ld. mu/no/v. 3. Id. al normes
Pré-ire .
PICUMNE A TOUPET.
PICU M NU S CIRRATUS. Temm.
Le Mâle adulte.— Planche 37i, fig. »•
Me paraît être le même que le Charpentier nam dont la femelle est décrite dans Azara, Voyage au Paraguay, vol. 4, pag. 17, n°. 260. °n le trouve, dit-il, seul ou par paire. Il grimpe contre le tronc des petits arbres, et quelquefois il saute d’une branche à 1 autre en la saisissant fortement avec ses doigts et tenant son corps en travers. 11 n’a pas la facilité de s’appuyer de sa queue, dont la forme n’est Pas celle des Pics; ou si cela lui arrive, ce n’est que pour un instant. Du reste il a tous les attributs des oiseaux de cette famille, et on (bi 'Iu'ü fait aussi des trous dans les arbres poui y nicher ; est> ce ne peut être que dans les arbres pourris. On assure encore que sa Ponte n’est que de deux œufs. Quoiqu’il fréquente les halliers fourrés, on le trouve plus communément dans les grands bois.
Les différences entre cette espèce et celle de la Guyane consistent en des dimensions un peu plus grandes , en un bec gros et fort , d’un blanc-bleuâtre à pointe noire; une touffe de petites plumes longues Sür la tête; le plumage des parties supérieures sans mouchetures, et Celui des panieS inférieures rayé de larges bandes noires et blanches dans l’adulte et de taches irrégulières noires sur un fond blanc dans
Ecueil d’Oiseaux, 62e. livraison.
PICUMNE A TOUPET.
le jeune âge. L’espèce type, figurée par BufFon, a le bec plus petit, entièrement noirj le plumage est moucheté en dessus et rayé en dessous de fines bandes très-rapprochées.
Le male adulte a sur le front de petites plumes noires terminées de rouge vifj le reste de la tête est orné d’un toupet composé de plumes noires portant une petite tache blanche vers le bout 5 un gris-olivâtre légèrement ondé de brun couvre les parties supérieures, et deux petites bandes coupent l’aile, dont les pennes secondaires sont liserées de blanchâtre. La penne extérieure de la queue a une bande blanche oblique qui laisse du noir sur les bords et à l’extrémitéj une bande plus étroite sur la seconde penne $ les deux intermédiaires sont mi-partie blanches et noires. Longueur, à peu près 4 pouces.
La femelle n’a point de rouge au front, et les jeunes ont les parties inférieures du plumage mouchetées de noir et de blanc, ou bien en raies irrégulières.
On le trouve au Brésil et au Paraguay.
PICUMNE MIGNON.
PICU MN U S EXILIS. Temm.
Planche 571, fig. 2
ni 1,
est 1 espèce indiquée par M. Lichtenstein, catalogue de vente,
^ O 1 1 ’ n°* ^° ’ sous Ie nom de Ficus exilis.
n k distingue facilement à son bec plus petit, entièrement noir, ex- CePte une petite tache blanche à la mandibule inférieure; aux plumes ^rtes sommet de la tête, au manque de rouge sur le front du j Û 6 W v et à la teinte rousse du front, du lorum, des joues et de
part^116’ °n V°^ UIÎ Peu roussatre a §or§e’ mais toutes *es autres
• S *nférieurea sont rayées comme dans l’espèce précédente; le ^ queue est encore exactement le même; mais les ailes
périe ^°lri^ double raie transversale, et la couleur des parties suq Ures est d’un brun mêlé d’ocre. Longueur, 3 pouces 6 lignes, des p ^ tî?0uve au Brésil. Des sujets sont déposés dans les Musées ys'Bas, de Paris et de Berlin.
PUlS affirmer l’absence de cette marque caractéristique , je la présume seulement, trace de plumes rouges sur cinq individus soumis a mon examen.
PICUMNE ABNORME.
PICÜMNUS ABNORM1S. Temm.
Planche 371, fig. 3.
Nous avons reçu de Java, sans aucune notice et faisant partie des collections recueillies par feu Kuhl et Van-Hasselt, le petit P1 cumne tridactyle dont nous offrons ici le portrait. Il est de la taiP6 des autres espèces de l’Amérique méridionale; son bec et toutes se formes portent les mêmes caractères, et il ne diffère que par le mancf11 du doigt postérieur interne, remplacé par une petite callosité; queue est plus courte et carrée.
La mandibule supérieure du bec est noire et l’inférieure ^ blanc-rougeâtre dans le vivant; on lui voit aussi une nudité roll$ autour de l’orbite des yeux; les pieds sont d’un rouge clair; la coulel11 marron couvre le front et une partie du sommet de la tête ; les j °LieS ont une teinte un peu plus claire; les parties inférieures sont t ou d’un beau roux tirant au jaunâtre ou à l’orange vers le milieu ventre; cette teinte couvre aussi le croupion; tout le reste des pad^ supérieures est d’un beau vert légèrement teint de cendré sur 1 ciput; la queue est noire. Longueur totale j trois pouces.
Musée des Pays-Bas.
Oxyr hyn cju c en ^ /en/, mâle/.
JPretre
OXYRHYNQUE EN FEU.
OXYRHYNCHUS FLAMMICEPS. Temm.
Le Mâle. — Planche 126.
Ne huppe élégante et légère forme le principal ornement de I espèce nouvelle; les plumes qui s’élèvent sur le sommet de ^ sont toutes très-fines, longues et à barbes décomposées; les Us Vogues sont placées sur les bords et les plus courtes vers le 11116 crâne ; ces dernières sont d’un beau rouge ponceau, tandis ^ e ^ langée la plus antérieure des plumes latérales de cette huppe ^ gloire. Cette disposition est telle que lorsque l’oiseau a les plumes
Ponc
tete couchées, on n’aperçoit que quelques traces de la couleur
i'el 0911 ’ tanc^s qu’elle se montre en plein lorsque les plumes sont
<lo V^eS‘ reste du plumage est d’un vert assez pur qui couvre le
et ^es aües; cette couleur borde toutes les pennes de la queue et les
Pli' îoues’ tour bcc^lcs sourcils et la gorge, sont poin-
et rayés de blanc et de verdâtre ; une multitude de taches triangulaire 1, 9
Vei^ a Un brun noirâtre sont disposées sur le fond blanc et jaune }e ^ tre qui forment les nuances des parties inférieures; les pieds et sont d un noir bleuâtre. Longueur totale sept pouces.
d^>ISEAüX, 2 1e. LIVRAISON.
OXYRH YNQUE EN FEU.
Cette espèce est nouvelle , elle fait partie des recherches de M. Natterer, au Brésil. Nous n’en connaissons point la femelle. Les caraC' tères du genre seront indiqués, lorsque nous aurons fait figurer toutes les espèces connues, dont il est composé.
Musée de Vienne , de Paris et des Pays-Bas.
.Cr
■er
Gi-ùuj,a,.( fîuBettv. *. SMu. iiïam&s. 3. Torciepot
voi
YeS.
/ *re/res ,
TORCHEPOT VOILÉ.
S ITT A V E L A TA. Temm.
Le Mâle. — Planche 7 1 , fig. 3.
Cette espèce , de l’archipel des Indes , est modelée selon les formes notre Torchepot d’Europe et de tous ses congénères répandus ^Us les provinces septentrionales du nouveau monde ou qui habitent ^es différentes parties de l’Océanie et du continent Asiatique. L’espèce Nouvelle que nous figurons se trouve dans les îles de Sumatra et Java , avec cette différence caractéristique propre au sol ou au cVat de ces deux îles , que les individus de Sumatra sont plus grands ^Ue ceux de Java. Nous donnons le portrait d’un individu envoyé de ^aya, accompagné des détails du bec et des pieds , planche 7 2 , figure 3.
Ces mâles envoyés de Sumatra ont le sommet de la tete, la nuque e1: les parties supérieures du corps d’un riche azur; les ailes et la queue sont d’un bleu moins pur; toutes les grandes pennes de ces deux parties sont noires sur les barbes intérieures et lisérées de ^eü; les joues et les côtés du cou ont une teinte bleuâtre-pourprée; toutes les parties inférieures, à l’exception du menton qui est blanc, 0111 une nuance cendrée légèrement pourprée. Le mâle a sur le fr°ut un large bandeau noir et une bande de cette couleur au dessus
Ecueil b Oiseaux, 12e. livraison.
TORCHEPOT VOILÉ.
des yeux $ le manque de ce dernier caractère sert à distinguer la femelle. Le bec est jaune partout , excepté à la pointe qui est noire. Longueur totale, cinq pouces $ les individus de Java ont un pouce de moins et leur bec est plus court.
Le catalogue des oiseaux de Java par M. Horsfield , qui a paru quelque temps après la publication de notre planche , indique notre espèce sous le nom de Sitta frontalis j l’individu tué, probablement à Java , y est noté comme ayant une longueur totale de cinq pouces anglais 5 la différence de taille que nous signalons paraît donc purement accidentelle ou tient à des causes locales , vraisemblablement propres aux deux îles mentionnées.
Musées des Pays-Bas, de Londres, de Paris et de Vienne.
GENRE ONGUICULÉ.
G E N U S ORTHONYX. T
&ec très-en
]yar-n Un’ comPrimé3 à Peu Près droit; pointe écbancrée. cje ^ . diales au milieu du bec, ouvertes, percées de part en part, surmontées
Pieds, l’a i
Ongle# ]SQ ^ US l0ng 01116 16 dt* mi,ieu ? ceïui-ei et l’externe égaux.
4iles trè ^0llbS cIue ^es d°igts, forts, peu arqués, cannelés latéralement.
Queue lar C°UrteS’ les Cln(ï premières rémiges étagées, la sixième la plus longue. l%e, longue; pennes fortes, à pointe aiguë; des baguettes très-longues.
Ce
dépo,7^ fondé sur une seule espèce dont on ne connaît que la seaux ^e’ ce nous semble, être classé parmi les groupes d’oi-
^°ngles ^ ^ m°yeris Pu^ssans d’ascension. Les pieds forts, armés
tiqUes ' ? Ct a^us’ et pourvue de baguettes fortes, élas-
^Uecet .^°lnte usée, et terminée en alêne, portent à faire préjuger
Torni SGau escalade le tronc des arbres à la manière des Pics et des
les q . J ou est doué de la faculté de se cramponner comme le font
Strdctur ^arS * ^es Sitin.es, les Anabates et les Promérops. Cette
£r°dpe < et ^a (îueue sembfo assigner à ce nouveau
ne ^ace Parmi nos Anisodactyles ; c’est des Grimpars D Oiseaux
X> 72 . LIVRAISON
GENRE ONGUICULE.
( Dendrocolaptes ) d’Amérique que notre oiseau se rapproche le plus. On n’a point obtenu de renseignemens relativement aux mœurs et aux habitudes de cette espèce trouvée dans les parages méridionaux de l’Océanie.
Onguiculé , iytmû'suu/? ,
fl/v/re.
ONGUICULÉ SPINICAUDE.
ORTHONYX SPINICAUDUS. Tbmm.
Planche 4285 Ie Mâle. — Planche 4ag, la Femelle.
E mâle a le sommet de la tète couvert de plumes formant une etlte ^upe d’un brun sombre marqué de mèches noires 3 la nuque ^ Manteau sont d’un brun plus clair marqué sur chaque plume üïîe grande tache noire placée sur la barbe intérieure 3 les joues Une teinte grisâtre 3 le plumage trèsrtouffu du dos et du crou- ^ est d’un brun-marron 3 l’aile est coupée de quatre bandes Sversales , dont deux très-larges , d’un noir parfait ; les deux es ont moitié largeur des premières, et sont d’un gris terne : la 1 6 et tout le devant du cou sont d’un roux vif, entourés vers
■tri 1 •
trin
. e^°n thorachique d’un demi-collier noir ; le milieu de la poi-
pi JJ
}es 1 du ventre sont d’un blanc pur 3 les côtés de la poitrine et
Vu 91108 ^ Un krun cendré nuancé de marron. La queue est d’un terne3 toutes les pennes à baguettes roides sont terminées par peu ^°mte §arnie de soies rares, qui dépasse la partie barbue des ^ envir°n d’un demi-pouce. Le petit bec est noir 3 les pieds 0ngs et forts, et les ongles, très-robustes, sont à peu près de
ECüe* ^Oiseaux, livraison .
ONGUICULÉ SPINICAUDE.
longueur égale^ les uns et les autres ont une teinte brune. Longueur totale, sept pouces six lignes.
Le plumage de la femelle diffère de celui du mâle par la couleur du devant du cou, qui, chez elle, est d’un blanc pur.
On dit que l’espèce habite la Nouvelle-Zélande 5 c’est du moins des parages de l’Océanie qu’ont été rapportés les individus figurés j ils font partie du Musée des Pays-Bas.
Grimp ar promerops-
GRIMPAR PROMÉROPS.
DENDROCOLAPTES PROCURFUS. Temm.
Planche 28.
j E ^ec de ce Grimpar rappelle aux formes de cette partie dans ^ r°mérops 5 il en diffère si peu que s’il fallait classer notre Grimpar ^après la conformation du bec seulement, et sans prendre notion ^ s caractères empruntés des autres parties , on ne balancerait cerclent point à en faire une espèce du genre Epimachusj cette j, . °§le est tellement prononcée, que long-temps avant de connaître que nous publions de grandeur naturelle, j’ai possédé dans £ CaWet d^ostéologie , une tête de cette espèce, sous le nom de jj» Tnci°Ps moqueur ( Upupa ery throrynchos , Lath. sp. 9)5 l’erreur parf ^ r^ev^e cp’après la comparaison de ce crâne avec les individus ^es^8 raPP°rlés ®rcsd Par les voyageurs qui ont visité ce pays.
a^P°rts très-prononcés dont nous venons de faire mention m’ont ju^,e ^ans le choix du nom donné à cette espèce, que nous avions ç n°Uvede lors de la publication du cinquième cahier de ce re- Pcbp5' maiS ^°nt nous avons trouvé depuis le portrait et la description par M. le professeur Lichtenstein , dans les Annales de PA-
ÜEIL D Oiseaux , 5°. livraison.
GRIMPAR PROMÉROPS.
cadémie de Berlin , où il est indiqué sous le nom de Dendrocolapte à bec de Grimpereau.
Notre Grimpar a les pieds, les ailes et la queue pareils en tout à ces parties chez toutes les autres espèces de ce genre $ mais son bec trèslong, grêle et excessivement courbé, forme un contraste frappant avec celui de son congénère placé à l’autre extrémité de la série de ce groupe 5 celui-ci , publié dans nos fascicules , planche 73, figure 1 , sons le nom de Grimpar fauvette , montre jusqu’à l’évidence toute la nul' lité de nos systèmes artificiels basés sur des formes que la nature a variées d’une manière si étonnante. Nous entrons dans de plus amp!es détails à cet égard à l’article qui traite des généralités du genre Ven* drocolaptes.
Un roux vif et très-foncé couvre les pennes des ailes et de la queue? les premières sont terminées de brun et celles de la queue ont leê baguettes fortes , élastiques et terminées de piquants $ le dos et leS scapulaires sont d’un brun-olivâtre , cette couleur est aussi répand^ sur la tête et au cou, mais chaque plume a un trait blanc le frug des baguettes 5 les bandes blanches sont plus larges sur les plumeS des joues et de la gorge. Sur celles de la poitrine et du ventre on volt de petites' stries blanchâtres distribuées sur un fond brun-olivâtre le bec est rougeâtre et les pieds sont cendrés.
On trouve cet oiseau au Brésil. Des individus font partie du p^LlS grand nombre des Musées.
GRIMPAR FAUVETTE ou BEC-FIN.
ÜENDRO COLAPTE S SYLFIELLUS. Te mm.
Planche 72, fig. 1.
En comparant la figure de notre Grimpar bec-fin avec celle du ^irnpar promérops , pi. 28, on sera peut-être étonné de voir deux 0lSeaux si différens par la forme du bec, réunis dans un même §enre; cette réunion, quelque disparate qu’on la puisse juger au Premier coup d’œil, est le résultat de comparaisons faites sur une Altitude d’autres espèces qui remplissent exactement l’intervalle entï>e celles placées aux extrémités de la série. Les deux jalons étant ^acés? il me sera facile de faire voir, en publiant successivement Urie suite d’espèces inédites, et en renvoyant pour celles décrites figurées aux portraits des Grimpars donnés par mon ami Le arit , dans le troisième volume des Oiseaux de Paradis, Toucans barbus , et dans le mémoire publié par M. Lichtenstein , que la ^eUrùon de toutes ces espèces en un seul groupe , présente une série ^ Naturelle , où l’on peut juger des passages gradués dans la riïle plus ou moins courbée ou parfaitement droite du bec de °lseaux 5 les autres parties du corps, tels que les pieds, les ailes dueue, même les couleurs du plumage, offrent des rapports jfits de l’identité générique.
ECüEa D’OlSEAUX, 12e.
LIVRAISON