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GENRE HETEFROCLITE.
GENUS SYRRHAPTES. lcvicer.
Bec court, grèle, conique; mandibule supérieure faiblement courbée, une rainure ou sillon le long de l’aréte.
Narines basales, latérales, couvertes par les plumes du front. Pieds; seulement trois doigts très-larges, réunis totalement Jusqu'aux ongles, de manière que la pointe seule du doigt du milieu, et les ongles des doists latéraux
indiquent l’existence des phalanges; plante des pieds couverte de rugosités; tarse
et doigts abondamment couverts de plumes laineuses.
Atles très-longues, la première rémige dépassant de beaucoup toutes les autres; celle-ci et la deuxième terminées en fil.
Queue conique, à pennes subulées, les deux du milieu alongées en fil.
L'esebor unique de ce genre a été signalée par le célèbre Pallas, et rangée par ce savant dans le groupe 7etrao de Linné. Des naturalistes francais en ont formé le genre Mezeroclitus; mais Illiger, jugeant avec raison qu’une pareille dénomination générique ne pouvait étre admise, proposa, pour désigner ce genre, le nom très-bien imaginé, Syrrhaptes, qui sera sans doute conservé dans tous les catalogues méthodiques. Jai fait mention de cet oiseau dans l’histoire des Gallinacés, vol. 5, page 282, sur une description accompagnée d’un dessin très-achevé, que M. Fischer de Moscou me fit l’amitié
de m'envoyer : c'est d’après ce dessin que la planche 95 de ce recueil a été gravée (1). Je fis hommage de l’espèce à la mémoire du respectable doyen des naturalistes, le savant professeur Pallas; et je crus nécessaire de supprimer la dénomination triviale de Paradoxus, va
ue, considérée comme Tetras, l’espèce pouvait offrir des caractères que,
(1) En publiant la gravure faite sur ce dessin, je me suis écarté de l’engagement que nous avons pris envers le public, de re jamais donner que des figures d’après nature. C'est la seule gravure de’ ce recueil dont nous ne pouvons garantir l’exactitude ; c'est aussi la première qui ait subi la critique: et je conviens que les remarques de M. Lichtenstein me semblent trèsexactes. Il en sera fait une plus ample mention dans l’article suivant.
Recueit D'OrseAux, 16°. LIvRAISON.
GENRE HÉTEROCLITE.
en érigeant cette méme espèce en genre dont elle
abnormes; mais qu' est à la fois le type et l'espèce unique, il serait ridicule de lui
appliquer une dénomination si peu approprI Ce que nous avons è dire sur les moeurs de cet oiseau
ée, et par cela seul
vicieuse.
nomade fait partie de la description dans l'article qui suit.
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HETEROCLITE PALLAS.
SYRRHAPTES PALLASII. Temm.
Probablement le Jeune Mdle. —Planche 95.
Var dit, dans l’article précédent, que la gravure publiée en 1851 sans texte descriptif, livraison 16, pl. 95, a été faite sur un dessin trèsachevé, communiqué par M. le professeur Fischer de Moscou; c'est sur ce dessin, et sur les notes fournies par ce savant, que repose l'article Hetéroclite publié en 1815 dans le troisime volume des Pigeons et Gallinacés. Les naturalistes nous sauront sans doute gré d’avoir tardé jusqu'à ce jour, 1826, à leur fournir la description de ce rare et singulier gallinacé : le motif de ce retard est qu’ayant été instruit par mon ami le professeur Lichtenstein, directeur du Musée de Berlin, que la figure pl. 95, et ma description de l’Hetéroclite, manquaient d’exactitude, je ne devais plus balancer à supprimer provisoirement le texte destiné à accompagner cette gravure. M. Lichtenstein me dit qu’ayant recu de la Bucharie deux peaux très-complètes d'Hétéroclite, et se trouvant à la veille de publier la narration du voyage de M. Eversmann dans cette contrée, il avait formé le projet d’enrichir l’ouvrage de notes et de remarques sur l'histoire naturelle de ce pays. L'ouvrage mentionné m'est enfin parvenu; jen profite pour donner aux naturalistes une traduction des remarques additionnelles de M. Lichtenstein, que je fais précéder par la description publiée dans le troisieme volume des Gallinacés, vu que cette dernière est nécessaire à l’explication de la figure ci-jointe, que mon ami M. Lichtenstein croit étre faite sur un jeune individu, ou la femelle de cette espèce, sur laquelle il nous manque encore des rerseignemens exacts,
les sujets obtenus de la Bucharie par M. Eversmann étant mfles (1).
(1) Si M. Lichtenstein veut bien me confier l’un des exemplaires déposés dans les galeries du Musée de Berlin, nous le ferons peindre d’après nature, et la figure du mile adulte sera fournie sous le numéro 95 bis. Par ce moyen les souscripteurs seront en quelque sorte dédommagés
Recuer D'OrseAux, 16°. LIVRAISON.
HÉTEROCLITE PALLAS.
> ..- i Voici la description formant l’extrait de l’article Heteroclite de l'his toire des Gallinacés. .
Ì oc A lextrémité des pennes La longueur totale prise du bout du bec a l’extrémit P
latérales de la queue est de 8 pouces 10 lignes; les deux filets du
milieu débordent les plus longues pennes de w a la moitié de la longueur
3 pouces 3 lignes; les
filets alongés des rémiges vont jusqu' i de ceux qui dépassent la queue : le bec a 5 lignes : la longueur du doigt du milieu, l’ongle compris, est de è lignes.
Le sommet de la téte d'un cendré-clair ; le haut du cou et la nuque orange-foncé ; la partie inférieure du cou et la poitrine concisa, quelques plumes de cette dernière partie sont terminées par DI uo sant noir; elles forment, par leur réunion, un ceinturon, qui aboutit de chaque còté a l’insertion des ailes; le ventre est d'un cendréjaunàtre; une large bande noire dont les extrémités remontent audessous des ailes est placée en avant des pieds ; l’abdomen, les cuisses, les plumes des tarses et des doigts et les couvertures inférieures de la queue, sont d’un fauve blanchétre; du cendré-jaunatre couvre les parties supérieures, mais les plumes du dos sont terminées de croissans noirs; les petites couvertures des ailes portent vers le bout une tache noire, mais les moyennes sont bordées et terminées par une teinte rouge-pourpre; les pennes secondaires sont noiràtres, bordées de brun-jaunàtre; les rémiges, d'un cendré-noiràtre, sont terminées de blanc, les deux extérieures exceptées, dont le prolongement filamenteux est noir : la queue, très-étagée, est d’un cendré-foncé; toutes les pennes, terminées de blanc, ont a leurs barbes intérieures quelques grandes taches rousses; la penne latérale de chaque còté est encore bordée de blanc; les deux filets du milieu sont très-subulés et terminés en fils noirs. Les tarses et les doigts sont courts, abondamment garnis de plumes laineuses; les ongles sont noirs, larges et très - déprimés, celui du doigt du milieu est le plus fort, il est pourvu d'un sillon latéral. Jai jugé par l’analogie qu’offre cet oiseau avec les Gargas munis de brins à la queue, que l’individu figuré pl. 95 est un male, vu les longs filets dont les ailes et la queue sont munies. M. Lichtenstein pense que ce pourrait étre la
femelle, mais je crois devoir induire des renseignemens fournis par
de la longue attente, et nous aurons rempli scrupuleusement l’engagement pris envers le pu-
blic. La figure publiée par M. Vieillot, galerie des Oiseaux copie de notre planche coloriée.
» pl. 222, est une très-mauvaise