‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 2)Chapitre 9 sur 121 · FAISAN VENERE · texte numérisé non relu

FAISAN VENERE

î v) °; ° flancs, sont peintes de deux bandes en losange, d’un noir parfait, disposées sur un fond blanc éclatant; elles ont, vers le bout, un bord terminal est entouré par une

croissant d’un noir pur, et leur des dernières plumes des

large bande mordorée; les plus Jongues 14 se; VI S 7° flanes ont leur extrémité colorée de jaune d'or. Tout le milieu du

ventre, les cuisses et l’abdomen sont d'un noir velouté; celles des couvertures inférieures de la queue sont noires, tachetées de jaune d’or. Les pennes de la queue sont larges environ de deux pouces; elles se terminent en pointe, et sont votitées en forme de gouttière renversée ; la baguette est fortement cannelée dans toute la longueur. La couleur des barbes de ces pennes est d’un blanc-grisàtre , se nuancant par demi-teinte en un roux doré, de manière que cette dernière couleur est très-prononcée sur les bords des barbules; on compte quarante-sept barres en forme de croissant sur chaque còté des barbes: ces bandes sont parallèles è la base et à l’extrémité de la penne; mais depuis le quart jusqu'aux trois quarts environ de la longueur, elles alternent; leur teinte est plus ou moins noire à l’origine de la penne, brune au centre, et marron Vers l’extrémité. Les pieds et les éperons sont d’un gris-clair; le bec est blanc. Longueur totale, variant sans doute beaucoup en proportion du plus ou moins de longueur des pennes du milieu de la queue, dont les plus grandes, examinées par nous, portent quatre pieds cinq pouces.

C'est par erreur que nous avons fait mention des deux longues pennes de la queue de cet oiseau à l'article du Faisan superbe. Voyez l'histoire des Gallinnacés, vol. 2, pag. 356. L’article qui traite de ces pennes doit étre rapporté au Faisan vénéré du présent article, dont nous sommes parvenus à obtenir deux dépouilles du mfle, l’une parfaite et portant des pennes intermédiaires de plus de quatre pieds; l’autre en mue et n’ayant qu’une queue d'un pied et demi de long, dont les pennes étaient enveloppées dans l’étui. La femelle de ce bel oiseau si remarquable ne nous est pas connue. Les Chinois de qualité nourrissent, dit-on, ce Faisan dans les ménageries; c'est un oiseau très-rare et de grand prix dans le pays, qu'on apporte à Pékin des confins de l’Empire. On assure méme que l’exportation en est interdite, et la contravention punie sévèrement. Toujours est-il sùr que les papiers de meuble ni les peintures chinoises ne portent la figure de ce Faisan, ce qui ferait soupconner que l’espèce est peu connue des

Chinois, et queelle est rare dans le pays où ces papiers se fabriquent.

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