‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux (volume 4)Chapitre 82 sur 134 · MARTINET COIFFE · texte numérisé non relu

MARTINET COIFFE

CLEPSELIUS COMNIFUS " Fiuw

Planche 268.

Les couleurs du plumage dans le genre Martinet, ne nous avaient jusqu'ici fourni, dans toutes les espèces dont il est composé, qu’un assemblage de teintes sombres et peu variées ; le gris, le brun-enfumég, le noir et le blanc, sont les nuances sous lesquelles le plus grand nombre se reproduisent sous des formes également peu différentes les unes des autres; dans les habitudes et dans les moeurs de ces oiseaux, nous voyons la méme uniformité dans les espèces, sous tous les climats du globe où elles sont répandues. Celle dont nous donnons le portrait de grandeur naturelle, fait exception à ces règlesassez générales ; un plumage bigarré de plusieurs couleurs et couvert de teintes métalliques, joint aux parures extraordinaires produites par des plumes longues et effilées qui, sur le sommet de la téte, sélèvent en huppe courbée, et qui, par leur réunion autour du bec, à la gorge et aux tempes, forment sur ces parties des ornemens accessoires, d'autant plus extraordinaires que ces parures semblent contraster avec le plumage sombre et uniforme des autres espèces connues.

Des plumes très-longues, acuminées et d'un blanc pur, s'élèvent sur les cétés de la téte et forment une bande qui, de la base du bec, passe sur les yeux et se renverse en huppe courbée sur la nuque; celles du menton, peu longues, mais serrées, passent en bande transversale au dessous des yeux; les dernières plumes de cette rangée sont très-longues et se dirigent vers le dos en moustaches détachées; les plumes bronzées du sommet de la téte sont aussi très-longues, de méme que celles du devant du cou, dont la teinte est d’un

vert:sombre et métallique; une petite tache marron marque la

Recuer D’Orsedux, 45°. LIvRAISON.

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