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RecurIL D’OrseAUx, 46°. LIVRAISON.
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notre gente Batara (1). Par ce moyen nous pouvons supprimer le
genre Vanga, que nous invitons de rayer du Système.
On connaît bien peu les moeurs et les habitudes de ces oiseaux. Ils ont une voix criarde. On leur attribue aussi des habitudes trèsbruyantes et un appétit vorace. Ce que nous en savons porte à conjecturer que leur manière de vivre differe moins des moeurs connues des Corbeaux que de tout autre genre d’oiseaux. Ayant cu l’occasion d’observer, vivans, trois individus des deux espèces mentionnées ici sous les n°. 5 et 4,jai pu me convaincre, par leur manière d’étre en captivité, que ces rapports sont en effet trésmarqués avec Ceux des Corbeaux et des Corneilles de nos climats. Leurs mouvemens brusques, les bonds et la démarche sautillante, sont les mémes que dans nos Corbeaux; ils sarrangent à peu près de toute sorte de nourriture ; la chair crue, les graines, les gros insectes, leur servent indistinctement d’alimens; ils sont voraces et gloutons comme les Corbeaux, et les formes totales du corps ne les en éloignent pas beaucoup; on ne peut cependant les réunir dans une méme coupe systématique, vu les différences très-marquées dans les formes du bec et des narines. Tant que notre imagination, limitée par le peu de connaissances que nous pouvons avoir du grand ensemble de la création, aura besoin, pour subvenir a ces faibles moyens, d’un échafaudage artificiel, tel que celui représenté par les termes conventionnels de classes et ordres, subdivisés en genres et en sections, nous devrons avoir recours à ces coupes méthodiques pour y répartir les nombreuses Espices d’animaux dont nous sommes environnés. Ces considérations me portent à séparer génériquement les Cassicans des Corbeaux, en faisant remarquer en méme temps, que c'est par l’intermédiaire des espèces des Cassicans que la nature semble passer des formes propres aux Corbeaux è celles des Bataras, et par les nombreuses espèces de cette coupe a celle non moins riche en espèces distinctes et variées, dont le genre Pie-grièche est composé; car il faut convenir que la forme plus ou moins crochue et les fortes échancrures des mandibules servent à
rapprocher les Cassicans de certaines Pie-grièches. C'est sous le rap-
È de ; 3 ez (2) Nous publierons incessamment quelques espèces de ce groupe indiqué dans V Analyse Ò re Gi a n r TAI D . la >.
du système, pag. rvm, genre 6°. L’article où les caractères génériques seront indiqués, offrira a ; l’index des espèces dont le genre Batara ( Tamnophilus ) est composé. Il est subdivisé en deux
ou trois sections géographiques.
GENRE CASSICAN.
port de leur grande ressemblance avec les Corbeaux et avec le Casse noix de nos climats, et comme ayant des moeurs et des appétits à peu près semblables, que les Cassicans doivent étre placés à la suite de ces genres d’oiseaux. Ils ont été répartis par Latham dans les genres Corvus et Coracias ; Shaw en place parmi les Graculus ; une espèce fait partie du genre Paradisea ; d’autres espèces de la Nouvelle- Guinée, que je connais par des fragmens, devront probablement obtenir une place dans ce genre. Toutes les espèces qui me sont connues, sont des mers de l’Inde et de l'Océanie. Voici le tableau de celles qui peuvent étre admises dans cette coupe générique, subdivisée provisoirement en deux sections basées sur une très-légère différence dans la forme de l’aréte du bec et sur celle des ailes.
1°. Section. Une aréte distincte, qui s'avance entre les plumes du front. Les ailes arrondies, à sixiéme penne la plus longue.
Esp.a.Cassican cnaLysi, Barita chalybea, sous le nom de Calybé, Buff., pl. enl. 654, connu dans les systèmes sous les noms de Paradisea chalybea Lath. , sp. 10, et Paradisea viridis Gmel. ; beaucoup mieux figuré par Le Vaillant que dans aucun autre ouvrage. Patrie, la Nouvelle-Guinée et les îles Papous.
a°. Section. Sans aréte et à surface à peu près plane; les ailes médiocres, à quatriéme ou cinquième rémige la plus longue.
Esp. 2. Cassican AnAPHONE, Barita anaphonesis. Espèce nouvelle, qui sera figurée dans ce recueil. Totalement cendrée-noiràtre ; les seules couvertures du dessous de la queue et le bout des pennes des ailes et de la queue blancs; cette dernière à pennes égales. Espèce indiquée par M. Cuvier, Règne anim., pag. 540, comme étant caractérisée par une queue ctagce. L'individu du Musée de Paris, sur lequel repose cette indication, a toutes les pennes latérales de la queue en pleine mue, ce qui la fait paraître étagée; ces pennes sont à peu près égales dans l'état parfait. Pazrie, la grande terre et les îles de l'Océanie.
Esp. 5. Cassican rivenreur, Barita strepera, sous le nom de Grand Calybé, Vaill., Ois. de Paradis, etc., pi. 04; et Zool. miscell., vol. 2, tab. 86, aussi figuré dans White, Birds of New Holland; Coracias strepera Lath., Ind. Orn., sp. 21. Jai lieu de croire que la femelle differe par les couleurs du plumage, et qu'elle na pas encore été décrite. Le mile a un miroir blanc aux
rémiges; la base des ailes et de la queue est blanche. Les jeunes
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GENRE CASSICAN.
les îles et la terre ferme de
LI î | sont roussàtres en dessous. Patrie ,
l’Océanie.
Esp. 4. CAssicAN FLUTEUR , Barita tibice Coracias tibicen Lath., Ind.
n,il n'est pas figuré , mais indiqué exactement sous le nom de
Patrie, VOcéanie.
Barita varia, sous le seul nom de Cassi-
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SUpp-; vol. 2, Sp. 2-
Esp. 5. CAssicAN VARIÉ ,
i can de la Nouvelle Guince, I ii Ind., vol. 1, Sp. 22- Les je
la téte, du cou, du dos et des ailes, sont teintées de grisàtre. Pazrie ,
Buff, pl. enl. 628; Coracias varia Lath., unes ont toutes les plumes noires de
terminées par des rales rous-
sAtres; toutes les parties blanches
les iles Philippines et Papous.
Esp. 6. CASSICAN DESTRUCTEUR,
e mile adulte. Pazrie, l’Océanie.
ndications douteuses, très-succinctement
noms de Corvus pacificus , tropi-
Des naturalistes moins scrupu-
Barita destructor, des planches
URI coloriées 275, 1 Je ne classe point les i indiquées par Latham (4) sous les
cus, cyanoleucus et melanoleucus.
leux les placent, sans autre examen, dans ce genre. Il est certain
que ces espèces n’existent point dans les collections que j'ai vues.
| HUTERI (1) Nous savons que Latham a décrit un très-grand nombre d’espèces nouvelles de l’Inde et
de VOcéanie, qui reposent uniquement sur des dessins d’oiseaux.
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CASSICAN GYMNOCEPHALE.
BARITA GYMNOCEPHALA. Trmm.
L’Adulte. — Planche 570. IUFIINII INIT
CETTE acquisition nouvelle en ornithologie ajoute une septième UTI] espèce au catalogue du genre Cassican. Les teintes vives et brillantes | | | il | de ce bel et rare oiseau, la nature toute particulière, en quelque | Lili sorte hétérogène, de certaines parties du plumage, la forme massive LUNI du bec, et sa téte plus ou moins glabre, contribuent à la singulière apparence qu'il présente au premier coup d’oeil; mais en l’exami- (INI nant plus rigoureusement, on voit toutes les formes du bec, des ii narines, des pieds et des ailes offrir une ressemblance parfaite avec celles des Cassicans réunis dans l'index systématique placé en téte Il de ce groupe; la forme totale du bec est seulement plus massive et | moins longue que dans les autres espèces inscrites dans ce genre. UNI
Le vicux mile, dont nous donnons le portrait, a le sommet de la ill | téte couvert de filamens cartilagineux en lames plus ou moins con- It tournées: ces filamens, très-courts, sont rudes au toucher, et offrent (CÌ sur les peaux séchées une teinte jaunàtre qui paraît aussi étre celle il de la peau parfaitement glabre dont l’orbite des yeux est entouré; | Nd] | le lorum est couvert d’un petit pinceau de plumes rouges; on voit | | | O
sur le méat auditif une ample et grosse touffe en forme de brosse, ses petites pennes sont de nature carti= LA
couvrant toute cette partie;
lagineuse, droites, un peu dilatées ver e còté de cette rainure; vues |
zoophytes : Il
s la pointe, pourvues d’une
rainure médiane, et striées de chaqu à la loupe, on les prendrait pour une touffe de petits ces brosses sont d’un gris-brun, mais leur base est rouge; tout le iI un large collier cervical sont d’un rouge- (RR.II
devant du cou, les còtés et vers la région thorachique, se
cramoisi très-vif; à la base du cou,
trouvent encore quelques rangées de lames cartilagineuses ; celles-ci
Recurin D'OISEAUX, 97° LIVRAISON.
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CASSICAN GYMNOCEPHALE ressemblent par leurs formes à de peutes plumes è barbes agglomérées. Les parties supérieures du plumage, les ailes, la queue, la poitrine, le ventre et l’abdomen sont d’un noir à reftets d’acier poli, et chaque plume est comme encadrée par un bord velouté; on voit plus ou moins de taches ponceau aux flancs; les cuisses sont d’un rouge-cramoisi ; les pieds sont jaundtres, et le bec noir. Longueur, buit pouces.
Les jeunes ont la téte totalement chauve, seulement marquée de points rugueux; le méat auditif est couvert de petites plumes rouges; le ventre marqué de rouge terne et de noir mat, et toutes les autres couleurs sont ternes ou plus ou moins brunàtres.
Cette intéressante espèce a été rapportee de Bornéo, et envoyée
au musée des Pays-Bas par M. Diard.
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CASSICAN DESTRUCTEUR. INI
BDARTTA DESTRUCTOR, Temm
Le Mdle adulte. — Planche 270. il |
Un capuchon noir couvre la iéte, l’occiput, une partie de la il Il | ill nuque et les joues; les deux extrémités qui semblent former les ULI], pill mentonnières de ce capuchon, viennent aboutir sur les còtés du cou, I | : sans se joindre par les bouts; le lorum est couvert de petites plumes | | blanches, tournées vers la base du bec; au dessous de cet espace i naissent les fortes soies, qui sont raides, mais courtes; la partie postérieure du cou, le dos et les scapulaires, sont couleur ardoise ou noir-bleuAtre plus ou moins foncé; la gorge, le devant du cou
et la poitrine, sont blancs; un espace blanc, en forme de croissant,
couvre les còtés du cou, mais ces croissans ne sont point réunis |
sur la nuque; le milieu du ventre et l’abdomen sont blanchàtres, Il
mais les flanes ont une nuance cendrée, plus ou moins foncée; ili | l’aile est d’un brun-noiràtre ou noir-mat, mais les pennes secon- | | daires, à l’exception des trois dernières les plus proches du corps, | sont bordées intérieurement de blanc; deux ou trois de ces pennes ill | .sont encore marquées d’une bordure blanche, placée sur les barbes Ù dii
extérieures; elles forment une bande longitudinale, parallèle au corps. INA
Le bord externe des ailes et quelques couvertures sont aussi bordés | iI de blanc; la queue est composée de pennes à peu près égales entre | ill elles, et noires; les deux du milieu le sont entièrement, et les autres sont terminées de blanc; le bec a deux pouces, bleu à sa base et il i) | | noir à la pointe. Longueur totale, dix pouces ou un peu plus. I | |
Tout ce qui est noir dans le male, est d’un brun très-foncé dans | la femelle; les plumes brunes des joues et de la téte ont de petites | raies blanches le long des baguettes; on ne voit point sur laile la UE
° ° 1 O panne. v bande longitudinale, et les barbes iniérieures sont d'un blanc-
Recuem D'Orsesux, 46°. LIvRAISON.
ì | i | | ii CASSICAN DESTRU CTEUR.
i COPI n 1 a È pi PR 3 2 e; à lextérieui les ailes sont brunes; la queue est de la
et la fine point
A roussàtr méme teinte, e des pennes latérales est blanche; les
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‘eures sont d’un blanc-roussatre terne, mais les flancs
parties infér
} ont une teinte brune, plus foncée que le reste du corps. Cette espèce a été rapportée de la Nouvelle-Hollande, et ne paraît | as étre très-rare dans ce pays.
Musges des Pays-Bas et de Paris.
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GENRE GLAUCOPE.
GENUS GLAUCOPIS. Forster.
j LA n pi 1 7 La , O s Bec médiocre, fort, robuste, épais, base élargie vers la commissure; mandibule PED NOT , rieure convexe, voùtée , ; :
supe ’ , courbée vers le bout, sans échanerure; mandibule inférieure suivant la courbure de la supérieure, droite en dessous, en partie cachée par les parois de la supérieure.
Narines basales, latérales, rondes, à moitié fermées par une grande membrane, et entitrement cachées par les plumes crépues ou veloutées qui s’avancent du front.
Pieds forts, robustes; tarse plus long que le doigt du milieu; les doigts è peu près
, Des D: Si . à . («]° ° 4 d’égale longueur; l’externe réuni au doigt du milieu, et l’interne soudé è la base.
Aîles courtes; la première rémige courte, les trois suivantes étagées, la cinquièéme
la plus longue.
5 2 7 Queue longue, éiagée.
La valeur que certains méthodistes ont cru devoir ajouter à des caractères purement accessoires dont un grand nombre d’oiseaux sont pourvus , tels que les crètes , les barbillons, les fanons, les caroncules, ou autres appendices charnus de la téte, paraît avoir été la cause que ces espèces, ornées d’une manière si singulière, ont
été réunies dans un méme ordre, et qu'elles se sont trouvées plus ou
moins mal associées en coupes génériques. Le résultat d'une réunion
aussi bizarre a fait voir que les jeunes et les femelles de ces oiseaux, le plus souvent privés de ces appendices charnus, se trouvaient
exclus du genre, où souvent le seul mile pouvait étre admis. Dans ces
ordres de caroncules hétérogènes le bon sens avait cependant fait exclure et les Dindons et tant d'autres espèces de Gallinacés, de Grdles et de Rapaces, que, d'après l’ordre établi, on aurait dù
comprendre sous une méme rubrique. Quelques autres nomencla-
O o ° 9, ® >) teurs, et je suis de ce nombre, ont commis Perreur d’éloigner d’un genre, composé dans le principe d’une espéce unique qui se trouvait
RecurIL D’'OIseAUX , 57°. LIVRAISON.
iÙl ini GENRE GLAUCOPE.
il pourvue d’ornemens extraordinaires, toutes celles découvertes depuis ce temps, par le seul motif que l’imagination paraît s'étre formée de l’existence obligatoire de semblables parures accessoires, dans toutes les espèces qu'on pourrait se permettre de rapprocher de ce type, et de
| ne point s'étre avisé de recourir à l’examen de caractères plus mar- QUIEDNI | quans, pris de l’organisation et des formes totales qui semblent avoir i été perdues de vue. Nous croyons devoir attribuer à une cause de
cette nature l’isolement du G/aucopis cinerea de Gmelin, décrit par
(bl si Forster et par Latham, sous le nom de Ca/leas ; espèce il est vrai
rare dans les collections ornithologiques du continent, très-mal
figurée par Latham, mais dont les cabinets de l’Angleterre possédent
RI PAPI tisi sel Sptatrtatatepetsta tasti
sa
une multitude d’individus montés et conservés a l’esprit de vin, et
TRIEEO ARANBREI
il qui s'est trouvée assez exactement décrite par les auteurs cités, pour
ludtitàtàriti be STPISTPARI sn i} aesre