BREVE BLEUET
PITTA GLAUCINA. Temw. | iI
Planche 194. - | |
Certe espèce, dont plusieurs individus ont été rapportés de Java par MM. Horsfield,, Diard et Reinwardt, se trouve indiquée Ul dans le catalogue des oiseaux de Java, publié par le premier de | | O ces voyageurs; ce naturaliste vient de donner le portrait de l’oiseau, (| accompagné d’une description plus détaillée dans le n°. 4 des fascicules intitulées Zoologica! researches in Java. Comme nous, l’auteur se trouve embarrassé sur la place qu'il convient d’assigner à notre | espèce. M. Horsfield la range parmi les Merles, sous le nom de Turdus i it | cyaneus , et nous Classons cet oiseau à la suite des Bréves, en falsant observer qu'il s'éloigne des espèces réunies dans ce groupe par la forme plus dilatée de la base du bec, et par la longueur de la queue ; ses pieds sont absolument les mémes que ceux des Bréves, et different par la grande longueur du tarse de ceux des Mer/es. Notre oiseau paraît former le passage des espèces réunies dans le groupe des Bréves aux espèces qui composent le genre Myophone, dont le type a été donné dans lune de nos livraisons précédentes (voyez planche 170). Il serait peut-étre plus convenablement classé dans ce dernier groupe que dans celui des Bréves.
Les Javanais , selon M. Horsfield, donnent à notre oiseau le nom de Arreng-arrengan ; il descend rarement dans la plaine; il demeure habituellement dans les foréts touffues qui couvrent les montagnes de quatre à six mille pieds d’élévation au-dessus de la mer. On le trouve dans ces lieux, mais toujours caché et retiré sous le feuillage le plus épais; sa nourriture consiste presque exclusivement en baies.
La couleur dominante de cet oiseau est un noir moiré de bleu-
Recurm D’'Orseaux, 353°. LIVRAISON.
POETIITSTITITIVITITFLISCUItStO CAT, TATO SI TIttA
BRÉVE BLEUET.
violet; on voit, suivant le jour qui l'éclaire, le bleudtre revétu d’un lustre et nuancé d’azur; le poignet et les bords de l’aile sont d’un bleu plus pur et plus brillant que le reste du plumage qui paraît noir lorsqu'un jour faible l’éclaire. En dérangeant un peu le plumage des còtés du corps on apersgoit le blanc pur qui colore la base des plumes de ces parties. Le bec et les pieds sont noirs; les tarses sont très-longs et la queue est courte. Il paraît quil n'existe point de différence remarquable entre le màle et la femelle.
Nous ignorons si l’espèce est répandue dans les autres iles de la Sonde, elle n'a été vue et observée que dans celle de Java.
Musées des Pays-Bas, de Paris, de Londres et de Vienne.
GENRE TIMALIE.
GENUÙUS FIMATIA. Host.
Bec plus court que la téte, fort, comprimé partout, plus haut que large, legèrement fléchi; arète arrondie s'avangant entre les plumes du front ; mandibule inférieure comprimée , droite.
Narines basales, latérales, rondes, convertes par une membrane garnie d’une petite bande de plumes.
Pieds forts; le doigt externe réuni jusqu'à la première articulation; l’interne libre ; pouce robuste.
Ailes courtes, arrondies; la première rémige courte, les trois suivantes étagées; les
sixième et septième les plus longues.
Lrs espèces de ce genre, qui a eté établi par M. Horsfield, ont une analogie frappante avec un oiseau de l’Amérique septentrionale , donné par M. Vieillot comme type de la coupe nouvelle sous la dénomination d’/cteria , espèce que cet auteur décrit, et quil a fait figurer sous le nom d’Ictérie dumicole. Elle a la méme forme de bec et la méme coupe d’ailes que les Timalies que nous admettons dans le genre, tel que nous en publions les caractères, et cette ressemblance est, au premier coup d’oeil, si marquée , qu'elle ferait naitre idée d'une réunion de ces espèces des Deux-Mondes; toutefois, l’Ictérie offre des rapports avec les Troupiales (Icterus), et les Ti malies tiennent de très-près aux Bréves (Pitta). Nous sommes aussi de l’avis de M. Horsfield , qu'il existe quelque ressemblance entre les Timalies et certaines espèces de Merles (Turdus); mais C'est, à mon avis, entre les Brèves et les F ourmiliers qu'il faut classer ce nouveau groupe, car les Timalies different, par le bec, bien peu des Brèves, et la nature des plumes est la méme que dans les Fourmiliers. C'est encore des espèces de ces deux genres qu'elles tiennent le plus par les moeurs et les habitudes; on pourrait méme citer, à l’appui des renseignemens que nous venons de fournir, l’erreur
Recuen D'OrseAUx, 13° LIVRAISON,
CRICETINIAI
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VIFRIISETTS RITA RIO RISI StSRTRISIHiAtto
GENRE TIMALIE.
commise, presque simultanément par M. Horsfield, dans ses Recherches zoologiques de Java, et par nous dans ce Recueil. Le naturaliste anglais associe à son genre 7imalia un oiseau que nous jugeons étre une Miyothera (1); notre erreur est d’avoir décrit et figuré une Zimalia sous le nom de Pitta (voy. le Breve thorachique, pl. col. 76), publication qui a eu lieu à une époque où les seules indications de M. Horsfield servirent de guide, et lorsque le type du genre, la Timalia pileata, ne nous était point connue en nature: à cette méme époque l’auteur anglais ne portait pas connaissance de l’existence de la Timalia thoracica, qui ne fait point partie du catalogue des espèces observées par lui à l’île de Java. A. l'examen comparatif, la Timalia thoracica tient un rang plus rapproché des Brèves que la Timalia pileata, qui a sous certains rapports plus l’apparence de parenté avec les Fourmiliers, quoique les deux espèces se trouvent parfaitement assorties comme congénéres. La 7imalia gularis, notre Miyothera (voyez pl. col. 442, fig. 1), est un vrai Fourmilier, ainsi qu'il est facile de s'en assurer par les figures que nous donnons de plusieurs espèces, comme celle-ci, originaires de Java.
M. Horsfield nous apprend que la 7imalia pileata (2) est sociable: on la voit dans les buissons près des villages et des plantations; elle place son nid dans les haies, et se montre rarement dans les grandes foréts; son chant est très-agréable et cadencé.
Esp. 1. Timauie trorRAcHIQUE, publiée dans notre pl. col. 76, sous le nom de Bréve thorachique. C'est Timaia THORACICA. Patrie, les îles de Java et de Sumatra.
Esp. 2. TimArie cHapeRONNEE. Voyez Horsf., Zool. reserc., et la
figure qui accompagne l'article de Timaria prurata. Pazrie , les fles de Java et de Sumatra.
(1) C'est la Zimalia gularis, Horsf., Zoolog. res. in Java, fig. 2, figurée dans ce Recueil pl. 442, fig. 1, sous le nom de Miyothera gularis.
(2) Cette espèce est facile à reconnaître: un capuchon d’un roux-vif couvre la téte; les parties supérieures sont d’un brun cendré, le dessous lavé de gris clair et de blanchdtre, et de
très-petites stries sur le devant du couz une bandelette blanche va de la base du bec Jjusqu'à Voeil.