ECUEIL D'OISEAUX, 23°. LIVRAISON
RecurI. DO 25° SON
SOUIMANGA DISTINGUÉ.
tarinia javanica , l’oiseau figuré dans notre planche 196, ig.1 et, Cette Javanica est un double emploi de la Certi LEPIDA de Latham. Nous avons déjà fait obse
Lepipa de Sparmann, Mus. Carls. tab. 59, es
ever. è l'article cité, que la Centra t identique avec Cer-
thia sperata de Latham.
Le Souimanga distingué a été trouvé par M. Reinwardt dans l’île 5 È
de Java. C'est aussi de cette partie de l’Archipel des Indes que M. Horsfield a rapporté les individus quil décrit. M. Diard vient d’en adresser
de semblables au Musée de Paris. C'est le Fri-ganti des Javanais.
SOUIMANGA PECTORAL.
NECTARINIA PECTORALIS. Temm.
Le Mdle. — Planche 138, fig. 3.
Cer oiseau est aussi du nombre des espèces nouvelles découvertes par les voyageurs qui ont parcouru avec plus de soin les îles de l’Archipel indien. Ces pays, encore peu visités sous le rapport des recherches en histoire naturelle, recèlent une grande quantité d’objets nouveaux a explorer; ils fourniront pendant long-temps aux naturalistes une récolte abondante dans toutes les classes du règne animal.
Un capuchon d'un vert saphir, à teintes chatoyantes, couvre le sommet de la téte, et s'étend sur la nuque; un beau pourpre à reflets verts et métalliques est répandu sur les plumes du croupion et sur les couvertures des ailes; la nuque et le haut du dos sont d'un noir velouté; la gorge, le devant du cou et la poitrine sont ornés d’une plaque d’un ponceau brillant de reflets metalliques: cette espèce d’écusson est comme encadré par une bande d’un bleu éclatant et à reflets métalliques; ces. teintes bleues continuent a régner sur une grande partie du ventre, mais l’abdomen et les flancs ont des couleurs ternes; sur chaque flanc se trouve une belle touffe de plumes d’un jaune éclatant ; les pennes des ailes sont d'un noiràtre mat, mais celles de la queue sont d’un noir violet bordé de teintes verdàtres; le bec et les pieds sont noirs. Longueur, quatre pouces six lignes. La femelle ne nous est point connue; M. Horsfield dit qu'elle est presque entièérement d’un olivAtre foncé.
On trouve ce beau Souimanga dans l’ile de Java, où il porte, selon M. Horsfield, le nom de Plichi-kembang. Sa nourriture consiste en petits insectes quil cherche parmi les plantes.
Vai déjà indiqué è l'article précedent la cause de la transposition de nom. Cette espèce est la méme que la Nectarinia eximia de M. Horsfield.
RecveIL D'OrseAUx, 23°. LIVRAISON.
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SQUIMANGA DE KUHL.
NECTARINIA KUALII. Temm.
Le Mdle, planche 576, fig. 1.— La Femelle, fig. 2.
Nous réunissons ici sur la méme planche les portraits de deux
espèces de Souimafigas, nouveaux parés de couleurs éclatantes, que i a
le souvenir d'une perte douloureuse pour les sciences, m’engage è
consacrer à la mémoire de deux jeunes naturalistes que la mort mois-
sonna & la fleur de l’àge. Déja la reconnaissance publique vient d’é-
riger par les ordres du gOUVernei général de l’Inde la pierre sépul-
crale où leurs dépouilles mortelles®reposent réunies sous le méme marbre; nous rappelant ainsi d'une manière touchante et vraie l’union qui existait de leur vivant, dans tous leurs travaux, entre ces amis, voués par un méme penchant à l’étude de l’histoire naturelle.
Cest la modestie alliée à la simplicité la plus aimable, parée des connaissances les plus étendues et du zèle le plus ardent pour l’avancement des sciences, que nous perdons dans ces deux jeunes naturalistes, Kuhl et Van Hasselt, si intéressans par la douceur de leur caractère et par leur union fraternelle. Leur mémoire sera chére a tous leurs amis, disons mieux è tous ceux qui ont eu des rapports avec eux. Elle vivra surtout au Musée royal des Pays-Bas, où leurs travaux mont permis de faire ériger a leur mémoire tant de monumens durables.
Le mile adulte a toute la partie supérieure de la téte, les couvertures de la queue et une partie des deux pennes du milieu d’un trev-bouteille métallique; les autres parties supérieures d’un vert terne, en exceptant le croupion qui est d'un jaune très-vif; la gorge, le devant du cou et la ligne moyenne de la poitrine sont d’un rouge-cramoisi ; sur le devant du cou se dessine en V renversé une
bande d’un bleu chatoyant; le ventre est d’un vert-noiràtre; mais le
RecurI D’OrseAux, 65°. LivrAISON.
SOUILMANGA DE KUHBL.
caractère le plus marquant dans cette espèce se trouve dans la blan-
cheur éclatante des plumes des flancs et du dessous des ailes. Ales en mue manquent de vert-métallique à la téte, qui est ne; la bande bleue n'est point visible ou
Les m remplacé par un vert ter
faiblement indiquée, et le cr 2 si i ta .
La femelle a tout le devant du cou d'un gris-verdàtre; le sommet
les flancs d’un blanc éclatant, et tout le reste du
amoisi est tapiré de plumes grises.
de la téte gris foncé, plumage de la méme teinte verte que le dos du màle; la queue est
plus courte que dans le méle et n'a point de filets allongés.
L’espèce se trouve à Java et fait partie du Musée des Pays-Bas.
SOUIMANGA DE HASSELT.
NECTARINIA HASSELTII.Tenmm.
Le Mdle.--Planche 376, fig. 3.
Vin HasseLt, compagnon d’études de Kuhl, inséparables dans les travaux, rivalisant de zèle avec son ami intime, n'a survécu que bien peu de temps à la douleur de s'en voir séparé; leurs dépouilles mortelles reposent aujourd'hui dans le méme tombeau élevé par M. le baron Van de Capellen en mémoire de ces deux jeunes naturalistes qui ont si bien mérité de la patrie. Puisse cette épitaphe modeste, dédiée à leur mémoire, étre agréable aux familles respectables qui pleurent la perte de ces intéressantes victimes d'un zéle trop ardent, poussé quelquefois jusqu'à l’imprévoyance dans les soins quil est nécessaire de prendre pour la conservation des forces et de la santé, dans ces régions équatoriales.
Le mile a tout le sommet de la téte et l’occiput d’un vert cha: toyant lustré de jaunftre ; toute la partie supérieure du cou d'un noir velouté ; le dos , les scapulaires, les petites couvertures des ailes, le croupion, les couvertures de la queue et les bords des pennes d’un pourpre chatoyant en vert-métallique ; tout le devant du cou et la poitrine d'un pourpre-violet très-éclatant; le ventre couleur carmélite très-foncé; les ailes et la queue sont d'un noir parfait; l’abdomen est d’un noir mat. La queue est carrée et le bec un peu court.
Nous n’avons regu au Musée des Pays-Bas que deux miles de cette
espèce assez rare à Java.
D b) ae Recuer D'Orsredux, 65°. LIvRAISON.
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1.Souimanea 4 Joues JAULS, mile. 2.1d. oredlon - violet fem (2) cd ld
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SOUIMANGA A JOUES JAUNES.
NECTARINIA CHRYSOGENYS. Temm.
Le Mdle.—Planche 388, fig. 1.
CerTE espèce inédite repose sur l’examen de l’individu unique faisant partie des collections rassemblées à Java par nos voyageurs Kuhl et Van Hasselt. Le sexe ayant été déterminé, nous pouvons donner le portrait ci-joint pour celui du màle; la femelle sera publiée plus tard, lorsque la nouvelle expédition, composée des naturalistes MM. Boié, Macklot et Muller, chargés de poursuivre les travaux interrompus par la mort des naturalistes mentionnés, nous mettra à méme d’obtenir des renseignemens sur les moeurs de cette espèce; dont le signalement des couleurs du plumage forme sans doute la partie la moins intéressante, mais à laquelle nous nous voyons malheureusement trop souvent borné dans ces notices historiques.
Un vert assez pur couvre la téte, le cou et le dos; un vert olivàtre est répandu sur les ailes et la queue; la poitrine est nuancée de vert et de gris; le ventre, l’abdomen et les couvertures du dessous de la queue de vert-jaunàtre; une petite touffe d’un jaune pur couvre le méat auditif, et une fine bande jaune surmonte les yeux en forme de sourcil; le très-puissant bec de cet oiseau est brun, les pieds sont d'un brun clair et la queue est courte et à pennes d’égale longueur. La figure le représente de grandeur naturelle.
L'individa du Musée des Pays-Bas a été trouvé à Java, dans le district sauvage et boisé de Bantam.
Remarque. Nous venons de trouver dansles papiers de notre défunt ami Van Hasselt, que cet oiseau et les deux espèces figurées sur notre planche 84 sous les noms de Sowimanga a long bec et Souimanga modeste se nourrissent uniquement d’araignées et qu'ils ont la langue
° © O b) courte et cartilagineuse. Cette seule remarque, toute succincte qu elle
Recuerr D’'OrseAUx » 65°. LIVRAISON.
SOUIMANGA A JOUES JAUNES.
soit, suffit cependant pour exclure ces oiseaux du genre Nectarinia : nousattendrons de nouveaux renseignemens qui pourront étre fournis par les voyageurs Boié, Macklot et Muller, et nous publierons alors les caractères propres à ce petit groupe, qui portera la dénomination
générique d° Arachnothera.
SUPPLEMENT A LARTICLE
DU SOUIMANGA OREILLON VIOLET.
La Femelle.—Planche 388, fig. 2.
Le portrait du mile a été donné dans la 18°. livraison, pl. 108, fig. 1. Nous ne connaissions point à cette époque l’autre sexe, depuis il nous est parvenu plusieurs sujets; comme la femelle présente des diff&rences très-marquées par les couleurs du plumage, nous croyons quil est nécessaire d’en publier une figure.
Toutes les parties supérieures du corps, la téte, les joues, les còtés et la partie postérieure du cou sont d’un vert terne; les ailes et la queue brunes, liserées d’olivàtre; la penne extérieure de la queue cendrée, et la suivante terminée de cendré; la gorge et le devant du cou d'un brun marron; toutes les autres parties inférieures jaunes et le bec noir.
Ce Souimanga a bec droit et en aléne a les mandibules à peu près modelées selon la forme type des oiseaux répartis dans le genre Sy/vza. Cette structure peut avoir induit en erreur les méthodistes, sur le genre où il doit étre rangé, ce qui explique le motif de son association avec les becs-fins, sous le nom de Sylvia cingalensis. Toutefois il vit de la méme manière que les autres Souimangas à bec plus ou moins arqué; il a comme eux la langue en trompe et choisit sa nourriture principale en dardant cette langue au centre des fleurs pour en extraire la matière suerée. Jai lieu de croire, vu le peu de longueur des mandibules de notre oiseau, ainsi que de quelques autres espèces auxquelleson peut l’associer, que celles-ci sont destinées à pomper le nectar des fleurs à calice peu profond, tandis que les espèces munies d'un bec plus fortement arqué et beaucoup pluslong, prennent cette matière sucrée des grandes espèces de Liliacés et d’Eugenia; et que l’organisation des unes et des autres, quoiqu'en apparence différente, est sous tous les rapports analogue, mais modifiée selon les besoins, et la
nature des végétaux qui leur servent de nourriture.
SOUIMANGA A VENTRE ECARLATE.
NECTARINIA COCCINIGASTER. Teun.
Le Mdle. — Planche 388, fig. 3.
Dans le nombre très-considérable de ces petits oiseaux parés des couleurs les plus riches et les plus éclatantes, on distinguera sans doute l’espèce du présent article comme le modéle d’une recherche exquise dans les couleurs vives et pures du plumage. Nous connaissons seulement l’habit de noces du male; la femelle et le male en état de mue restent encore à décrire. L'espèce n'est pas figurée dans le bel ouvrage des oiseaux dorés de M. Vieillot, et je ne la trouve point citée dans l’Index de Latham.
Un vert métallique plus ou moins jaunatre couvre le sommet dela téte et la nuque; le haut du dos, la partie inférieure du cou et les moyennes couvertures des ailes sont d'un mordoré velouté; la partie inférieure du dos, le croupion et les petites couvertures des ailes ont cette brillante teinte d’acier poli à reflets pourpres et violets; le devant du cou et la poitrine sont d’un riche violet bleuàtre et métallique; tout le ventre, jusqu’aux cuisses, est du plus bel écarlate; la région des cuisses, l’abdomen et les couvertures du dessous de la queue sont olivàtres; les ailes sont noires, les pennes de la queue d'un bleunoiràtre, lisérées de violet, bec et pieds noirs. Longueur, trois pouces six lignes.
Ce beau Souimanga a été trouvé par M. Dussumier dans une des iles Philippines; l’espèce est assez abondante à Manille s on peut la nourrir en cage pendant quelques jours, en donnant pour nourriture de l’eau sucrée; en liberté elle vit du nectar des fleurs, et peut-étre de très-petits insectes imperceptibles qui sattachent au fond de leur calice. Nous ne connaissons pas la femelle de ce bel oiseau.
Les Musées des Pays-Bas et de Paris ont obtenu des individus par les soins de M. Dussumier.
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