ADDITION A L'ARTICLE
DU
COLOMBAR ODORIFERE.
Nous avons dit, dans le texte joint à la pl. 241, que la femelle de l’espèceduColombar odorifere ne nousétait pas connue: depuis l’époque de cette publication, plusieurs sujets des deux sexes et le jeune nous ont été adressés par nos voyageurs dans l’Inde. En publiant la description du sexe féminin, nous pouvons encore ajouter que ce Colombar n'habite pas uniquement l’ile de Sumatra, comme il est dit dans le texte précité, mais on le trouve également à Java et à Banda.
La femelle adulte a le sommet de la téte couvert d’une calotte couleur de plomb; le menton et la gorge d'un gris clair; le devant du cou et la poitrine d'un vert clair; le ventre et les flancs d’un vert très-clair nuancé de gris; les cuisses, l’abdomen et les couvertures du dessous de la queue d’un blanc sale marqué de grandes méches vertes; tout le dessous du cou, du corps et des ailes, ainsi que les pennes du milieu de la queue sont d’un vert-grisàtre sombre; les grandes couvertures des ailes et les pennes secondaires portent un bord très-étroit d’un blanc-jaunàtre; les rémiges sont noires, et les pennes latérales de la queue sont d’un gris-noiràtre à la base, noirplein au milieu et terminées de gris clair. Longueur totale, de sept pouces et demi à huit pouces.
La femelle du Colormbar aromatique, dont le màle est figuré dans l’édition in-folio de notre Histoire des Pigeons, pl. 5, porte à peu près les mémes distributions de couleurs que la femelle de l’odor:fere. On distingue facilement l’aromatique femelle de celle décrite dans cet article : 1° par la taille et par toutes les dimensions toujours plus fortes (l’aromatigue porte en longueur totale neuf pouces six lignes, et l’odorifère, sept pouces six lignes); 2° par le bec proportion-
RecvEIL D’OIsEAUX, 93° LIVRAISON.
di SE SEST Steen
ADDITION A L’ARTICLE COLOMBAR ODORIFERE.
nellement plus fort chez la première; 5° par les teintes vertes des parties supérieures, beaucoup plus sombres et grisàtres dans l’odorifère; 4° celle-ci a les bordures des ailes d’un blanc-jaundtre, l'autre les a d’un jaune vif.
Faisant ici mention du Colombar aromatique, je saisis l'occasion d’ajouter à l’histoire de cette espèce, très-commune à Java, les observations fournies par M. le comte de Bocarmé, dont le manuscrit, cité plusieurs fois dans ce recueil, est un document précieux pour la description des moeurs et des habitudes des oiseaux que cet ama: teur judicieux a observés dans ses voyages.
« L’aromatique, dit:il, se nourrit du fruit du figuier des Indes et des pagodes ; il devient très-gras, et est un manger délicat, qu'il est facile de se procurer dans toutes les parties de l’ile, où les traces des superstitions qui ont précédé l’islamisme font encore révérer ces figuiers, que l’on plante généralement sur toutes les places publiques, et que l'on trouve dans beaucoup de lieux privilégiés, où ils servent de retraite a des singes, des chéiroptères, etc., qui multiplient tranquillement sous l’égide de quelque prétendu génie local. Les ceufs, au nombre de deux, sont blancs et placés sur quelques biichettes croisées dans un buisson ou sur un arbre peu élevé; on trouve ce nid dans les massifs des diverses espèces d’arbrisseaux épineux.
Nous faisons encore ici la remarque que le Colombar figuré pl. 6 de l’in-folio de notre Histoire des Pigeons (1), sous le nom de Colombar aromatique variété , forme une espèce distincte qui nous a été envoyée de la còte orientale de l’ile de Bornéo et de la presqu'ile de Malacca. Nous la désignons ici sous le nom suivant, en ces termes, et en renvoyant, pour la figure très-exacte du mdle, à la pl. 6 precitée de l’Histoire des Pigeons.
(1) Voyez aussi le texte dudit ouvrage et celui de l’édition in-8°, p. 55.
COLOMBAR CANELLE.
COLOMBAR CANELLE.
COLUMBA CINNAMOMEA,. Teum.
Certe espèce, de la taille de l’aromazigue, est munie d’un bec A peu près de moitié moins gros; elle a toute la téte, le cou et la poitrine d'une teinte canelle claire; le haut du dos et toutes les couvertures des ailes d'un pourpre foncé; toutes les grandes couvertures et les pennes secondaires des ailes portent une large bordure d’un jaune vif; ces pennes et les rémiges sont noires; les flancs, le ventre et l’abdomen d'un gris-bleu4tre; les cuisses jaunes, et les couvertures du dessous de la queue canelle; le croupion d’un gris-noirAtre; la queue noire, à bout des pennes d’un gris-bleudtre, mais les quatre pennes du milieu et les couvertures supérieures sont d’un vert foncé. Les pieds et le cercle nu des yeux sont d'un beau rouge; cette dernière partie est jaune chez l’aromatique. Le Colombar canelle est de la taille de l’aromatigue, mais son bec est aussi court et gréle que celui du Colombar jojo (C. vernans).
On ne connaît pas encore la femelle; deux miles ont été tués à Pontianak, dans l’ile de Bornéo.
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