‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 2)Chapitre 49 sur 121 · COURT-VITE A AILES VIOLETTES · texte numérisé non relu

COURT-VITE A AILES VIOLETTES

sommet de la téte est brun roussàtre ; une teinte marron-clair couvre le lorum et passe au-dessous des yeux en une large bande qui vient couvrir le méat auditif; une tache marron-rougeàtre passe sur les cotés de locciput; è la commissure du bec naît de chaque còté une large bande qui, en forme de rabat, couvre la gorge ct = Ho bordée de petites taches noires; un cendré couleur de terre d’ombre forme la teinte générale du plumage; le bord interne des ailes et un demi-collier, large de deux lignes, entoure la région thorachique; les pennes des ailes sont terminées par des taches violettes bordées par une zòne verte et chatoyante ; la queue, d’un brun-noiràtre terminge de blanc, est blanche à sa base; les pieds paraissent avoir été d'une teinte rougeAtre, et le bec est noir. Longueur totale, dix pouces et demi.

On le trouve au Sénégal. Et l’individu figuré fait partie du cabi-

net de M. Laugier de Chartrouse.

GENRE OEDICNEME.

GENUS OEDICNEMUS. Temw.

Bec plus long que la téte, droit, fort, un peu déprimé à la base, comprimé vers lé bout; aréte de la mandibule supérieure élevée; mandibule inféricure formant langle.

Narines placées vers le milieu du bec, longitudinalement fendues jusqu'à la partie cornée, ouvertes par devant, percées de part en part.

Pieds longs, grèles; trois doigts dirigés en avant, réunis par une membrane jusqu'à la seconde articulation; des rudimens le long des doigts.

Ailes médiocres; la première rémige un peu plus courte que la deuxième, qui est

la plus longue; queue fortement étagée, longue.

L'istoIRE de ces oiseaux très-farouches et peu nombreux dans tous les pays où les diflérentes espèces se trouvent réparties, n'a point encore fourni de matériaux très-circonstanciés sur le genre de vie qui leur est propre : nous savons seulement que le nombre très-limité d’espèces connues se tient de préférence dans les lieux déserts, élevés, et que c'est toujours les contrées les plus arides qu'elles fréquentent habituellement. Ses moeurs sauvages et solitaires les distinguent parfaitement bien des Pluviers (Charadrius), genre auquel on lesa toujours associés, et dont ils different, non seulement par le genre de vie, mais encore par des caractères extérieurs assez faciles à saisir. Leur nid est sans aucun apprét, le plus souvent placé sur le sable, peu abrité et dépourvu de matières étrangères; les espèces étrangères nichent en des terrains rocailleux. Notre espèce européenne, qu'on trouve aussi en Egypte, et qui visite les còtes orientales d’Afrique et sa pointe méridionale, niche (1), suivant les localités, sur le sable ou sur les rochers. Ils vivent habituellement de scarabées, de coquillages,

(1) Les individus de /'@dicnème criard me sont parvenus de toutes ces parties de l’Afrique; ils ne mont offert, dans leur plumage, aucune différence avec ceux tués dans les differentes contrées de l'Europe. Les parages de VAfrique nourrissent, indépendamment de notre espèce,

, tue autre indiquée dans cette monographie.

Recvem D’Orseaux, 65°. LIvRAISON.

GENRE OEDICNÈME.

de lézards et de petits serpens. Ilsont une voix forte: la mue n'a lieu qu’une fois dans l’année ; les sexes ne diffèrent point par le plumage. Quelques naturalistes rangent ces oiseaux avec les Outardes, et ils ont été associés aux Pluviers. C'est en quelque sorte sur une mbéprise trèsgrave que repose le nom OEdicnemus (jambe enflée) donné par Belon à l’espèce d'Europe, et connue dans les catalogues méthodiques sous le nom de Charadrius OEdicnemus } car ce renflement remarquable de la partie supérieure du tarse, au-dessous du genou, n'est propre qu'aux jeunes et se retrouve sous les mémes conditions dans tous les grales à très-longues jambes avant l’époque de leur développement complet. Cette enflure est surtout et long-tems remarquable dans les Avocettes et chez les OEdicnemes 5 mais elle disparaît totalement dans l’état adulte, et ne laisse alors aucune trace. Il aurait été préférable d’adopter une autre dénomination générique pour ce petit groupe; mais le nom d’espèce proposé par Belon ayant été donné dans la première édition de mon Manuel comme dénomination générique, adoptée depuis dans plusieurs catalogues méthodiques, il me paraît mieux vu de ne point changer ce signe de reconnaissance, parce que toutes ces mutations ne sont d’aucun intérét pour les sciences, qu'elles entravent par de nouvelles difficultés et mettent un obstacle réel à ce que les naturalistes de tous les pays puissent adopter une méme nomenclature scientifique et s'entendre sur la détermination des genres et des espèces: Il reste encore assez à faire dans la partie historique de

l’étude de la nature pour ne pas s'arréter à discuter sur les mots. Les oiseaux du genre OEdicnème n’ont point encore été trouvés

en Amérique, les quatre espèces connues aujourd’hui sont de l’ancien continent. L’espèce unique du genre Dromas tient de très-près aux OEdicnemus, et {ai lieu de croire que les moeurs et l’appétit de ces oiseaux sont à peu près les mémes.

Nous classons les OEdicnèmes par ordre de grandeur.

Esp. 1. OEpicnìme fcmasse, de nos pl. col. 586. M. le professeur Geoffroy a décrit cet oiseau sous le nom de Ofdicnemus longipes. On en voit une très-mauvaise figure lithographiée dans la Galerie des Oiseaux du Jardin du Roi, pl. 228. Patrie, la Nouvelle-Hollande.

Esp. 2. O&pionbmE A eros BEC, de nos pl. col 387. OE dicnemus magnirostris, donné avec le précédent dans l’ouvrage cité de M.

Geoffroy. Patrie, les Moluques, les îles de la Sonde et le continent

de l’Inde.

GENRE 0EDICNÈME rà \ uo? 7° Esp. 3. OEDICNÈME TACHARD, de nos pl. col. 292. OEdicnemus ma-

culosus. La méme espèce qui se trouve simplement nommée, sans

indication, O. grallarius. Voyez Manuel d’Ornitholog

e, analyse du système. C'est encore O. Capensis du c

atalogue de M. le professeur Lichtenstein, sous le n° 715. Pazrie, les còtes occidentales et la pointe méridionale de lA frique.

Esp. 4. Olpioxème crIaRD, du Manuel d'Or Bufl. pl. enl. 919. O&dicnemus crepitans.

l'Index de Latham. Patrie l'Europe,

nithologie pag. 521, C'est Otis cedicnemus de l’Inde, et plusieurs contrées de l’Afrique, l'Egypte, le Sénégal et le Cap de Bonne-Espérance. Cette espèce, à peu près cosmopolite dans les limites de l’ancien monde, varie trés-peu dans les teintes du plumage, et moins encor

par la taille. Les individus de l'Europe et de l'Afr

ique septentrionale sont un peu plus forts que ceux tués ani Sénégal et au Cap de Bonne-

Espérance, tandis que ceux de la pointe méridionale de l’Asie sont à peu prés de la taille des sujets du Cap. Le plumage est plus sombre dans les sujets d'Europe et d’'Afrique, comparés à ceux de l’Inde, qui

ont une livrée plus pale; quoique peinte de la méme maniere.

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OEDICNEME ECHASSE.

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L’Adulte. — Planche 386.

De la taille d'une poule de basse-cour. Sommet de la téte et nuque d’un cendré clair, mais chaque plume marquée d’une strie noire; dos et ailes d'un brun-cendré, marqués de grandes taches longitudinales d'un noir parfait; sur les quatre premières rémiges un grand miroir blanc; gorge et face d’un blanc pur; toutes les autres parties inférieures d'un blanc roussàtre marqué de grandes méches d’un brun foncé; queue rayée transversalement de bandes noires, très-espacées, disposées en zig-zag sur un fond gris; bec plus court que la téte; tarses plus du double de la longueur du bec; pieds bruns.

Longueur totale, vingt pouces quatre ou six lignes; tarse, à peu près six pouces. Yoyez Geoffroy, Mémoires; Vieillot, Galerie des Oiseaux, pag. 84. pl. 258.

Habite les cétes de la grande terre de l’Océanie. Musées des Pays- Bas et de Paris.

Recuer, p’Orseavx, 65°. 1rvRAISON.

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