‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseauxChapitre 110 sur 121 · FOURMILIER ANDROMÈDE · texte numérisé non relu

FOURMILIER ANDROMÈDE

Turdus musicuss les parties supérieures sont d'un brun bleudtre assez uniforme, seulement varié, sur les plumes du dos, par un petit nombre de croissans noirs, placés sur l’extrémité des plumes; les ailes sont d'un brun-olivàtre, et la queue, à pennes d’égale longueur, est de la couleur du dos; une tache blanche longitudinale couvre le lorum; les yeux sont placés dans un cercle nu qui communique a un espace également nu placé derrière cet organe ; des plumes tachetées de blanc et de noir couvrent les oreilles et forment, de chaque còté du bec, une longue moustache; la poitrine est grise; la gorge, le milieu du ventre et l’abdomen sont d’un blanc pur; des plumes d’un blanc très-éclatant, bordées de noir parfait, couvrent toute 1°6tendue des flancs; le bec est noir et les pieds sont bruns. Longueur totale huit pouces quatre ou cinq lignes.

On le trouve dans les îles de Java et de Sumatra.

Musées des Pays-Bas et de Paris.

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Planche 185, fig. 1.

Les terres chaudes et humides des parties méridionales du nouveau monde se trouvent plus spécialement dans les pays où pullulent (II le plus grand nombre des espéces connues de fourmis; c'est aussi I dans ces contrées que le grand architecte de l’univers a placé cette quantité d’animaux portés, par leur voracité, à diminuer les essaims nombreux de ces insectes, qui forment des républiques immenses et marchent en colonnes sérrées , infestant les bois et les champs, enveloppant dans leur sommeil les animaux paisibles et les hétes ailés des foréts, et nuisant à l'homme méme jusque dans sa demeure. Plusieurs espèces de mammifères très-multipliés , et des genres d’oiseaux composés d'une multitude d’espèces différentes, toutes se nourrissant principalement de fourmis, existent sous ces climats, afin d’y maintenir l’équilibre par la destruction qui'ils exercent sur ces animaux industrieux dans leur économie intérieure, mais nuisibles par leur nombre prodigieux, par leur appétit destructeur, et par leur instinet qui centuple leurs moyens si faibles en apparence. Les contrées situées sous la Zéne torride de l’ancien continent connaissent aussi ce fléau destructeur des foréts, des champs et des habitations; et quoique les espèces de fourmis y soient moins nombreuses en espèces, elles exercent cependant des ravages qui privent souvent l’habitant | des campagnes des fruits de son travail, et l’habitant des villes des produits de son industrie. L’existence d’animaux mangeurs de fourmis ne pouvait étre douteuse dans des pays tels que AE di les Archipels très-6tendus du midi de l’Asie; mais on pouvait i turer, surtout en envisageant la difference des espèces de fourmis,

que les animaux destructeurs de ces insectes et de leurs larves

RecueIL D’'OrsEAUx, 31°. LIVRAISON.

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FOURMILIER CAPISTRATE.

appartiendraient a des coupes nouvelles, et qu'on ne retrouverait point des formes parfaitement semblables dans l’organisation de ces étres, placés sur une terre et dans des îles éloignées de l'Amérique par des Océans très-6tendus. Le contraire a lieu par rapport aux oiseaux, et nous savons que les formes different peu dans les Pargolins, deux espèces de mammiféres qui remplacent dans l’Inde et en Afrique les espèces plus nombreuses des Fourmiliers tamanoîrs, propres au nouveau monde.

Les espèces d’oiseaux du genre Myiothera, qui sont dans l’Inde les vrais formiphages de ces contrées, nous présentent l’organisation normale de celles du nouveau continent; ils sont doués des mémes caractères qui distinguent les F ourmiliers d'Amérique ; tout en eux rappelle les mèmes formes; jusqu'aux petites différences qui distinguent les tribus ou sections, établies d’après la forme du bec, se trouvent indiquées dans ces oiseaux. M. Kuhl, peu de temps avant sa mort, a appelé notre attention sur ces rapporis, que nous avons pu constater sur les dépouilles des différentes espèces de Fourmiliers (1) des Indes envoyés par MM. Reinwardt, Diard et Duvaucel. M. Horsfield ne fait point mention de vrais Fourmiliers dans le catalogue des oiseaux de Java, car la Myiothera affinis de cet auteur ( voyez le catalogue cité , page 154) appartient au genre Pitta. Il serait nonobstant possible qu'une ou plusieurs de nos espèces de Fourmiliers des îles de la Sonde eussent été indiquées dans ce catalogue parmi d'autres genres. Les descriptions données par M. Horsfield dans ce travail sont trop courtes pour servir convenablement à reconnaître les espèces. Nous irouvons aussi que les courtes phrases Linnéennes ne suffisent pas pour guider nos recherches. Le nombre des espèces d’oiseaux est si considérablement augmenté depuis quelques années; les rapports des formes et des couleurs donnent si souvent matière aux méprises et à l’erreur, que la nécessitò d’entrer dans plus de détails sur la partie descriptive , se fait sentir toutes les fois que le sujet, dont on traite en matières zoologiques, n'est pas présenté à la vue par une bonne

gravure. Nous souhaitons que M. Horsfield puisse ‘continuer la

(1) Nous séparons de ceux-ci, les Bréves ( Pitta), autre genre d’oiseaux destructeurs de fourmis, qui forment un groupe distinct , composé d’une multitude d’espèces nouvelles , découvertes dans les îles de la Sonde, aux Mariannes et aux Philippines. Nous publierons

incessamment une série de ces oiseaux, dont le plumage est paré des plus belles couleurs.

FOUMILIER CAPISTRATE.

publication d’un travail plus étendu sur la partie zoologique des îles de la Sonde. Le bel ouvrage de planches enluminées qui paraît | sous le titre de Zoologica! researches in Java and the neighbouring

islands (1), mérite, sous tous les rapports, l’accueil dont le public | l’honore. |

Notre Fourmilier capistrate ressemble, par tous les caractères, li aux espèces figurées planches enluminées 560, fig. 1 (2), et pl. 700, | fig. 1 (5), mais il est moins grand que ces oiseaux. I

Une large bande, d'un noir plein, s'étend de la base du bec jusque dans la nuque; elle est bordée de chaque coté par un trait roux en forme de sourcil; du blanc pur couvre la gorge et forme une courte moustache à l’angle du bec; les joues sont cendrées; toutes les parties supérieures du corps et la queue sont d'un brunolivàtre; les rémiges sont de cette couleur et bordées de roussàtre; | le dessous est roux, mais les flancs et l’abdomen ont une teinte {i brune; la mandibule supérieure du bec est brune et l’inférieure blanche; les pieds sont bruns. Longueur totale, 5 pouces et demi.

Nous ne savons point quelle est la partie de l'ile de Java où se trouve cet oiseau, ni s'il est habitant des foréts ou des plaines. Le sexe du sujet figuré dans notre planche nous est également inconnu, et on ignore s'l existe quelques différences dans les couleurs du plumage de cette espèce.

Musées des Pays-Bas et de Paris.

(1) Cinq livraisons ont paru à Londres, au prix d’une guinée. Elles sont composées de mammifères et d’oiseaux.

(2) Sous le nom de Merle à cravate de Cayenne. Turdus cinnamomus des méthodes.

(3) Sous le nom de Palikour ou Fourmilier. Turdus formicivorus des méthodes.

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