédiée à la Vierge, et précédemment à s. Julien et a s Jean; l'autre, au midi, dédiée a s. hutrope.
Le* Y' tûtes, tant celles du cheeur que de la nef, étaient poitéc-» sur des piliers de pierre de carre d'architecture, d'où partaient les arcades letm.es en ogives. Les ailes, ou nets latérales, étaient fermées par des murs avec pieds
droits sur lesquels étaient assises les arcades de leurs voûtes. Ces murs, à l'extérieur, étaient appuyés par des buttants.
Ces piliers appartenaient au style de l'architecture de la fin du xv° siècle , comme ceux de Saint- Vivien et de Saint-Godard; on n'y voyait aucune trace de chapiteaux.
La tour était posée à rentrée du chœur, suivant un usage qui paraît avoir été général autrefois, aussi bien dans les églises de la ville que dans celles de la campagne.
Vers 1464, on fit construire, au côté droit du chœur, la chapelle de Saint-Eutrope. On s'adressa, alors, aux conseillers de la ville pour obtenir d'eux c aide à parachever et parfaire cette chapelle •. Le 29 décembre de cette année, ils promirent que, dès qu'elle serait en état, ils y feraient faire c une belle et notable fourme de pierre et de verre (1). • En i5i3, on fit construire à nouveau, du côté gauche, la chapelle dite de Saint-Julien.
L'église se terminait, au couchant, par un pignon plein.
La porte qui donnait accès aux paroissiens avait été pratiquée dans le flanc de la nef à la dernière travée. Elle s'ouvrait sur une place dite VAître de la Ronde, et était ornée de bas-reliefs représentant le Trépas de la Vierge et son Assomption dans le ciel. La Vierge était représentée entourée d'anges. On lisait en lettres gothiques de fer doré : Tota pulchra es y arnica mea. Le Brun des Marettes signalait cette vierge comme une œuvre d'art remarquable, € estimée, dit-il, des sculpteurs qui ne manquent pas de la faire voir aux étrangers, tant pour la beauté que pour la grandeur de la pierre, ne faisant qu'un corps avec le pilier. • Au-dessus régnait une galerie assez étroite construite en maçonnerie avec appui décoré d'architecture à jour. Suivant l'Histoire de Rouen, édition de 1731, ce portail aurait été construit, en 1490, aux frais de Mesard.
(1) Délibérations de l'Hôtel-de- Ville.
On accédait dans le cimetière par un autre portail situé derrière la chapelle Saint- Kutrope. < Ce portail, parfaitement bien travaille, si l'on en croit la même histoire, était décoré d'une image de la Vierge, d'une architecture gothique, i II aurait été commencé en 1 532 et achève, en i537, aux frais du Trésor.
Les échevins avaient une entrée particulière dans cette église par une galerie qui mettait en communication TH6tel-de-Villc avec le bas de la nef.
Même après qu'ils curent, dans Penccintc même de l'I lôtcl-dc- Ville, une chapelle spécialement à leur usage. Notrc-Dame-de-la-Rondc resta leur église de prédilection. et Ton voit que parfois ils y tirent célébrer des services religieux.
C'était dans Paître de I-a Ronde, sépare de la rue de la Grosse- Horloge par un petit mur, dit le muret de Im Rtmdc % qu'ils allumaient leurs feux de joie.
On s.iit que, dans les circonstances solennelles, c'était a eux à fournir le bois nécessaire pour les feux de joie qu'on allumait au parvis de la cathédrale. Mais là ces feux étaient allumés, suivant un cérémonial invariable, par le gouverneur de la province, et. en son absence, par le premier président du parlement. Le rôle du Conseil de ville se bornait à payer la note de la dépense et a faire présenter les torches par le maître de ses ouvrages.
M.iis à Paître de la Kondc, le Conseil de ville était chef lui. et personne n'eût pu songer a lui disputer l'honneur de mettre le leu .iu\ bùchcis qui étaient préparés pour les cérémonies publiques. l-â encore, au coin du muret Je /* R»nJi\ par les soins des échevins, étaient mises en perce les barriques de mii « qui scr\. uent à l'aire boire le peuple a la saute du roi >i* ».
1 ) Pu* lit.it;* n .îc l.i p.ni tic Oicau-Ombré* », 10 avril Ô^Ç: - H< ur ii'.r.ir I.Nr 1 ; : c . un «i.mit uci-i 2 p^mfrmnt lie vin fr*- 1 itt j i«iii passai 4, it p<-'ir t'wt.r .1 l.i «."ntuuon du peuple*
Cet aître était bâti d'échoppes dont trois furent démolies, en 1617, lors de la venue du roi Louis XIII. Quelques-unes de ces échoppes furent pendant longtemps occupées par des libraires.
La décoration intérieure de Notre-Dame-dc-la-Ronde a varié, comme celle de toutes les églises de la ville.
Entre la nef et le chœur se trouvait, à l'origine, un jubé surmonté d'un crucifix et accompagné de deux autels, dont l'un étajt dédié à Notre-Dame. Cet autel est cité dans une sentence de l'official de 1438, à laquelle nous avons fiait ci-dessus allusion.
Le passage suivant, emprunté à Y Histoire de Rouen, nous donne la description d'un autel à la romaine construit dans le chœur, et que Ton admirait encore cent ans après. • En 1 688, Ton commença d'élever dans le chœur un grand autel isolé en forme de colonade avec quatre colomnes de marbre de Brèche d'Italie et leurs piédestaux de marbre blanc, enrichis dans les quatre faces de plaques de marbre pareilles aux colomnes, qui composent un ordre corinthien, enrichi de tous les ornements dépendant dudit ordre, tant en l'architrave, frize, corniche et entablemens dudit ouvrage , au-dessus duquel sont placées des courbes qui soutiennent une couronne terminée d'un globe qui porte une croix, le tout enrichi d'ornemens de sculpture. A la place de la muraille qui étoit ancienne-
seront dressez deux tables au coing du muret de La Ronde. » — Feu de joie devant Notre-Dame-de-la-Ronde, 25 juillet i585. — Feu de joie en l'aître de Notre-Dame-de-la-Ronde, près la croix, allumé par le premier échevin ; « 2 ponsons de vin défoncez au muret de l'église de La Ronde, pour les donner au peuple en signe de joie » (à l'occasion de la publication de la paix avec l'Espagne), 7 juin 1 5g8. — A l'aître de Notre-Dame-de-la-Ronde, feu de joie, 26 av. 1 62 1 . — « Ponson de vin défoncé devant la Ronde pour faire boire le» peuple à la santé du roi, » 6 nov. 1628. Fontaine de vin coulant pendant la nuit, 5 août i658, 20 fév. 1660, etc.
ment derrière, il en a été fait une autre, qui forme une espèce de cul de four, dans la place du cimetière, décorée d'architecture en dedans de l'église en forme d'autel, enrichi de quatre pilastres de marbre, piédestaux revêtus de marbre, base, chapiteaux, architraves, frise de marbre, corniche et un entablement cintre dans le milieu pour y mettre un tableau, le tout de l'ordre ' corinthien, et de même hauteur que le même ordre dont est composée la colonadc du grand autel.... Le touta été exécuté et achevé Tan 1708 par les sieurs Milet des Ruisseaux, excellent architecte, et Poulticr le jeune, très habile menuisier de cette ville, et achevé de dorer par le sieur Bachelet, maître doreur de cette ville, au mois d'août de la même année. Le tout des dons de Messieurs de la Fosse et Nozcrcau, chanoines de la cathédrale, ci-devant doyens de La Ronde, et Monsieur llorcholle, a présent doyen ;de Messieurs les échevins de la ville et de plusieurs paroissiens. »
l-c même goût présida a la reconstruction de l'autel Saint-Jean.
M. Du Mousticr, en son vivant, lieutenant criminel au bailliage de Rouen, légua à l'église, par testament, la somme de 5oo livres, qui tut employée par le curé à ce travail.
I-c i rr octobre hmi?. sa veuve offrit d'v faire mettre un tableau où saint Pierre, patron de son mari, serait représenté. Mlle choisit, comme sujet* le miracle fait en faveur d'un pauvre boiteux, pir saint Pierre. à la porte du temple » Kllc mit à vi libéralité cette condition qu'on conservât l'ccuston de seN arme-», tel qu'il éiaii, mi-parti dits armes de son mari ci des siennes. L'offre fut acceptée. L'artiste auquel elle s'.ulre^vi lit une copie d'un tableau de Poussin, copie assez bien t.iite pour avoir figuré, pendant quelque temps, au musée du département. Kllc c*t signalée dan* le f'.iulnpue Je Le C.irpentier. sous le iv $$4
l.'-iutel >aint-Kutropt\ achevé en 170J, aux frais de la
ville, reçut sa décoration d'une main plus habile. Le tableau de la contretable fut fait par Jouvenet (i), dont on a conservé cette quittance : « J'ai receu de Monsieur le doyen de la Ronde la somme de quatre ving livres pour le tableau que j'ay fait en la chapelle de Saint-Etitrope. Faict
ce vingt quatre de juillet mil sept cens trois. — Jouvenet. » Le Brun des Marettes et le Tableau de Rouen de 1777 citent, comme dignes de remarque, en l'église Notre- Dame-de- la- Ronde, « au milieu du chœur, un ange xle cuivre de hauteur humaine, qui estoit le mieux travaille qu'on pût voir, et qui servoit de double lutrin devant et derrière. > Cet ange avait été donné par le sieur Louis Bedenne, marchand de Rouen, et fait par Michel Le Marié, maître fondeur de la même ville, en l'an 1659 (2).
Mais ce qu'il y avait de plus remarquable à Notre-Damede-la -Ronde, et ce qui doit surtout attirer notre attention, c'était la tour, tour ronde, surmontée d'un cône sphérique en pierre.
Il est probable que le nom de la Ronde venait de la forme de cette tour. On a prétendu, cependant, que cette forme était aussi celle de tout le corps de l'édifice, abstraction faite des chapelles et du bas de la nef, qui n'appartenaient pas au plan primitif, la nef ayant été cons-
(1) Ce peintre était de la famille du célèbre Jouvenet.
(2) A la cathédrale n'était-ce pas aussi un lutrin, cet ange de cuivre dont il est question dans les comptes de la fabrique de 141 5 et de 1427 : « Johanni Queval pro mundando et cl a ri fi cando sex vicibus angelum chori in isto anno cum candelabro de cupro, xl d. — Joh. Caval, dynand, pro mundacione angeli chori et candelabri de cupro, xx s. » (Arch. de la S.-Inf., G 2484, 2484). Cependant Charles VI fit don à la cathédrale d'une assez forte somme d'argent « pour faire un aigle en façon de lestrin comme celui de Paris. » Le 8 octobre 1648, on voit poser, dans le chœur de la cathédrale, un aigle servant à dire les leçons, exécuté par Mathieu Touzé, fondeur de Rouen, d'après le modèle du sculpteur Racine. Ibidem, G. 2818.
truite pendant le décanatde Mcsard, et les chapelles encre 1470 et i53o.
M. de Jolimont, dans son ouvrage intitulé : • Les principaux Edifices de la ville de Rouen en i5-j5, t p. 77, signale, en cette tour, un reste de la primitive ou d'une des primitives églises, et nous dit qu'elle était « de style roman, en appareil carre à plein cintre, t
L'auteur de l'Histoire de Rouen croyait aussi à l'antiquité de cette construction, puisqu'il attribuait à sa forme ce nom de la Ronde, connu dès les premières années du xni** siècle. « On peut remarquer, dit-il, la tour, qui est d'une figure pyramidale, composée de petites pierres, parfaitement bien cimentées les unes sur les autres, soutenues de plusieurs petites colomncs ensemble d'espace en espace, entre lesquelles se forment des espèces d'arcades que l'on a été obligé de remplir de pierre et de moellon pour soutenir la pesanteur de la tour qui menaçoit ruine. Kllc est soutenue dans l'église de quatre gros piliers qui rendent ce temple un peu obscur et matériel, t
On voit, par cette citation, que dès 1731, on pourrait même dire avant, la tour de Notrc-Damc-dc-la- Ronde avait donné lieu a de sérieuses inquiétudes.
En 1751. les alarmes devinrent plus vives, et l'on en vint à redouter pour les paroissiens un malheur semblable à celui qui était arrivé, le i5 septembre *73o, en l'église de Saint-Thomas-du-Louvrc, à Paris.
On s'adressa à M. de la Hourdonnave, Intendant de la généralité. Il fit visiter l'église par Jean-Nicolas De Montjay. « architecte expert-juré des kliimcnts, arpenteur du roi pour le bailliage, généralité de Rouen et ress >rt du parlement de Normandie. •
[je rapport. rédige .1 la >uit.- de cette \isitc, ne fut rien moins que rassurant. Il conJu ut. sans hésitation, à la démolition immédiate du clocher, qui p>u\ait s'écrouler d'un moment à l'autre.
Cette viemolition fut décidée en principe. Mais il fallut
du temps pour examiner les projets de démolition et de reconstruction qui furent alors proposés par divers architectes, MM. De Montjay, Thibault et Le Brument.
Plusieurs années s'écoulèrent : la situation ne s'aggrava pas; on reprit confiance, et Ton s'enhardit même à faire sonner de nouveau les cloches que, pendant quelque temps, on n'avait pas osé mettre en branle dans la crainte d'ébranler le clocher.
M. de Bclbeuf, procureur général au parlement, nomma, à son tour, en 1 766, un architecte, Pierre-Amand Quinel, qui rassura complètement les trésoriers et le public, en démontrant que le défaut d'aplomb et les lézardes que Ton avait signalés, remontaient à l'époque môme où la construction avait dû prendre son assiette.
La fabrique s'en rapporta à ce jugement, qui lui épargnait une lourde dépense à laquelle elle n'eût su comment pourvoir, parce que les ressources sur lesquelles elle avait compté lui avaient échappé. Elle ne trouva à redire que sur le chiffre des honoraires, que l'architecte ne put se résigner à réduire qu'à la suite de longues discussions (1770).
Le rapport de De Montjay, auquel il ne fut donné aucune suite, nous offre, du moins, cet avantage de nous faire connaître assez exactement la structure de la tour de Notre- Dame-de-la-Ronde.
D'après le procès-verbal qu'il dressa en 1752, c le clocher était porté sur quatre piliers, deux de la dépendance du chœur et en formant l'entrée, les deux autres dans la nef. La distance entre les deux piliers du chœur était de 16 pieds 1 pouce; entre les deux autres, de i5 pieds 7 pouces seulement.
c La hauteur de la voûte, prise au milieu des quatre piliers, à l'endroit où se trouvait le passage des cloches, était de 36 pieds.
« De la naissance du clocher à la pointe on comptait 84 pieds sur 17 pieds 7 pouces de diamètre au-dessus de la voûte et dans œuvre.
• Ce clocher était construit, dans toute sa hauteur, de maçonnerie de carreau de bloc, dirigé, à l'extérieur, d'un plan rond, à l'intérieur, d'un plan octogone. La tour, de la voûte à la naissance de la flèche, avait 1 7 pieds de hauteur. •
Bien que cette tour nous paraisse indubitablement une construction antérieure à l'époque gothique, nous devons faire remarquer que les piliers, à en juger par un plan que nous avons sous les yeux, étaient taillés dans le genre de ceux de la nef : ils présentaient des nervures prismatiques qui annoncent clairement la fin du xv* siècle ou le siècle suivant. Il faut supposer, à notre avis, qu'ils avaient été remaniés et que la masse en avait été dégrossie lorsqu'on construisit la nef du temps de Mcsard.
Nous compléterons cette notice en y ajoutant quelques extraits des comptes de la fabrique et la copie de quelques documents. Si nous ne nous trompons, on y trouvera quelques éclaircissements sur des artistes rouennais et sur d'anciens usages, en général peu connus.