‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseauxChapitre 97 sur 121 · Turdoide verdr · texte numérisé non relu

Turdoide verdr

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OPAAZA »

TURDOIDE VERDIN.

IXOS FIRESCENS. Ten

Planche 382, fig. 1.

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Ge Turdoide inédit ressemble à tous ses congénères par les formes totales; il a seulement le bec un peu plus long, relativement è la taille. Un cendré verdàtre couvre le sommet de la téte et la nuque; on voit une faible bande blanchatre entre le bec et les yeux; des plumes marquées de stries blanches et bordées de cendré verdàtre couvrent l’orifice des oreilles; la gorge est blanche, ainsi que l’abdomen et les cuisses; de larges stries bordées de verdàtre couvrent toutes les autres parties inférieures, en exceptant les couvertures inférieures de la queue, où règne un ton jaunatre; les pennes de la queue et les rémiges sont brunes, bordées de vert sombre; tout le reste des parties supérieures du corps est d’un vert olivàtre; les pieds et le bec sont noirs. Longueur totale, six pouces et demi.

Les moeurs de cet oiseau ne sont point connues; il habite les bois touffus de l’ile de Java, où l’espèce paraît ètre très-abondante.

Je donne à ce groupe d’oiseaux un nom systématique, pour que les espèces qui en font partie puissent étre séparées génériquement des Merles ( Turdus ), desquels on peut les séparer assez convenablement, par la brièveté du bec en proportion de la téte, par des ailes plus courtes, et par une plus grande abondance de duvet sur le croupion, caractère très-marqué dans quelques-unes, et qui avait fourni à notre défunt ami Kuhl l’idée de les signaler par une dénomination indiquant la masse duvetée du croupion. Mais, comme ce caractère n’offre point une détermination rigoureuse dans toutes les espèces, quelques-unes ayant le croupion plus ou moins abondamment garni de duvet, nous avons choisi un nom plus vague, pour désigner génériquement les Turdoides figarés dans cet Ouvrage : ce

RecueIL D’Orsesux, 64°. LIVRAISON.

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TURDOÎIDE VERDIN.

groupe peut prendre rang dans le système immédiatement après

celui du Merle.

x EER 3) x Le Musée des Pays-Bas possède une belle série d’espèces, la plupart inédites, qui doivent prendre rang dans ce nouveau genre. Les con- 9 O trées de l’Afrique, de l'Inde et de l’Australasie nourrissent ces oi-

seaux : leurs habitudes n’ont point encore été bien observées.

ECHENILLEUR ORANGA.

CEBLEPHYRIS AUREUS. Trmm.

Le Mdle. — Planche 382, fig. 2 (1).

Le petit Echeni/leur figuré de grandeur naturelle nous est parvenu depuis la publication du tableau indicatif du genre Ceblephyris, donné dans la 47°. livraison de ce Recueil; on peut le classer comme onzième espèce de ce petit groupe. Le bec et toutes les formes de cet oiseau ne laissent aucun doute sur la place qu'il doit occuper ; le croupion est garni de ces plumes à baguettes, raides et piquantes, qu'on observe dans le plus grand nombre des espèces réunies sous le nom d’Échenilleur.

Une teinte noire pourprée, couverte de reflets d’acier poli, couvre toutes les parties supérieures du corps, le sommet de la téte, la nuque, l'espace entre le bec et les yeux, et les petites couvertures des ailes; les moyennes et les grandes couvertures sont noires a leur origine, et d'un blanc pur sur la partie visible de leurs barbes; toutes les pennes ont leur base d’un blanc pur, et elles sont noires sur le reste; les pennes secondaires portent encore un large bord blanc; toutes celles de la queue sont de la couleur du dos, à peu près égales, excepté l’externe de chaque còté , qui est plus courte et terminée de blanc; une large bande blanche passe sous le menton et s'étend sur les còtés du cou; tout le reste des parties inférieures est couvert d’une méme nuance roux-orange, ou couleur de rouille; les pieds et le bec sont noirs. Longueur totale, sept pouces.

Ces ciseaux habitent les bois en montagne, dans les endroits reculés

(1) Par inadvertance porté sur la planche citée sous la rubrique Zd. Oranga, ce qui le ferait passer pour un Z'urdoide figuré sur la méme planche. On est prié de corriger cette meprise de la lettre au bas de notre planche indiquée.

Recurn. D’OrsrAUx, 64°. LIVRAISON

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GENRE CROCIAS.

GENUS CROCIAS: Teum

Bec glabre, un peu grèle, court, è peu près droit, légèrement fléchi vers la pointe, qui est faiblement échanerée. Mandibule supérieure un peu fléchie de la base à la pointe, à dent peu marquée; l’inférieure droite.

Narines basales; latérales, ovoides, grandes; couvertes par une membrane nue; ouvertes par devant.

Pieds courts; doigts latéraux égaux; l’externe libre; l'interne soudé à sa base; doigt postérieur le plus fort de tous. Ongles courts, crochus.

Ailes courtes, arrondies; la première rémige très-courte, les deuxième , troisième et quatrième également étagées, plus courtes que la cinq, six et septième , qui sont d’égale longueur et les plus longues.

Queue longue, très-étagée.

L'espice unique classée dans ce nouveau groupe ressemble par le port et la presque totalité de ses formes aux Pie-grièches d'Europe,

moins le bec, qui est essentiellement différent et dont les formes.

n’ont plus aucun rapport avec celui propre à nos Lanius; c'est plutòt un bec de Turdofde Lixos, porté par une espèce voisine de notre Pie-grièche grise, dont notre Crocias, quoique sur une échelle moins forte, a le port et les formes extérieures.

RecugiL D'OrsgAux, 100° LIVRAISON.

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Crocias & g90ullelelies.

CROCIAS A GOUTTELETTES. i

CROCIAS GUITTPATUS. Teum

L’Adulte. — Planche 592.

Toure la téte, y compris les yeux et la région des oreilles, est de couleur ardoise; la nuque, le manteau, les scapulaires, le dos et le | croupion sont d'un bleu-marron; chaque plume de ces parties porte le long de la baguette une tache ou raie blanche, de la forme d’une larme ou goutte; les ailes sont noires à pennes largement frangées de blane ; tout le dessous du corps, depuis la base du bec à l’anus est d’un blanc-jaunàtre sans aucune tache; seulement aux flancs se trouvent de larges mèches du méme brun-marron que celui du dos, et réparties sur les bords des plumes, dont le milieu est blanc; la longue queue, fortement étagge, est d’un gris très-foncé à fine pointe des pennes d’un blanc pur; le bec et les pieds sont de couleur de corne bleuàtre. Longueur totale, huit pouces.

Nous n’avons pas trouvé de différence remarquable dans les sexes; les jeunes de l'année ressemblent aux adultes ; mais les teintes de leur livrée sont plus ternes.

La manière de vivre de cet oiseau est à peu près la méme que celle des Turdoides ; il se tient par petites bandes dans les broussailles les plus touffues, sans jamais entrer dans les grandes foréts ; c'est dans les fourrés épais des arbrisseaux qu'il guette sa proie, consistant en petits insectes qui s’attachent au feuillage.

L'espèce a été trouvée par nos voyageurs dans différentes parties

boisées de l’île de Java; elle ne nous est pas encore parvenue de Sumatra.

RecurIL D'OISEAUX, 100° LIVRAISON.

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GENRE MYIOPHONE.

GENUS MYIOPHONEUS. Tenmwm.

Bec fort, dur, comprimé, à base dilatée, plus haut que large; aréte saillante, savancant entre les plumes du front, fléchie vers la pointe qui est fortement courbée, avec échancrure; mandibule inférieure droite, aigué.

Narines basales; fosse nasale grande, évasée, couverte d’une membrane è orifice arrondi, garnie et en partie recouverte par les plumes du front.

Pieds forts; tarse long; doigt du milieu long, les latéraux égaux, l’externe soudé au doigt du milieu.

Ailes médiocres; première rémige à peu près nulle, la seconde un peu plus courte

que la troisième et la quatrième, qui sont les plus longues.

Les Myiophones ne sont, à tout prendre, que les plus grandes espèces de la tribu de Merles et des Grives (Turdus); ils ont approchant les mémes caractères extérieurs, si ce n’est que leur taille et les formes plus ramassées du bec et des pieds les distinguent de nos Merles, groupe è peine génériquement reconnaissable des Sy/vains ou Becs-fîns (Sylvia), qui ne sont, dans le fait, que des Merles d’une dimension moins forte.

Les Myiophones sont confinés dans les régions chaudes de l’ancien continent, dont ils habitent les plus hautes montagnes de 4,000 à 7,000 pieds d’élévation au-dessus du niveau de la mer, où ils vivent solitaires parmi les rochers couverts de ronces qui produisent des baies, et dans les endroits les plus touffus des forèts en montagnes, où on les voit se repaître aussi d’insectes et de vers.

Les espèces que nous comprenons dans ce groupe sont :

Esp.1. Myropnone LuISANT de nos pl. col. 170, ou le Chiung des Javanais, Turdus flavirostris de Horsf. Birds of Java.— Notre Myi0phoneus metallicus. Patrie, Varchipel des Indes, particulièrement

Java.

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GENRE MYIOPHONE.

Esp.2. Myiorzone pe Horsrietp figuré par Gray, Century of birds Himalaya mountains, tab. 20.—Cest Myiophoneus Horsfeldi. Patrie, le continent de l’Inde.

Esp. 3. Mxtoezone DE TEMMINCK, Gray, Century of Birds, tab. 21; son nom indien est Ku/get.— C'est Myiophoneus Temmincki. On le trouve dans l’Inde sur les monts Himalaya.

Esp. 4. Myroprone sLEUET de nos pl. col. 190, où il est inscrit et a été publié sous le nom de Bréve bleuet, — Turdus cyaneus, Horsf., Birds of Java, — Id. zool. recueil, pl. enl.— Ce sera Myiophoneus glaucinus. Patrie, les îles de Java et de Sumatra.

Nous classons ce genre, dans le tableau méthodique, avant le genre

Timalia, ce dernier groupe précédant celui des Bréves.

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