‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 4)Chapitre 33 sur 134 · RIST · texte numérisé non relu

RIST

TORCHEPOT VOILE.

SIPIA FELATA. Ten.

Le Mdle. — Planche 72, fig. 3.

Cette espèce, de l’archipel des Indes, est modelée selon les formes de notre Torchepot d'Europe et de tous ses congénères répandus dans les provinces septentrionales du nouveau monde ou qui habitent les différentes parties de l’Océanie et du continent Asiatique. L'espèce nouvelle que nous figurons se trouve dans les îles de Sumatra et de Java, avec cette différence caractéristique propre au sol ou au climat de ces deux fles, que les individus de Sumatra sont plus grands que ceux de Java. Nous donnons le portrait d'un individu envoyé de Java , accompagné des détails du bec et des pieds , planche 72 , figure 3.

Les mAles envoyés de Sumatra ont le sommet de la téte, la nuque et les parties supérieures du corps d’un riche azur; les ailes et la queue sont d’un bleu moins pur; toutes les grandes pennes de ces deux parties sont noires sur les barbes intérieures et lisérées de bleu; les joues et les còtés du cou ont une teinte bleuàtre-pourprée; toutes les parties inférieures, à l’exception du menton qui est blanc, ont une nuance cendrée légèrement pourprée. Le màle a sur le front un large bandeau noir et une bande de cette couleur au dessus des yeux; le manque de ce dernier caractère sert è distinguer la femelle. Le bec est jaune partout, excepté à la pointe qui est noire. Longueur totale, cinq pouces; les individus de Java ont un pouce de moins et leur bec est plus court.

Le catalogue des oiseaux de Java par M. Horsfield, qui a paru quelque temps après la publication de notre planche, indique notre espèce sous le nom de Sitta frontalis ; l’individu tué, probablement à Java, y est noté comme ayant une longueur totale de cinq pouces anglais; la différence de taille que nous signalons paraît donc purement accidentelle ou tient è des causes locales, vraisemblablement propres aux deux îles mentionnées.

Musées des Pays-Bas, de Londres, de Paris et de Vienne.

Recover D'OlseAUx, 12°. LIVRAISON.

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GENRE ONGUICULE.

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Bec très-court, comprimé, è peu près droit; pointe échancrée. Narines \atérales au milieu du bec, ouvertes, percées de part en part, surmontées

de soles.

Pieds. Tarse plus long que le doigt du milieu; celui-ci et l’externe égaux. Ongles plus longs que les doigts, forts, peu arqués, cannelés latéralement. Ailes très-courtes, les cinq premiéres rémiges étagées, la sixième le plus longue.

Quceue large, longue; pennes fortes, à pointe aigué; des baguettes très-longues.

Cr genre, fondé sur une seule espèce dont on ne connaiît que la dépouille, doit, ce nous semble, étre classé parmi les groupes d’oiseaux doués de moyens puissans d’ascension. Les pieds forts, armés d’ongles longs et aigus, et la queue pourvue de baguettes fortes, élastiques, à pointe usée, et terminée en alène, portent à faire préjuger que cet oiseau escalade le tronc des arbres à la manière des Pics et des Torchepots, ou est doué dela faculté de se cramponner comme le font les Grimpars , les Sitines, les Anabates et les Promeérops. Cette structure des pieds et de la queue semble assigner à ce nouveau groupe une place parmi nos An:isodactyles ; c'est des Grimpars ( Dendrocolaptes ) d'Amérique que notre oiseau se rapproche le plus. On n'a point obtenu de renseignemens relativement aux moeurs et aux habitudes de cette espèce trouvée dans les parages méridionaux de l’Océanie.

Recuer D’OrstAUx, 72°. LIVRAISON.

ONGUICULE SPINICAUDE.

ORTHONYX SPINICUDUS. TeMmM.

Planche 428, Ze Mdle. — Planche 429, la Femelle.

Lr male a le sommet de la téte couvert de plumes formant une

petite hupe d'un brun sombre marqué de méèches noires; la nuque

et le manteau sont d’un brun plus clair marqué sur chaque plume

d'une grande tache noire placée sur la barbe intérieure; les joues ont une teinte grisàtre ; le plumage très-touffu du dos et du croupion est d'un brun-marron; l’aile est coupée de quatre bandes transversales, dont deux très-larges, d'un noir parfait; les deux autres ont moitié largeur des premières, et sont d’un gris terne : la gorge et tout le devant du cou' sont..d’un roux vif, entourés vers la région thorachique d’un demi-collier noir; le milieu de la poitrine et du ventre sont d’un blanc pur; les còtés de la poitrine et les flanes d'un brun cendré nuancé de marron. La queue est d’un brun terne; toutes les pennes à baguettes roides sont terminées par une pointe garnie de soies rares, qui dépasse la partie barbue des pennes environ d’un demi-pouce. Le petit bec est noir; les pieds sont longs et forts, et les ongles, très-robustes, sont à peu près de longueur égale; les uns et les autres ont une teinte brune. Longueur totale, sept pouces six lignes.

Le plumage de la femelle diffère de celui du màle par la couleur du devant du cou, qui, chez elle, est d'un blanc pur.

On dit que l’espèce habite la Nouvelle-Zélande; c'est du moins des parages de l’Océanie qu’ont été rapportés les individus figurés; ils font partie du Musée des Pays-Bas.

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GRIMPAR PROMEROPS.

DENDROCOLAPTES PROCURVUS. Temm.

Planche 28.

Le bec de ce Grimpar rappelle aux formes de cette partie dans les Promérops ; il en diffère si peu que sil fallait classer notre Grimpar d’après la conformation du bec seulement, et sans prendre notion des caractères empruntés des autres parties, on ne balancerait certainement point à en faire une espèce du genre Epimachus; cette analogie est tellement prononcée, que long-temps avant de connaître l’oiseau que nous publions de grandeur naturelle, j'ai possédé dans mon cabinet d’ostéologie, une téte de cette espèce, sous le nom de Promérops moqueur ( Upupa erythrorynchos, Lath. sp. 9 ); l’erreur n'a été relevée qu’après la comparaison de ce cràne avec les individus parfaits rapportés du Brésil par les voyageurs qui ont visité ce pays. Ces rapports très-prononcés dont nous venons de faire mention m'ont guidé dans le choix du nom donné à cette espèce, que nous avions jugée nouvelle lors de la publication du cinquième cahier de ce recueil, mais dont nous avons trouvé depuis le portrait et la description publiés par M. le professeur Lichtenstein, dans les Annales de l’Académie de Berlin, où il est indiqué sous le nom de Dendrocolapte à bec de Grimpereau.

Notre Grimpar a les pieds, les ailes et la queue pareils en tout à ces parties chez toutes les autres espèces de ce genre; mais son bec trèslong, gréle et excessivement courbé, forme un contraste frappant avec celui de son congénère placé à l’autre extrémité de la série de ce groupe; celui-ci, publié dans nos fascicules, planche 72, figure 1, sous le nom de Grimpar fauvette, montre jusqu'à l’évidence toute la nul-

lité de nos systèmes artificiels basés sur des formes que la nature a

Recvurm D'OrsrAvx, 5° LIVRAISON.

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GRIMPAR PROMÉROPS.

dans de plus amples

variées d'une manière si étonnante. Nous entrons détails a cet égard à l'article qui traite des généralités du genre Den-

drocolaptes.

Un roux vif et très-foncé couvre les pennes s sont terminées de brun et celles de la queue ont les

des ailes et de la queue,

les première baguettes fortes, élastiques et ter un-olivàtre, cette couleur est aussi répandue

minées de piquants; le dos et les

scapulaires sont d'un br sur la téte et au cou, mais chaque plume a un trait blanc le long des baguettes; les bandes blanches ‘sont plus larges sur les plumes des joues et de la gorge. Sur celles de la poitrine et du ventre on voit

de petites stries blanchàtres distribuées sur un fond brun-olivàtre;

le bec est rougeàtre et les pieds sont cendrés. On trouve cet oiseau au Brésil. Des individus font partie du plus

grand nombre des Musées.

GRIMPAR FAUVETTE ov BEC-FIN.

DENDROCOLAPTES SYLVIELLUS. Tewm.

Planche 72, fig. 1.

En comparant la figure de notre Grimpar bec-fin avec celle du Grimpar promerops, pl. 28, on sera peut-étre étonné de voir deux oiseaux si différens par la forme du bec, réunis dans un méme genre; cette réunion, quelque disparate qu'on la puisse juger au premier coup d'oeil, est le résultat de comparaisons faites sur une multitude d’autres espèces qui remplissent exactement l’intervalle entre celles placées aux extrémités de la série. Les deux jalons étant placés, il me sera facile de faire voir, en publiant successivement une suite d’espèces inédites, et en renvoyant pour celles décrites et figurées aux portraits des Grimpars donnés par mon ami Le Vaillant, dans le troisieme volume des Oiseaux de Paradis, Toucans et Barbus, et dans le mémoire publié par M. Lichtenstein , que la réunion de toutes ces espèces en un seul groupe, présente une série très-naturelle, où l'on peut juger des passages gradués dans la forme plus ou moins courbée ou parfaitement droite du bec de ces oiseaux; les-autres parties du corps, tels que les pieds, les ailes et la queue, méme les couleurs du plumage, offrent des rapports parfaits de l’identité générique.

Les moeurs de ces oiseaux ne ‘sont point encore exactement connus, et, quoique ennemis des hypothèses dans une science basée sur des faits, nous hasardons d’émettre celle qui parait probable par rapport à la manière différente dont les Grimpars promérops et faupette pourvoient à leur subsistance. Les grands Pics armés d’un bec fort, droit, quadrangulaire et terminé en ciseau, entament l’écorce des arbres et perforent leur masse; ceux à bec plus faible, court, un peu courbé et pointu, parcourent l’écorce des trones et des

branches sans entamer cette enveloppe ligneuse; les uns et les

ti > lecvem D’OIseAUx, 12°. LIVRAISON.

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