OISEAU-MOUCHE A GORGE BLANCHE
TROCHILUS ALBICOLLIS. Vizi.
Le Méle. — Planche 205, fig. 2.
Certe espèce, décrite par M. Vieillot, a la gorge, une partie du devant du cou, le milieu du ventre, les plumes de l’anus et les couvertures inférieures de la queue d’un blanc de neige; cette couleur borde encore les plumes du menton, qui sont verdàtres au milieu, couvre à peu près la moitié des deux pennes les plus extérieures de la queue, et termine les deux suivantes; ces pennes sont, dans le reste, de méme que les quatrièmes de chaque còté, d'un bleu-noir; les deux intermédiaires, les couvertures supérieures des ailes, le dessus et les c6tés de la téte, le dessus du cou et du corps, la poitrine et les flancs, sont d’un vert-doré à reflets brillans; les pennes des ailes d’un violet sombre; les plumes des jambes et des tarses vertes et blanches, et le bec noir en dessus, mais jaunàtre en dessous; les pieds sont noirs. Longueur totale, trois pouces neuf lignes.
Plusieurs individus des deux sexes ont été envoyés, par les soins de M. Natterer, au cabinet de Vienne; M. de ‘Lalande en a aussi apportés de son voyage au Brésil, où l’espèce ne paraît point étre très-commune.
Musées des Pays-Bas, de Vienne, de Paris et du baron Laugier.
OISEAU-MOUCHE PETASOPHORE.
TROCHILUS. PETASOPHORUS. P. Maxx.
Le Mdle. — Planche 203, fig. 3.
M. NartereR vient d’adresser cette belle espèce au Musée de Vienne, sous le nom de Trochilus janthinotus; le prince de Neuwied nous ayant communiqué une notice sur cet Oiseau-mouche , sous la dénomination portée en téte du présent article, il nous a paru juste de la conserver comme ayant titre de priorité.
Le male est orné d'une large et belle toufle de plumes violettes, couvertes d’un lustre pourpré et à reflets métalliques, qui prend naissance au dessous du méat auditif, et qui se détache du reste du plumage qui couvre les còtés du cou; la queue est composte. de pennes très-larges , disposées de manière à paraître un peu fourchue; lorsque ces pennes sont rassemblées, et que la quene n'est point etalée , les ailes couvrent cette partie dans toute son étendue. Un vert très-brillant, velouté et changeant, couvre le menton et la gorge; du vert plus sombre et è reflets métalliques est répandu sur la poitrine; du vert-clair moins brillant, quoique è reflets, couvre les còtés de la poitrine, le ventre et l’abdomen, où règne une légère teinte cendrée; toutes les couvertures du dessous de la queue sont d'un blanc de neige; les parties supérieures de la téte et du corps ont des teintes verte-dorées, telles que nous les retrouvons sur le plus grand nombre des espèces qui composent cette grande famille; les pennes de la queue sont toutes d’une riche teinte verte-bronzée, plus foncée vers le bout de ces pennes qu'a leur base; les trois extérieures de chaque còté ont a leur extrémité une fine bordure blanchitre; le bec et les pieds sont noirs.
La femelle ne nous est point connue. On trouve cette belle espèce au Breésil.
Musées des Pays-Bas, de Vienne, de Paris et du prince de Neuwied.
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7 Souwimanga metalhkgue, mit. 2.14. 1. fomelle. 5. Nd. souci, mdte.
SOUIMANGA METALLIQUE.
NECTARINIA METALLICA. Licutens.
Le Mdle et la Femelle.—Planche 547, fig. 1 et 2.
En consultant seulement la description donnée par Le Vaillant du Sucrier figuier, Ois. d’Af. vol. 6, p. 111, et ne faisant point usage d’autre moyen comparatif pour déterminer l’espèce de cet article, on pourrait très-facilement confondre celle-ci avec le Sucrier figuier (1) du midi de l’Afrique de la planche 295, fig. 2 des planches de-Le Vaillant. Il me paraît conséquemment nécessaire de faire précéder la description du Sowimanga metallique d'une courte indication ‘des différences les plus marquées entre cette espèce et le Sucrier de Le Vaillant.
La taille et les couleurs du plumage de ces deux espèces voisines sont à peu près les mémes. Le bec du Figuer est plus court et plus droit que celui du Metalligue dont les mandibules sont bien plus arquées; les filets de la queue dans le premier sont grèles et acuminés, dans celui-ci plus larges et terminés en petites spatules arrondies. Les couleurs du plumage offrent aussi de légères disparités ; la teinte des plumes du croupion et des couvertures supérieures est pourprée chez le figuier, d'un bleu foncé métallique et coupé par une bande jaunAtre chez l’espèce de cet article; un beau collier formé par une large bande d'un bleu vif et pur couvre la région thorachique; elle manque totalement dans l’espèce du midi de lAfrique.
Notre nouvelle espèce a été poriée en note, par M. Lichtenstein , dans le catalogue d’objets en double du Musée de Berlin sous les n°. 1359, 154 et 135.
Le mile a toute la téte, le devant et les còtés du cou, la nuque, le
(1) Nectarinia sylviella de l’index que nous donnons de ce genre. On le trouve aussi au Séné-
gal et à la còte de Guinée.
RecurI D’OrseAux, 58°. LIvRAISON.
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SOUIMANGA METALLIQUE.
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manteau et les petites couvertures des ailes d'un vert brillant et
métallique; un demi-collier d'un bleu vif pourpré et métallique ceint la région thorachique ; toutes les autres parties inférieures sont d'un beau jaune jonquille; une bande d’un jaunàtre très-clair passe sur le eroupion dont la teinte métallique est la méme que celle du collier;
9) n Ta toutes les pennes de la queue et les deux filets sont d’un noir glacé de
bleu métallique; l’aile est noire mais les moyennes couvertures sont d'un bleu pourpré.
La femelle diffère bien plus que le màle par les teintes du plumage de la femelle du Sucrier figuier de Le Vaillant. Un gris-cendré mat couvre toutes les parties supérieures; les ailes sont d’un cendré-brun liséré de blanchAtre; la queue sans filets est d'un noir à légers reflets; toutes les pennes sont frangées de blanchàtre et terminées en dessus de blanc; la gorge et l’abdomen sont blanchàtres et le reste des parties inférieures est d’un jaune-citron clair; le bec et les pieds sont noirs.
Le màle prend en hiver la livrée de la femelle : ce que jai pu vérifier sur des individus dans le passage d’une livrée è l’autre, et tapirés de gris et de couleurs métalliques.
On trouve l’espèce en Nubie dans les environs de Dongola.
M. Ruppel et les voyageurs prussiens ont fait l’envoi de plusieurs individus aux Musées de Francfort et de Berlin; ceux que nous figu-
rons font partie du Musée des Pays-Bas.
SOUIMANGA SOUCI.
NECTARINIA SOLARIS. Temm
Le Male. —Planche 547, fig. 3.
Cr petit Souwimanga des Moluques n'a point encore été deécrit; nous n’en connaissons encore que le male.
Les formes étant indiquées très-exactement par la figure ci-jointe, il ne nous reste qu’à donner la courte notice des couleurs du plumage. Des plumes terminées par une large bordure d’un vert foncé changeant en pourpre et à reflets métalliques couvrent tout le devant du cou et le front; la poitrine , le ventre, l’abdomen et les couvertures du dessous de la queue ont une teinte souci ou orange trèsvif; les panaches des flancs sont d'un jaune brillant; toutes’ les parties supérieures ont une teinte olivAtre terne; les ailes noires bordées d’olivàtre; enfin la queue noire à Iégers reflets, et les deux pennes latérales terminées de blanchàtre.
On trouve cette espèce à Amboine, l’une des Moluques.
M. Reinwardt a rapporté de ses voyages trois sujets màles déposés aujourd'hui dans le Musée des Pays-Bas.