‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseauxChapitre 38 sur 121 · SARRI · texte numérisé non relu

SARRI

ta.

si Rise ttt Me

CALAO A CASQUE EN CROISSANT

commun à Java et à Banda, mais n’a pas été rapporté des autres iles

de la Sonde.

Nous empruntons du journal manuscrit de M. le comte de Bo.

carmé les détails concernant les moeurs du Calao de cet article. « Les pics inaccessibles, dit-il, sont les lieux choisis par cet oiseau pour y vivre par couples; son cri, rankon ; sentend à des distances considérables; il ne se décide guère è prendre son vol, lent et bruyani, que quand la faim l’oblige à se diriger vers les foréts, pour y cher. cher des fruits. La noix de camirini et les baies de plusieurs espèces de muscadier, qu'il avale entières , jointes aux fruits des eugonia, de divers figuiers, et surtout les jeunes mangues, lui offrent une nourriture copieuse. En captivité , son appétit glouton lui fait recevoir tout ce qu'on lui jette : des crustacés, de la viande, des bananes, des légumes, des souris, des rats, etc.

Le Calao à casque en croissant , dans l’état adulte , a les joues et l’occiput garnis de plumes longues a barbes déjointes; l'oeil est entouré d’un cercle de peau noire, autour duquel les longs cils forment une auréole; l’iris des yeux est d’un rouge de laque. Le casque, comprimé par le haut et à la pointe, dilaté et bombé à sa partie postérieure, est courbé en haut en forme de croissant, de manière è faire contre-épreuve avec la mandibule supérieure; la pointe est ordinairement obtuse, rarement gréle et un peu vive; elle sélève faiblement au-dessus de la partie postérieure et bombée du casque, et décrit vers ce point une ligne courbe; une bande noire entoure le bord postérieur, et une autre bande noire part de l’orifice des narines, et aboutit vers la pointe; tout le reste du casque et la base de la mandibule supérieure sont, dans le vivant, d’un orange vif coloré de rouge; le bec est blanc cu blanchàtre, excepté la base des deux mandibules, qui est d’un noir parfait; le casque et le bec perdent leurs couleurs après la mort, ils sont alors d’un jaunàtre clair: un noir parfait, plus ou moins lustré, est la couleur de presque toutes les parties du plumage ; le bas-ventre, les cuisses, l’abdomen et le croupion sont blanchàtres; la queue, è pennes égales, est d'un jaundtre terne et comme souillé; une bande noire, longue de cinq pouce et demi, est disposte à quelque distance de la pointe de toutes les pennes; les pieds sont bleuàtres. Longueur totale, trois pieds neuf ou dix pouces. »

Nous terminons l’article sur le Calao de Java par quelques obser-

CALAO A CASQUE EN CROISSANT

vations très-intéressantes sur les moeurs des deux autres espèces également propres à cette ile, que nous trouvons consignées dans la notice manuscrite de M. le comte de Bocarmé.

Il y est dit que le Ca/ao è casque festonné ou annuaire (Buceros plicatus et undulatus) de Shaw, voyez notre espèce 8, est trèscommun à Java; il se tient, par petites bandes, au milieu des foréts dans les montagnes. Le fruit des marroniers et les glarids des diverses espèces de chénes, qui sont les arbres de haute futaie les plus communs à la hauteur de six ou sept mille pieds au-dessus de l’Océan, dans les districts de Préangar, lui fournissent en certaines saisons une nourriture très-abondante; le feuillage de ces arbres est tellement touffu, que, malgré la grande taille de cet oiseau et le bruit qu'il fait continuellement, il est extrémement difficile de l’apercevoir, méme de dessous l’arbre où il est perché. Il fréquente aussi les foréts en plaine, où il recherche avidemment le fruit du kusambi; il construit son nid dans les cavités des rochers calcaires, et pond deux ceufs : son nom sunda est Djou/an. Le vieux mile porte sept festons en guise de casque : les jeunes de l’année ont cette partie parfaitement glibre; à la première année, ou è l’àge d’un an accompli, le premier feston paraît; dans l’adulte, le tour des yeux est carmin clair; la poche d’un beau jaune, et l’iris des yeux rouge.

Le Calao d bec blanc (Buceros malabaricus) de Lath., ou (albirostris) de Shaw, voyez notre espèce 11. Quoique moins commun à Java que le précédent, il est cependant bien plus facile à se procurer, ses habitudes lui faisant fréquenter des lieux plus accessibles. Il suflit qu'il rèégne quelque tranquillité dans un groupe d’arbres portant des fruits, pour qu'il s9y montre souvent. Il est aussi beaucoup moins farouche que les deux autres espèces. Les eugenia et les figuiers sont les arbres auxquels il donne la préférence : il sy rassemble en bandes de six ou sept individus, avale des pédoncules chargés de tous leurs fruits, et, aprés plusieurs actes de ce genre, reste immobile sur quelque grosse branche, articulant, de loin en loin, des sons sourds et aigres, d’où dérive leur nom sunda Kankercin.

atti

FTA

BE È sd

ro

gione tte

Page 1