‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseauxChapitre 45 sur 121 · OE · texte numérisé non relu

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CALAO A CASQUE NOIR

CALAO A CASQUE NOIR

VUCEKKOS ATRATPUS Coni

L’Adulte. — Planche 558:

Cer autre Calao, obtenu récéemment, paraît nouveau : il nous est connu par le squelette complet: l’individu ayant vécu dans une ménagerié, est mort en pleine mue; son plumage se trouvant totalement abimé et souillé par l’état de captivité, le propriétaire crut faire merveille en le mettant en macération; c'est à l’état de squelette qu'il nous est parvenu, et personne n’ayant pu donner de renseignement sur la couleur du plumage; nous ne pouvons offrir dans la planche ci-jointe que le contour et la forme du bec et du casque qui le surmonte : parties à la vérité très-caractérisées, et servant à elles seules de moyen pour la détermination et la distinction des différentes espèces de ce genre. Les autres parties du squelette sont parfaitement analogues aux parties correspondantes de la charpente osseuse de tous les Calaos dont l’ostéologie est connue; la taille, à en juger par ce squelette, doit étre à peu près égale à celle du Calco à casque festonné. Le bec et le casque sont dessinés de grandeur naturelle : l’un et l’autre ont une teinte couleur de corne noire.

Ce casque est, proportionnellement à la grandeur du bec, d'une dimension beaucoup plus forte que chez les autres espèces connues; il est extrémement large et bombé partout, et ressemble à la carène d’un bateau qu'on aurait tourné; le devant en imite la proue, et la partie postérieure en dessine la poupe : cette partie, très-élargie, est terminée en bourrelet, et vient aboutir à peu prés en ligne perpendiculaire avec l’occiput (1). Le bec est d’un tiers plus long que l’ex-

(1) La couche cornée de la partie postérieure du casque manque totalement au sujet que

nous avons sous les yeux.

CALAO A CASQUE NOIR

trémité du casque; il est faiblement courbé, lisse, mais muni, depuis le bord antérieur des narines jusque vers la pointe du°bec, d’un sillon très-profond.

Au moment de mettre cette feuille à l’impression, nous/nous trouvons dans le cas de pouvoir fournir le portrait de cette espèce, et de remplir la lacune, dans l'article descriptif, par l’acquisition d’un individu parfait de cette rare et très-intéressante espèce de Calao.

Le tour des yeux, la base du bec, les còtés et la partie inférieure du devant du cou sont glabres; la peau nue forme poche sur le devant du cou; mais elle est recouverte à sa base par les longues plumes noires, dont le dessous du bec et la gorge sont couverts; la téte et l’occiput portent des plumes asser longues qui forment une très-ample huppe; ces plumes, tout le cou, le corps, les cuisses, les ‘ailes, les deux pennes du milieu de la queue et les latérales jusqu’aux deux tiers de leur longueur sont d'un noir à reftets pourprés et bronzés : l’autre tiers de ces pennes est d’un blanc pur. Longueur, deux pieds dix pouces.

Nous ignorons sil y a différence dans le plumage chez la femelle. Le male adulte dont nous publions la figure, pl. 558, fait partie du cabinet de M. Laugier. Sa patrie est le pays des Aschanties.

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CALAO LARGUP,

BUCEROS GAEERITUS. Trun.

Le Mdale. — Planche 520.

Certe espèce a les narines placées dans une rainure profonde au sommet de la mandibule; la rainure marque la séparation du bec et du casque; les parois latérales qu'elle fait naître de chaque còté s'élevent sur les bords de la mandibule, et donnent moins d’apparence è l’élévation du casque, qui paraît comme enfoncé : elles font aussi que la surface buccale du bec est très-élargie; le casque naissant de cet enfoncement est très-comprimé, et vient s'unir sans échrancrure ni sans coupe abrupte avec l’aréte de la pointe du bec; les bords des mandibules sont fortement dentelés, et la couleur des deux mandibules et du casque est d’un gris-noirdtre : quelques sujets montrent un espace blanc plus ou moins étendu . vers la pointe du bec. Ce Calao est encore caractérisé par l’ample touffe de plumes longues et larges qui recouvrent l’occiput et une partie de la nuque; la gorge et la région ophtalmique sont glabres: nous ne pouvons pas indiquer exactement la couleur que peut avoir porté cette nudité dans le vivant; sur la peau séchée elle est d’une teinte violet-noiràtre; tout le plumage de la téte, du cou, du dos et des ailes est d’un brun noiràtre nuancé de reflets d’un vert olivàtre; toutes les grandes pennes des ailes sont lisérées de blanchàtre ; les parties inférieures du corps sont nuancées de gris roussàtre; les cuisses et les flancs de brun terne; et la queue à pennes à peu près égales est, jusqu’aux trois quarts de sa longueur, gris brun; le teste, jusqu’au bout, d'un noir lustré; les pieds sont gris noiràtre. Longueur totale, deux pieds quatre pouces.

La femelle est d’une teinte plus noire, et les bordures aux pennes

Recurir D'Orsesux, 88° LIVRAISON.

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CALAO LARGUP.

des ailes ont moins de largeur; le bec est blanchàtre , mais sa base et l’aréte du casque sont noirs.

Ce Calao nous est venu de Sumatra et de la partie occidentale de Bornéo, par les soins des naturalistes voyageurs qui exploitent nos

possessions coloniales dans l’Inde.

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CALAO CHARBONNIER

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CALAO CHARBONNIER

BUCEROS ANTRACICUS. Tru

Le Mdle. — Planche 929:

Ls bec et le casque dans l’adulte sont d’un blanc parfait, mais la base de la mandibule est d’un noir plein; dans le moyen fge, on voit des ondes- noires ou des parties toutes noires sur l’aréte du casque et aux bords des mandibules. Le casque n’est guère plus élevé au-dessus de la mandibule que de treize à quatorze lignes, il est très-comprimé ; l’aréte suit la courbure du bec; la pointe, assez proéminente , forme une ligne courbe paralièle au bec, et se termine en lame trèsmince; deux rainures marquent la séparation du casque et de la mandibule. Tout le plumage est d’un noir convert d’un lustre bleuàtre; les larges sourcils ont une teinte grise argentine ; les deux pennes du milieu de la queue dépassent d’un pouce environ toutes les autres, qui sont légèrement étagées : ces deux pennes du milieu sont totalement noires; toutes les autres, jusqu'’aux trois quarts de leur longueur, ont la méme teinte, mais le reste est blanc, quelquefois blanc-rose. La partie ophthalmique, les còtés de la gorge et la base de la mandibule sont glabres; la peau nue de ces parties, sur les peaux sèches, est jaunftre sale : on ne sait pas de quelles teintes elles sont colorées dans le vivant. Longueur totale, deux pieds sept pouces.

La femelle a des dimensions moins fortes; le bec et le casque sont moins grands, et les parties cornées sont d’un noir-grisàtre ; ces dif férences dans la teinte du casque et du bec peuvent étre une conséquence de l’àge. La femelle décrite ici paraît n’avoir pas atteint tout le développement du mile que nous figurons; le plumage des deux individus n’offre aucune différence; il paraît que les pieds sont noirs à plante jaundtre.

Il est douteux s'l convient de classer ici le Ca/zo. pucaran du catalogue des oiseaux de Sumatra, publié par Raffles dans les Transactions linnéennes, vol. 13; il est basé sur la vue d’un jeune sujet,

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CALAO CHARBONNIER

dont le plumage n'est pas indiqué, et qui aurait la nudité gutturale

d’un jaune vif.

Notre Calao a été envoyé de Bornéo; deux autres individus, en

tout pareils, viennent de Sumatra:

CALAO A CASQUE BOMBE

BUCEROS CONVEXUS. Trnmw.

L’Adulte. — Planche 550.

Il est facile de confondre ce Calao inédit avec l’espèce très-répandue, depuis long-temps connue et décrite dans les catalogues méthodiques sous le nom de Buceros malabaricus, dont Le Vaillant a donné une bonne figure, et qu'il nomme Calao è bec blanc. Notre espèce nouvelle porte la méme livrée que sa congénère ; ce Calao est seulement moins grand, et la forme du casque diffère constamment, ce que j'ai été à méme de vérifier sur une multitude de sujets de ces deux espèces qu'on trouve à Java et à Bornéo. La première habite aussi dans une grande partie de l’Inde : c'est l’espèce la plus commune à Java; elle nous vient aussi de Sumatra. Ceux de cette dernière ile et du continent ont des dimensions plus fortes que les sujets capturés à Java; c'est là l’unique différence observée sur plus de cinquante individus de ce Calao à bec blanc.

Notre espèce nouvelle paraît bien moins répandue; les sujets de Java et de Sumatra ont les mémes dimensions, qui sont constamment moindges, d’un quart environ, que celles de l’espece indiquée.

Le petit casque est plus large que haut, bombé sur les còtés, voùté en dessus, mais avec une créte assez vive dans le milieu, terminé par devant en ligne perpendiculaire, et comprimé en lame; ce casque est blanchàtre à la partie postérieure, et peint d'une bande noire découpée, qui en marque le contour; la pointe est noire; le bec est

de la couleur du casque; mais la base de la mandibule inférieure,

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CALAO A CASQUE BOMBÉ

le bord des deux màchoires et la pointe de la supérieure sont noirs; les régions ophthalmiques et mandibulaires sont glabres, un ruban de petites plumes sépare ces deux parties; la gorge nue est aussi coupée sur la ligne moyenne par un ruban de plumes noires. Le plumage est noir ; le ventre, les cuisses et l’abdomen d’un blanc pur; les deux premières rémiges totalement noires, les autres, ainsi que l’extrémité des pennes secondaires, d’un blanc pur; la moitié supérieure de la queue noire, l’inférieure blanche. Longueur totale,

vingt-deux pouces. On ne voit pas de différence dans les sexes.

Le jeune du Calao & bec blanc a le casque très-peu élevé, en aréte, et tout d'une venue avec la mandibule qui le porte, sans aucun indice de rainure qui fasse séparation; le bec et l’élévation

cornée sont d’un blanc livide.

RecvelL v'Oiseaux, 89° LIvrAtSON.

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NE possédant point de sujet de cette espèce, nous empruntons {III a la description fournie par le gouverneur Raffles, dans les Transac- III tions linnéennes (1), les détails consignés en ces termes :

Cette espèce diffère de tous les Calaos connus, par la créte tran- Ill chante de la mandibule supérieure qui est très-courte, ayant à peine dii six pouces. La téte et le cou sont couverts de plumes blanches, plus Hill ou moins noires à leur base; ces plumes sont subulées, filiformes et contournées en haut, à peu près droites, particuliérement au ill sommet de la téte, tandis que sur le front elles sont dirigées en | Il avant sur le casque, qu'elles cachent en partie. Les plumes du còté | des joues sont couchées et dirigges en haut, de facon que toute la téte paraît surmontée d’une ample crinière, et ressemble au cimier touffu d’un casque. Le bec est couleur de gomme foncée; sa forme INN est triangulaire , étant large è la base et aigu è la pointe. La créte ill de la mandibule supérieure est fortement cannelée; le casque, peu elevé, est cannelé dans la direction parallele de la créte du bec, et ill

coupé un peu au-delà du milieu de la mandibule supérieure. L'iris | Il | est d’un vert-jaunAtre; le dos, les ailes et la queue sont d'un brun ili) foncé; le ventre est de cette teinte nuancée de blanc; les pennes des il ailes et de la queue sont marquées de blanc à leur pointe ; les pieds sont noiràtres.-

On trouve cette singulière espèce à Sumatra. Jai vu un individu ill

à Londres, mais je n'ai pas eu occasion d’en prendre la description; | il | iN

celle de M. Raffles me paraît exacte.

(1) Voyez vol. 13, pag. 359.

Reeve D'OIsEAUX, 69° LIVRAISON.

CALAO CENDRILLARD.

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