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Chouette
cabowure .
CHOUETTE CABOURE.
STRIX PUMILA. ILrie.
La Femelle. — Planche 39.
Le Cabouré décrit par don Félix d’Azara, est la plus petite des Chouettes que nous connaissons aujourd'hui ; la figure que nous en publions représente une femelle adulte ; le male est moins grand; l’une différe peu de l’autre par les couleurs du plumage. Les ailes couvrent plus de la moitié de la longucur de la queue, qui est carrée.
Le sommet de la téte, le front et la nuque sont d’un brun couleur tabac d’Espagne; ces parties sont couvertes de très-petits points blancs, plus ou moins nombreux et distinets selon l’àge des individus; aux còtés de la nuque, se trouvent quelques plumes tachées de noir et de blanc; le dos et les ailes ont une teinte bruneroussàtre ; du blanc marque le bord des ailes , et des taches de cette couleur sont répandues sur les petites couvertures; toutes les rémiges sont rayées sur les barbes intérieures de larges bandes brunes et rousstres peu distinctes ; les barbes extérieures portent de petites taches carrées d’un roux-clair; la queue est d'un brun-noiràtre, marquée sur les barbes intérieures de trois rangées de grandes taches blanches dont la réunion forme autant de bandes transversales sur le dessous de la queue, tandis que le dessus est peint de trois rangées de petites taches rondes qui manquent sur les trois pennes latérales de chaque còté; les parties inférieures sont peintes de blanc et de roux-vif distribué par grandes masses; quelques taches longitudinales ou méèches couvrent la région des cuisses; les tarses sont velus et les doigts couverts à claire-voie de poils blancs; la peau des doigts, l’iris et la cire sont jaunes. Longueur, 5 pouces 7 lignes.
Les Cabourés, dit d'Azara, ne sont point rares au Paraguay; ils se
perchent vers le bas des arbres, et de préférence sur les branches
RECUEIL D'OISETAUX, 7°. LIVRAISON.
CHOUETTE CABOURÉ.
eassées ou peu feuillées ; ils ne se cachent point et ils ne fuient pas, quoique l'on passe fort près d'eux. Ils se tiennent seuls, et on ne voit point de différence qui distingue les sexes. Cette dernière assertion est conforme à mes observations ; mais le manuscrit du prince de Neuwied dit que la femelle n’aurait point de petites taches à la téte, que la poitrine a moins de blanc et que cette couleur est plus étendue au centre où l’on voit un plus petit nombre de taches brunes que dans le male. Il n'y a personne, dit encore le naturaliste espagnol, qui n’affirme que le Cabouré a l’adresse et le courage de se fourrer sous les ailes de tous les oiseaux, sans en excepter les Gacus et les Caracaras s de Sy attacher, de leur dévorer le coté, et de les mettre à mort. Plusieurs personnes dignes de foi ont assuré à M. d’Azara, qu'ils avaient vu des ciseaux, et méme des Dindons dans les basses-cours , périr de cette manière. Il me paraît que cette tradition tient un peu du merveilleux, ou pour le moins qu'elle est exagérée.
Le Cabouré paraît répandu au Paraguay et au Brésil, où, suivant le prince de Neuwied, on le désigne par le nom de Cabouré de sertam.
On trouve des individus dans plusieurs collections.
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