FAUCON MOINEAU
FALCO CARULESCENS. Linn.
Le Mdale et la Femelle.— Planche gh
Ce petit rapace, jusqu'ici le pygmée du genre dialéo, paraît répandu sur une grande portion des contrées méridionales de l’Asig : son exisrence dans le vaste promontoire de l’Inde et dans le plus grand nombre des fles qui forment l’archipel dépendant de:cette partie du globe, n’a rien d’extraordinaire, surtout lorsque l'on considère que différentes espèces d’oiseaux d’eau et de rivage, quelques espèces de nos grands rapaces, et un petit nombre d'autres ciseanx doués de puissans moyens pour le vol, et de passage dans différentes contrées de l'Europe, ont été trouvés, comme espèces ératiques, dans l’Inde ‘et aux Moluques. Le Faucon moineau; dont le vol est, dit-on, très-brusque et trèsrapide, et qui vit d’insectes , a la poursuite desquels on le voit sans cesse en mouvement dans les airs, peut franchir facilement les mers d’un continent à l’autre : aussi n'a-t-on point trouvé de difference marquée dans les sujets qui nous viennent de l’Inde, comparés è ceux des fîles de la Sonde. On dit que les premiérs sont moins grands; mais ces légères variétés dépendent de l’àge, ou plutòt de la différence de la taille entre le màle et la femelle.
L'espèce est indiquée dans les Catalogues méthodiques, comme originaire du Bengale. On voit une figure passable dans Edwards, G/eanings Tab. 108, etc'estle Falco carulescens et Bengalensis de Linné et de Brisson. Je ne dirai rien des figures lithographiées publiées dans la Galerie des oiseaua du Cabinet du Roi et dans Horsfield, Zoological researches in Java, liv. 3 : on pourrait soupconner mon jugement de partialité.
L’échancrure du bec, proportion gardée, est plus forte dans cette espèce que dans les autres rapaces à mandibules dentées ; les formes sont en diminutif celles de nos faucons et de nos hobereaux. Du blanc
RecuEiL D'OIseAUX, 17°. LIVRAISON.