‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 4)Chapitre 131 sur 134 · DE LA · texte numérisé non relu

DE LA

COLOMBE REINWARDT.

Lorsque nous publiàmes la planche 248 et la description qui l’accompagne dans la 42° livraison, nous ne connaissions cette espèce remarquable que sur le sujet unique rapporté de l’ile Célèbe par le savant dont elle porte le nom. Le màle, è l’état adulte, ayant été décrit et figuré dans l'article précédent, nous compléterons ce qui peut étre fourni relativement è cette belle espèce, en exprimant ici, comme dans mainte autre description, le regret de ne pouvoir donner aucune notice sur les moeurs de ce grand nombre d’oiseaux dont les portraits ont été publiés, et que nous connaissons seulement par leur dépouille. Plusieurs individus, capturés par les voyageurs Macklot et Miiller, pendant leur séjour à Amboine, servent A nous faire connaître la livrée de la femelle, le jeune et le passage du jeune a l’état adulte.

La femelle adulte differe du mdle, dans cet état,, en ce que la presque totalité du plumage des parties supérieures est d'un brun-biche terne, et celui de toutes les parties inférieures, d’un brun-cendré; le croupion est d’un brun-mordoré ou chàtain très-foncé; les longues pennes du milieu de la queue ont cette couleur, et les latérales sont marquées comme chez le màle, avec cette différence que ce qui est blanc chez celui-ci est cendré-bleuftre chez la femelle; les ailes, qui sont noir-plein dans le mile, portent une teinte brune chez la femelle ; elle a le bec et les pieds bruns.

Les jeunes portent la livrée de "la femelle, mais les teintes sont plus ternes : celle du jeune mile en mue est bigarrée des couleurs signalées pour le màle adulte. Les jeunes de l’année portent seule-

ment seize pouces en longueur totale.

RecuEIL D’'OISEAUX, 93° LIVRAISON.

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Colombe phastanelle , m

COLOMBE PHASIANELLE.

COLUMBA PHASIANELLA. Txw

L’Adulte.— Planche 100.

Nous figurons cet oiseau sous le plumage de l’état parfait. Une courte

notice, prise sur un jeune individu tué è la Nouvelle-Hollande, a été donnée dans le vol. 13 des Transactions Linnéénnes; Pag. 129, sous les noms indiqués ci-dessus; on trouve l’indication du jeune de l'année sous la diagnose de Columba Amboinensis 5 Lath, Index omith. vol. 2 ) Sp.74: c'estla Tourterelle d’ Amboine des OEuvres de Buffon, vol. 2, pag. 557.

La Colombe phasianelle paraît répandue dans le plus grand nombre des îles qui forment les archipels de la Sonde, des Moluques, des Philippines, et jusqu'à la N ouvelle-Hollande; nos voyageurs assurent que sa nourriture principale est le fruit du pimentier, et M. Dussumier confirme ce fait. Ce voyageur dit, dans une note manuscrite, « que la » Phasianelle est commune dans les environs de Manille, où elle s’ac- » couple au mois de février : alors on tue presque toujours d'un coup » de fusil le mfle et la femelle. Sa nourriture ordinaire est un petit » piment extrémement fort, qui croît dans les bois; elle l’avale entier. » Sa chair est noire et très-bonne. »

La taille et les formes sont les mémes que celles de la Colombe voyageuse d'Amérique, mais la quene est plus longue : c'est à cause de la forme de cette queue, que nous lui avons donné le nom de Phasianelle. L'adulte a la téte, le cou, la poitrine, toutes les parties inférieures et le dessous de la queue d’un rougetre-bai très-éclatant; la gorge est blanchtre ou jaunftre ; nuque d'un violet-pourpré à reflets dorés trèséclatans; dos, ailes, croupion et le dessus de la queue d'un brun-rougedtre; vers l’extrémité des pennes latérales de la queue se trouve un espace noiràtre, et quelques-unes sont terminées, en dessous, de cen-

RecvEIL D'OISEAUX, 17% LIVRAISON,

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COLOMBE PHASIANELLE.

dré. Le bec et les pieds sont d’un brun-rougeàtre, et le tour de l'oeil est rouge. Longueur, de quatorze à quinze pouces.

Les jeunes de l’année ont de treize à quatorze pouces en longueur totale. Tout le plumage des parties supérieures, les ailes et la queue, sont coupés transversalement de bandes d’un brun-rougedtre terne el de noir; les parties inférieures ont des raies noires sur un fond rouxjaunàtre. Dans un àge plus avancé, on voit des bandes noires et rougedtres plus larges et moins nombreuses aux parties supérieures; des teintes verdàtres-pourprées et métalliques colorent la nuque et les còtés du cou; toutes les parties inférieures, à l'exception de la gorge, ont une teinte vineuse rayée de nombreuses bandes en zigzag, On trouve des individus en mue couverts en partie de raies et de bandes, et parmi ces plumes un grand nombre de celles qui formentla livree de l’adulte, et sur lesquelles on ne voit aucune trace de ces bandes noires.

Musées de Paris et des Pays - Bas, où l'on voit une série de ces

oiseaux.

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Le Male. — Planche 560.

Ce nom sert de premier indice pour servir à distinguer, du premier coup-d'oeil , la Colombe è longue queue de cet article de la Phasianelle de notre pl. 100, avec laquelle on pourrait la confondre et se méprendre souvent lorsque ces deux espèces sont encore vétues de la livrée du jeune ége; le grand nombre de bandes transversales noires, dont tout le plumage, mais spécialement les plumes caudales, de cette espèce nouvelle est barriolée, suffit comme premier et principal moyen pour reconnaître les espèces dans tous les périodes de la vie et chez les deux sexes. La Phasianelle a constamment la queue unicolore et sans aucune raie ; une taille plus forte, un bec totalement noir, et les couleurs du plumage diflérentes de celles de la Phasianelle, sont des indices faciles à saisir, et qui ne laissent aucun doute dans la détermination, surtout lorsque les sujets sont à l’état adulte.

Le mîle, figuré pl. 560, a la face d'un roussàtre-vineux; le sommet de la téte et le manteau d’un beau vert métallique qui reflète en teintes purpurines : de semblables reflets, mais plus clairs, couvrent la gorge et la poitrine : ces parties portent aussi des bandelettes noires; les flancs sont d’un gris-pourpré marqué de fines stries transversales d’une teinte plus foncée; le menton et le ventre ont une teinte isabelle, et les couvertures du dessous de la queue sont rousses; tout le dos, toutes les couvertures des ailes, le croupion et les six grandes pennes de la queue portent des raies transversales noires et d'un rouge de brique; les trois pennes latérales de chaque cété de la queue sont cendrées à leur origine, puis noires et terminées de gris-bleuAtre; les pieds sont rouges et le bec est noir. Longueur, quatorze pouces.

La femelle et les jeunes different du mile adulte en ce que toute

RecuriL D'OISEAUX, 95° LIVRAISON.

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COLOMBE MULTIRAIE.

la téte, tout le cou et la totalité des parties inférieures du plumage sont barriolés de bandes noires et roussAtres d’égale largeur.

La Phasianelle, Vespèce de cet article, et celle de notre pl. 561, ont à peu près les mémes formes, quoique sur une échelle un peu différente; leur bec très-gréle, leur queue fortement étagée et les teintes du plumage présentent de nombreux rapports; leur genre de vie et leur nourriture sont à peu près les mèmes; elles habitent à peu près les mémes contrées, et les mémes lieux leur servent de retraite, ce qui fait que la description des moeurs convient à peu près à lune comme aux deux autres.

Ces Colombes vivent le plus souvent par paires sur les crétes des hauts rochers dans les bois, d’où elles se jettent dans les plantations de poivriers; elles y font une grande déprédation de graines avant leur maturité; elles recherchent aussi celles du bétel, et trouvent aussi dans les foréts une multitude d’espèces différentes de graines de ce genre, plus ou moins dcres, dont leur nourriture se compose habituellement, et qui communiquent è la chair de ces ciseaux un fumet très-agréable, qui en fait un mets délicieux et très-recherché. Leur glousement est fort bas, terminé par un ton plus haut, souvent la seule partie qu'on puisse entendre.

Cette espèce, la précédente et la suivante abondent dans les îles de Java et de Sumatra, partout où les plantations sont multipliées.

Elles sont sans doute répandues dans plusieurs autres îles aux épices.

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