‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseauxChapitre 32 sur 121 · HIBOU A JOUES BLANCHES · texte numérisé non relu

HIBOU A JOUES BLANCHES

fauves; les soies au bec sont d’un blanc pur, et celui-ci est de cou-

leur de corne-blanchAtre. Longueur totale, à peu près dix pouces.

Nous ne savons rien des moeurs de cette espèce rapportée par des

voyageurs qui ont parcouru les possessions francaises au Sénégal.

Cabinet Laugier de Chartrouse , Musées de Paris et des Pays-Bas.

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HIBOU NOCTULE.

STRIX NOCTULA. Rxinw.

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Femelle adulte. — Planche 99.

C'est sous ce nom que l’espèce nous a été envoyée à plusieurs reprises par nos voyageurs, et en premier lieu par M. Reinwardt. Je soupgonne que c‘est le Strix lempyi du Catalogue de M. Horsfield (1). Lempi-ji serait son nom malais à Java.

Les formes sont à peu près les mémes que dans le Scops ou Petit- Duc d'Europe, mais cette espèce est un peu plus forte dans toutes ses dimensions ; le bec est plus gros, et les aigrettes longues et très-fournies; un duvet abondant couvre le tarse; les doigts sont nus.

Le mile a du blanchatre au front, aux sourcils et sur la gorge : ce blanc est coupé de fines bandes brunes; les soies blanchAtres couvrent une partie du bec, qui est jaunàtre; un collier, formé de taches brunes sur un fond blanc, ceint le devant du cou; des taches blanches légèrement teintées de roussàtre, et placées sur un fond noir, entourent la nuque ; toutes les parties supérieures sont noires, marquées, sur chaque plume, de quatre ou six taches roussAtres, et de fines marbrures de cette couleur; des taches carrées existent sur les barbes extérieures des rémiges; on voit du blanchàtre par grandes taches sur les scapulaires et au bord des ailes ; la queue est noire, coupée de quatre bandes enzigzag, d'une teinte roussàtre; toutes les parties inférieures sont d’un blanc légèrement teint de roussAtre , marqué de fines stries transversales en zigzag, et chaque plume est encore peinte, le long de la ba-

(1) Suprà fusco, et nigro flacescente variegata; subius pallido ferrugineo nigricante nebulosa ; remigibus pallidis fasciatis. On peut rapporter cette courte phrase à dix ou douze espèces distinctes de chouettes.

On a omis sur la planche le trait qui marque un douzième de la grandeur naturelle : la femelle a neuf pouces, le màle seulement huit.

RecuEIL D’OISEAUX , 17°. LIVRAISON.

HIBOU NOCTULE.

guette, par une raie noire dilatée en trois taches irrégulières. Longueur,

huit pouces.

Les différences qui servent est plus grande, ses dimensions ét liones; la teinte des parties supérieures es

o) de bandes rousses plus claires; toutes les p

noire, qui suit la direction de la baguette ; tout ce qui est blanc dans

le mille est jaunAtre dans la femelle; on voit aussi plus de jaunàtre aux et les grandes raies longitudinales du milieu des

toutes les pennes des ailes et de la queue

à distinguer les sexes sont: que la femelle ant de neuf pouces une ou deux t d'un brun-roussàtre marqué lumes du dos ont une raie

parties inférieures, plumes sont plus tranchées;

sont rayées de bandes irréegulières rousses et brunes-noiràtres. L'iris et

les doigts sont jaunes.

On trouve cette esp

Musée des Pays-Bas et de Londres.

èce dans les îles de Java, de Sumatra et de Banda.

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HIBOU ASIO.

STRIX ASIO er NEAEVIA. Lara.

Le Mdale. — Planche 80.

Nous avons cru reconnaître dans cet ciseau un mile revétu en partie de la livrée du jeune Age et de celle propre à l'état adulte; il paraît, d’après l’examen de l’individu dans le passage d’une livrée à Pautre, que les Strix asio et nevia forment double emploi dans les catalogues méthodiques et qu'il sera convenable de les réunir. Strix asio me paraît étre la Jeune femelle et ravia le mile adulte. Tous les individus que j'ai vus ont des rapports parfaits de forme, de distribution, de taches et de teintes, avec cette diff&rence que les uns sont d'un roux plus ou moins vif'et les autres gris et cendrésbruns; ces nuances sont distribuées de la méme manière que dans notre Chouette d'Europe , Strix a/uco, dont il est aujourd'hui prouvé que Strix stridula est la femelle ou le jeune. Par analogie et à la seule inspection des couleurs du plumage, J’oserais presque aviser pour une semblable identité dans les Strix astio et nevia. Wilson paraît d’avis que ces oiseaux forment deux espèces distinctes, mais je ne saurais me ranger de son avis, et nous les réunissons en attendant que des observations plus positives viennent prouver que nous avons eu tort d’en agir ainsi. Toutes les parties du corps, dans ces oiseaux , indiquent l’identité d’espèce ; leur taille est plus forte que celle de nos Scops de la plus grande dimension; la queue un peu plus longue que les ailes, et les tarses ainsi que les doigts couverts de plumes. Le màle est d’un cendré-brun, la femelle ou les jeunes roussàtres ou d’un roux vif. On voit sur le plumage supérieur du màle des stries noires et des zigzags d'un cendré plus ou moins foncé ; sur le haut du dos et aux scapulaires quelques grandes taches

d’un blanc-roussatre; les parties inférieures rayées longitudinale-

RecueIL D'OrseAUx, 14°. LIVRAISON.

HIBOU ASIO.

ment et transversalement de zigzags noiràtres et bruns; queue et

ailes rayées de zigzags bruns et d'un blanc-roussàtre; une rangée de taches blanches aux scapulaires et une autre sur les bords des

ailes; on voit aussi des bandes blanchAtres sur les rémiges; les tarses

et les doigts sont couverts de poils blancs. Longueur totale, de neuf A dix pouces.

Les femelles ou les jeunes sont d’un roux vif partout où les miles ont une teinte cendrée; on ne voit point de zigzags transversaux dans le plumage; les parties supérieures sont colorées par grandes masses, et les parties inférieures par méèches noires et par grandes taches rousses, disposées sur un fond blanchatre.

On voit de bonnes figures de cette espece dans Vieillot, Otis. d’Amer. sept., pl. 21 , et dans Wilson, Amér. Orn., vol. 5 , pl. 42, fig. 1, et vol. 3, pl. 19,fig. 1. Cet ciseau est habitant de l’Amé-

rique septentrionale ; on le trouve dans les Etats-Unis, où il est

assez commun dans les vergers et dans les bois. Musges de Paris et des Pays-Bas.

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HIBOU CHAPERONNE.

STRIX ATRICAPILLA. Nar.

Le Mdle. — Planche 145.

La taille et les formes de ce petit oiseau sont à peu près celles du Strix asio de l’Amérique septentrionale. La queue est égale, et les ailes pliées la couvrent presque entiérement; les tarses ont des plumes jusqu'à l'origine des doigts.

Le sommet de la téte est couvert de plumes noires ; une large bande blanchAtre, marquée de petits points et de zig-zags très-déliés, ceint l’occiput ; les sourcils et4es barbules intérieures des petites plumes qui forment les aigrettes, sont aussi dessinées de noir sur un fond blanc; le còté extérieur de ces plumes des aigrettes, ainsi qu'une bande dirigge vers les yeux , sont d'un noir plein. Sur la nuque se dessine, par des teintes très-faibles, un collier roussatre marqué de zig-zags bruns. Les plumes qui couvrent les joues sont encadrées par une bande noire; les yeux, dont l’îris est d'un jaune vif, sont aussi entourés de petites plumes noires ; les parties supérieures du corps, les ailes et la queue, sont mélangées de brun et de noir sur un fond jaunàtre ; en dessous on voit des stries longitudinales, des taches et des zig-zags bruns sur un fond blanc; les doigts sont jaunes. Longueur, neuf pouces trois lignes.

L'espèce est nouvelle. M. Natterer, de Vienne, voyageur intrépide et naturaliste distingué , a fait cette découverte pendant son séjour au Brésil. L’individu fait partie du Muséum impérial de Vienne.

Recurn. D'OIsrAUX, 25°. LIVRAISON.

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GENRE CALAO, GENUS BUCEROS tan

Bec long, très-gros, comprimé, plus on moins arqué en faux; aréte lisse et élevée,

è DI FIEa RA E ra) TIENI SA ] ° Î ou bien surmontée par un casque toujours lisse dans le premier àge ; bords des

mandibules lisses ou échancrées; pointe lisse; mandibule supérieure et le casque

plus ou moins cellulaires.

Narines basales, è la surface du bec, dans un sillon, petites, rondes, ouvertes, per-

cées dans la substance cornée, couvertes è la base par une membrane.

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Pieds courts, forts, musculeux ; plante large, épatée; doigts latéraux egaux, l'externe

uni jusqu’à la seconde articulation, l’interne soudé à la base. Ailes médiocres, amples; les trois premières rémiges étagées, la quatrièéme ou la cinquième la plus longue.

IL nest’ pas de genre d’oiseaux, dit Le Vaillant, qui, dans son ensemble , présente autant de diversités que celui des Ca/aos, nonseulement par la variété des formes du bec des adultes de chaque espece, mais aussi par les différences plus marquées encore dans cette partie chez les jeunes de l’année et dans les individus qui n’ont point encore atteint tout leur développement; de sorte que chaque espèce et certains individus de la méme espece, aux différens périodes de leur vie, paraftraient appartenir à des genres distincts, si on voulait adopter, pour les classer, les caractères qui distinguent cette partie. Quelques espèces de Ca/zos ont le bec, non-seulement d’une grandeur démesurée mais difforme méme par la structure des protubérances ou excroissances naturelles qui les surmontent, et dont la nature semble avoir pris plaisir à varier les formes à l’infini. Tout cet attirail prodigieux , qui semble annoncer une arme puissante et formidable, ne conserve pas seulement l’apparence de la force dans ses eflets; un moineau tronve dans son petit bec une arme beaucoup plus redoutable et plus propre à faire éprouver quelques douleurs quand il pince son ennemi. Buffon a

très-bien obseryé que ces grands becs de Ca/aos , ainsi que celui

Recvem D'Orsrsdvx, 36°. LIVRAISON.

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GENRE CALAO

des Toucans, des Jabirus, etc. , également monstrueux pour la grosseur, ne pouvaient avoir aucune force, n'ayant point de prise; ce qui les lui fait comparer, avec raison, à un long levier trop éloigné du point d’appui.

Le bec de ces oiseaux varie, ainsi que nous l’avons dit, dans tous les périodes de l’àge, et il diffère plus ou moins selon le sexe; tous les Calaos casqués naissent avec un bec simple, court, lisse et à peu près droit, pointu, mais disproportionnellement gros è la bases qui est toujours pourvu d'une aréte longitudinale indiquant, par son etendue, la longueur de l'espace où le casque doit prendre naissance. La nature de cette première élévation, d’où naît le casque, est toujours en lame, compacte et cornée dans le premier dge; è parois épais mais vides au centre, dans un dge plus avancé; enfin très-mince, souvent diaphane et remplie d’une multitude de conduits et de cavités cellulaires dans les adultes; les cavités de ces protubérances cornées étant remplies de l’air que ces oiseaux ont la faculté d'aspirer par le moyen des conduits qui souvrent dans le bec et aux orifices des narines, font que ces casques servent à maintenir l’équilibre de l’oiseau dans le vol, qui est bruyant mais rapide , le plus souvent très-élevé et long-temps soutenu. Les pieds des Calaos ne sont point sujets à des anomalies; dans toutes les espèces ils sont couverts de larges écailles ; les tarses sont courts; les doigts larges et réunis, ce qui leur donne une forte assiette et un grand aplomb, mais ce qui les empéche de marcher; lorsqu’ils veulent avancer x terre ils sont obligés de sauter des deux pieds à la maniére des Corbeaux; ils se posent rarement à terre, préférant toujours à étre perchés à la cime des plus hauts arbres des foréts; ils nichent et se retirent aussi dans les trous naturels des grands arbres vermoulus. Tous les Calaos ont des cils gutour de la partie supérieure des yeux; la langue très-peuite, cartilagineuse et collée au fond de la gorge. Ils vivent en société et se réunissent en grandes bandes; leur régime est omnivore, méme au point que peu d’oiseaux, les Corbeaux peut-étre exceptés, montrent un appétit aussì décidé pour toutes les substances animales et végétales; quelques espèces font avec les Vautours la curée des charognes; d’autres, suivant Le Vaillant, se nourrissent d'insectes, de lézards et de grenouilles; ils font aussi la chasse aux petits quadrupèdes. M. Le Vaillant se trompe en disant qu’ils ne sont

GENRE CALAO

nullement frugivores, car certaines espèces, d’après les renseignemens fournis par M. Reinwardt, sont presque uniquement frugivores; les figues dont les espèces sont si multipliées dans les îles de l’Archipel des Moluques, les fruits des palmiers, du muscadier et quelques autres espèces de fruits, également mous et tendres, servent de nourriture à ces oiseaux qui, en domesticité, s'accommodent à peu près de tout, méme de plantes potagères.

Les foréts des iles Rawak et Waidgjou, dans lesquelles on ne voit presque pas de petits oiseaux à couleurs brillantes, sont le refuge des Calaos, des grosses Colombes muscadivores , des Pigeons couronnés plus grands encore , des Perroquets verts, des Cassicans, de V’Ara noir a trompe, de la nombreuse famille des Loris, des Martins-chasseurs et de quelques oiseaux de proie.

Les défians Calaos occupent presque toujours la cime des arbres élevés, des muscadiers surtout dont ils recherchent les fruits quils avalent tout entiers et qui donnent è leur chair un excellent got. Malgré que leurs ailes soient peu développées, on les entend voler de loin, ainsi que l’a remarqué Dampier; ce qui tient à ce que leurs longues pennes, écartées a l’extrémité, font vibrer l’air avec force. Les Calaos offrent un exemple frappant de l'influence des localités sur les moeurs des animaux : à Rawak et Waigdjou, environnés de fruits, ils en font leur nourriture, tandis que dans les déserts de l’Afrique on les voit se repaitre de cadavres, comme font les Calaos d’Abyssinie (1).

Toutes les espèces de Calaos, qui existent dans les principales collections de l'Europe, étant connues aujourd'hui par des figures , nous donnons ici un index ou résumé général de ce beau genre, en indiquant les erreurs et les doubles emplois qui ont eu lieu dans la classification méthodique, telle qu'elle est établie dans le catalogue méthodique le plus récent, l’Index ornithologicus de Latham. On a divisé ce genre en deux sections, désignées par les noms de Calaos d casque et de Calaos sans casquez mais cette méthode est vicieuse en. ce que tous les jeunes Calaos naissent sans casque, ce qui, dans la première année, les ferait associer avec les espèces qui sont privées de ces excroissances. Nous les réunissons, par ordre de grandeur, en une seule section.

(1) Extrait de la Zoologie du voyage du capitaine Freycinet. Cette partie est rédigée par MM. Quoy et Gaimard.

GENRE CALAO

Esp. 1°. CALAO RIINOCEROS. L'adulte est bien défini dans la diagnose du Buceros rhinoceros. Le bec, grandeur naturelle d’un individu très-vieux, est figuré dans les pl. ent. de Buffon 954. — Le Carso rimsoceros de Le Vaill., Ois. rares de l'Amer. et de l’Inde, pl. 1, repose sur un oiseau en partie fabriqué, mais dont le bec est exact. ( Voyez aussi ce méme bec de l’adulte, pl. 2.) La pl. 13 de louvrage cité, sous le nom de Calao dà casque en croissant, est un vrai Calao rhinoceros; mais le dessin, très-mal exécuté, a été fait sur un individu n’ayant que quatre plumes à la queue; la partie postérieure du casque avait été mutilée, et le morceau de liége, avec lequel il a été rétabli, ne représente point la forme naturelle de cette partie. En placant le bec de la pl. 1 è l’individu de la pl. 15, on aura une juste idée de ce Calao dans son état parfait. Le jeune de cette espèce a le bec à peu près droit, court, pointu, gros à sa base qui est surmontée d'une aréte longitudinale haute de deux lignes seulement; le plumage, dans ce premier dge, est coloré à peu près comme celui de l’adulte, mais la queue est beaucoup plus courte. On doit ajouter aux synonymies du B. rhinoceros toutes celles du B. africanus de Lath., qui repose sur l’indication du prétendu Brac d’Afrique du père Labat, et sur un Calao rhinoceros décrit d’après un très-mauvais individua du Calao rhinoceros de moyen fge, qui fesait partie de l’ancien cabinet de Leyden sous le nom de Hydrocorax africanus. Patrie, les iles de la Sonde.

Esp. 2°. Carso unicorne, Buceros monoceros de Shaw, mal à propos confondu dans les synonymies de B. malabaricus de Latham. L'adulte et le bec grandeur naturelle sont très-exactement figurés — par Le Vaillant, Ois. rares, pl. 9 et 10. — Le Calao des Philippines de Buffon, pl. enl. 875, en est l’ige moyen, de méme que la pl. 11 des Oiseaux rares de Le Vaillant, et la figure du bec, pl. 12, est le jeune de l'année. Le Calao de Malabar de Sonnerat, pl. 124, doit étre rangé dans les synonymies du Buceros malabaricus indiqué plus bas. Patrie, l’Inde et Ceylan.

Esp. 5°. CALAO A CIMIER, Buceros cassidix. (Voyez notre plane. col. 210.) Patrie, l’ile de Célèbe.

Esp. 4°. CALAO BICORNE, B. bicornis. Une figure assez exacte de la femelle adulte et du bec grandeur naturelle se trouve dans Le Vaillant, Ois. rares, pl. 7. La queue est la seule partie, dans cette

GENRE CALAO

planche, qui n'est point exacte. Sur plus de vingt individus des deux sexes que nous avons vus, il ne s'en est pas offert un seul différent par la queue; nous donnerons une figure de cet oiseau dans son état parfait. Le vieux male a le cou et l’occiput d’un blanc-roussAtre et le tour de la face noir, absolument comme on voit ces parties dans le Calao d casque concave da méme auteur, pl. 4. Ce Calao à casque concave n'est que le mile dans le moyen ge du Calao bicorne. La pl. 5 des Ois. rares, mentionnés, est faite sur un individu composé ainsi qu'il suit : Le corps, les pieds et la téte sont d'un Calao bicorne màle, dans l’àge moyen; les ailes du Calao rhinoceros, et la quene du Calao à casque festonné. Nous possédons. cet individu fabriqué (1); celui représenté pl. 5 n'a que la téte et le bec de son espèce, les autres parties sont probablement rapportées, mais je n'ai pu parvenir à découvrir l'individu qui a servi de modéle à cette planche, afin d’en constater les parties hétérogenes. M. Le Vaillant le signale comme fesant partie de l’ancien cabinet de feu mon père; il est cependant de fait que je ne ly ai point vu et quil men a jamais fait partie. Pasrie, l'ile de Sumatra; on dit quil se trouve aussi aux Philippines.

Esp. 5°. Cano agpagumsa ou caroncuLi, B. abyssinicus. Buffon, pl. enl. 779, donne une figure de l’oiseau dans un dge moyen, lorsque le casque n’a point encore pris une forme régulière. Voyez aussi dans cet état lebec de grandeur naturelle , Le Vaill., Oiseaux d'Afr., vol. 5, pl. 252. — Les planches 250 et 231, du méme ouvrage, représentent l’oiseau adulte; et Bruce, Voy. en Abyssinie, en donne une bonne figure sous le nom d'Abbagumba. Patrie, PAfrique septentrionale.

Esp. 6°. Carso a casque PLAT, B. hydrocorax. Ce Calao n'est

point encore figuré sous l’état parfait cu adulte; Buffon a donné

(1) On aurait tort en imputant à mon digne et respectable ami Le Vaillant la moindre connaissance des supercheries que nous signalons; ce savant naturaliste a été dans la ferme persuasion que les sujets sur lesquels ses descriptions ont été faites, n’avaient point subi de mutilations. Je m’y serais peut-étre laissé tromper comme lui, si je n’avais eu lieu d’avoir quelques soupgons sur la bonne foi d’un artiste nommé Sonnenberg, décédé il y a plusieurs années. Tous les animaux montés par lui ont été soigneusement passés en revue; età la vente de son cabinet je fis l’acquisition de tous les sujets, au nombre de cinq ou de six individus, qui avaient été composés avec des parties rapportées d’espèces différentes. Le plus grand nombre de ces objets ont été détruits; j’en ai conservé quelques uns comme modèles d’une indigne supercherie. Je ne sache point qu’aucune ait été figurée, à l’exception des Calaos mentionnés et de l’Oiseau de Paradis nébuleux de M. Le Vaillant; l’individu qui a servi de modéle à la

planche citée, fait partie de la collection de feu M. le baron Raye de Breukelerwaerd.

RecurrL D'Orsrsux, 36°. LIVRAISON.

GENRE CALAO

une assez bonne figure du jeune de l'année sous le nom de Ca/ao

des Moluques, pl. enl.

sujet, du Musée de Paris, qui a servi à la planche de Buffon; mais

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