‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 4)Chapitre 7 sur 134 · LOPHOPHORE CUVIER · texte numérisé non relu

LOPHOPHORE CUVIER

Le male de l’espèce figurée dans notre planche 1°. a le sinciput

orné d'une huppe de plumes très-longues, effilées et à barbes courtes ,

- un peu décomposées. Les joues sont nues, la queue que l’oiseau porte

dans une direction horizontale, est de moyenne longueur et légère-

ment arrondie. i La huppe, le cou ainsi que les parties supérieures et inférieures du corps sont d’un noir a reflet violet très-brillant; les ailes et la queue ont une teinte noire, dépourvue de lustre; toutes les plumes de ces parties portent des zigzags très-déliés d'une teinte grisàtre. I semble, à en juger par quelques plumes isolées dépourvues de ces raies grises, que la livrée de l’adulte differe de celle du jeune. Les plumes du croupion et les couvertures de la queue sont toutes terminées par une large zòne blanche; les parties inf&rieures, ainsi que je viens de l’indiquer, sont d’un ton violet lustré; mais l’unique individu connu, et qui a servi de modele à notre planche, a quelques plumes de la gorge parsemées de zigzags gris très-fins, ce qui me fait croire que ces plumes sont un reste de la livrée du jeune dge. Les pieds sont gris, de méme que l’éperon assez fort et acéré dont les tarses sont armés; le bec est jaune; la nudité ophtalmique qui communique au bec est garnie de très- petites papilles, et paraît avoir été rouge dans l’individa vivant. La longueur totale est de dix-huit pouces.

On trouve une très-courte notice sur cette espece dans le Syropsts de Latham, sous le nom de CoLourED PHEASANT. SY. SUPP., vol. 1, pag. 210. Je n'ai pu trouver, dans les cabinets de l’Angleterre, le sujet quia servi de modèle au naturaliste anglais. Il est probable que l'indication très-succincte qu'il donne de l’espèce est prise sur un dessin envoyé du Bengale.

Le Muséum royal de Paris, seule collection en Europe où se trouve un individu de cette espèce propre au continent de lInde, en doit la possession aux soins de MM. Diard et Duvaucel, deux jeunes naturalistes éleves de M. Cuvier, dont jaurai souvent occasion de parler dans cet ouvrage. Les galeries du Muséum de Paris renferment plusieurs espèces nouvelles ou peu connues d’animaux , qui sont les fruits

des voyages que ces naturalistes ont entrepris dans l’Inde et a Sumatra.

CASI aurons à traiter dans ce recueil, seront ié inéralité i o È publies avec les sénéralités dans un discours où il sera fait mention È i Î i ieui 5 on du naturel et des habitudes des oiseaux. Une feuille séparée servira d’introduction à tous

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