FAUCON A GORGE BLANCHE
ou de roux couvre cette région, et la teinte rousse s'étend jusques sur le devant du cou. La femelle du premier porte en longueur totale seize pouces; son màle a quatorze pouces; la plus forte dimension du Faucon oranget est de dix à douze pouces. Latham donne à VAurantius quinze pouces anglais, ce qui me ferait croire qu'il a eu sous les yeux un individu du aucon d gorge blanche. La variété B. du méme auteur porte 10 pouces, ce qui conviendrait au véritable 4urantius oa Faucon oranget. Ce relevé prouve que trois espèces distinctes ont été confondues sous Ha/co aurantius des catalogues méthodiques; savoir, nos Falco deiroleucus ,, femoralis et aurantius.
Un noir parfait forme la teinte principale de toutes les parties supérieures du corps, des ailes et de la queue; lesjoues, le ventre et les flancs sont aussi de cette couleur; un gris bleuàtre répandu surla pointe extréme de toutes les plumes de ces parties fait que le plumage paraît généralement sous un ton noir bleuftre, ou couleur de plomb très-foncé; on compte cinq ou six rangées de taches distribuées en bandes interrompues sur les pennes de la queue; une rangée de taches, roussàtres dans la femelle et blanchatres dans le male, sont distribuées sur les barbes intérieures des pennes des ailes; le ventre est rayé par des bandes rousses, espacées , et plus ou moins interrompues; la gorge et tout le devant du cou sont d'un blanc pur, mais la poitrine est rousse, marquée de stries noires disposées sur le milieu des plumes; les cuisses, l’abdomen et la couverture du dessous de la queue sont d’un roux-marron très-vif.
Les livrées du premier dige de cette espèce et du Faucon oranget, ne sont point encore connues.
Notre Faucon a été rapporté du Brésil par M. Auguste de Saint- Hilaire; il a été tué par M. Fournier dans l’ile de Saint-Francois, partie méridionale du Brésil.
Musée de Paris.
bb
PITTI LITISISINTI
niet,
co nb
FAUCON BIARMIQUE.
FALCO BIARMICUS. Temm.
L’Adulte. — Planche 324.
Ge Faucon est à peu près de la taille du Pélerin (Falco peregrinus ), c'est-à-dire que la femelle est de la grandeur du male de cette dernière espèce ; les formes sont proportionnellement les mémes, avec cette différence que la nudité ophthalmique est plus étendue dans l’espèce nouvelle dont nous publions le portrait.
L'adulte a le manteau et toutes les parties externes de l’aile d’un cendré-foncé légèrement teint de bleuAtre; une rangée de taches d’un blanc roussàtre couvre les barbes intérieures des rémiges; la queue est rayée d'une multitude de bandes très-étroites, d’un blanc-roussàtre et disposées sur un fond cendré; deux bandes noires disposées sur la partie supérieure du cou, l’une ayant son origine de la base du bec et l’autre derrière les yeux, peuvent servir d’'indice pour reconnaftre cette espèce; le front est blanc, le sinciput noiràtre, et l’occiput roux; tout le plumage des parties inférieures d’un blanc nuancé d'une légère teinte roussatre: cette dernière couleur est plus marquée aux cuisses; des taches plus ou moins grandes et plus ou moins nombreuses couvrent les flancs et le milicu du ventre; la peau nue de la région ophthalmique et la cire paraissent avoir été, dans le vivant, de couleur jaunàtre; le bec est bleu, mais noir à la pointe, et les pieds sont d’un jaune-bleuàtre. Longueur totale, 19 pouces.
Les jeunes ont les parties inférieures couvertes d’un plus grand nombre de taches angulaires que les vieux, et ces taches sont toujours plus grandes, méme souvent réunies de manière qu'elles forment des masses sur les flancs et sur les cuisses; les individus couverts de la première livrée ont à la queue des bandes roussàtres; le cendrébleuàtre est terne ou bien nuancé de brun; le blanc des parties
RecurIn D'OrseAUx, 55°. LIVRAISON.
FAUCON BIARMIQUE.
inférieures est aussi moins pur; le manteau et les ailes bruns à lisérés roussàtres; l’occiput et le sinciput d'un brun tacheté de roux foncé; les deux larges bandes ou la double moustache toujours plus ou moins marquées.
Cet oiseau de proie, du midi de l’Afrique, paraît avoir échappé aux recherches de M. Le Vaillant ; nous ne le trouvons non plus indiqué dans le catalogue de Latham (1) : il est nonobstant assez répandu dans la Cafrerie et n'est point rare dans la colonie du Cap-de-Bonne- Espérance.
Musées des Pays-Bas et de Paris.
(1) En citant par la suite l’ouvrage de Latham, nous référons toujours à son ancienne édition. La nouvelle édition, encombrée d’une multitude de doubles emplois d’espèces décrites dans la
première, et d’une série de compilations sans critique, est au dessous de la réputation que
l’auteur s'est faite par la première publication de son Syropsis. >y ILOF