‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 2)Chapitre 44 sur 133 · OISEAU-MOUCHE A GORGE BLANCHE · texte numérisé non relu

OISEAU-MOUCHE A GORGE BLANCHE

milieu , couvre à peu près la moitié des deux pennes les plus exté-

heures de la queue , et termine les deux suivantes 5 ces pennes sont, dans le reste, de même que les quatrièmes de chaque côté, d’un ^leu-noir 5 les deux intermédiaires , les couvertures supérieures des aHes, le dessus et les côtés de la tête, le dessus du cou et du corps, la poitrine et les flancs, sont d’un vert-doré à reflets brillansj les Pannes des ailes d’un violet sombre $ les plumes des jambes et des tarses vertes et blanches, et le bec noir en dessus, mais jaunâtre en dessous 5 les pieds sont noirs. Longueur totale , trois pouces neuf laites.

Plusieurs individus des deux sexes ont été envoyés, par les soins de M. Natterer, au cabinet de Vienne $ M. de Lalande en a aussi aPportés de son voyage au Brésil , où l’espèce ne paraît point être

t'es-commune.

Musées des Pays-Bas, de Vienne, de Paris et du baron Laugier.

OISEAU-MOUCHE PETASOPHORE.

TROCHILUS PETASOPHORUS. P. Max.

Le Mâle . — Planche ao3 , fig. 3.

•y.^' Natterer vient d’adresser cette belle espèce au Musée de V\r 6qïle 5 S0US nom Trochilus janthinotus $ le prince de Neu-

nous ayant communiqué une notice sur cet Oiseau-mouche,

OISEAU-MOUCHE PETASOPHORE.

sous la dénomination portée en tête du présent article , il nous a paru juste de la conserver comme ayant titre de priorité.

Le mâle est orné d’une large et belle touffe de plumes violettes, couvertes d’un lustre pourpré et à reflets métalliques, qui prend naissance au dessous du méat auditif, et qui se détache du reste du plumage qui couvre les côtés du cou $ la queue est composée de pennes très-larges , disposées de manière à paraître un peu fourchue, lorsque ces pennes sont rassemblées, et que la queue n’est poin1 étalée , les ailes couvrent cette partie dans toute son étendue. Un ved

très-brillant, velouté et changeant, couvre le menton et la gorge?

du vert plus sombre et à reflets métalliques est répandu sur la po1" trine$ du vert-clair moins brillant, quoique à reflets, couvre leS côtés de la poitrine, le ventre et l’abdomen, où règne une légère teinte cendrée 5 toutes les couvertures du dessous de la queue sofl1 d’un blanc de neige ; les parties supérieures de la tête et du corps ont des teintes verte-dorées, telles que nous les retrouvons sur plus grand nombre des espèces qui composent cette grande fanad^ les pennes de la queue sont toutes d’une riche teinte verte-bronzé ? plus foncée vers le bout de ces pennes qu’à leur base ; les trois exte rieures de chaque côté ont à leur extrémité une fine bordure blaïl châtre; le bec et les pieds sont noirs.

La femelle ne nous est point connue. On trouve cette belle espe° au Brésil.

Musées des Pays-Bas, de Vienne, de Paris et du prince de Neü »vied.

flrèfre-

J.Souimaiiga mMlÿu&, «A. n.U.M/b**. S. Id. souci,

SOUIMANGA MÉTALLIQUE.

NE CTA RI NIA ME TA L LI C A. Lichtens.

Le Mâle et la Femelle . — Planche 54y, fig. 1 et 2.

En consultant seulement la description donnée par Le Vaillant du Sucrier figuier , Ois. d’Af. vol. 6, p. 1 1 1 , et ne faisant point usage d autre moyen comparatif pour déterminer l’espèce de cet article, on pourrait très-facilement confondre celle-ci avec le Sucrier figuïei (1) du midi de l’Afrique de la planche 2g5, fig. 2 des planches de Le Vaillant. Il me paraît conséquemment nécessaire de faire précéder la description du Souimanga métallique d’une courte indication des différences les plus marquées entre cette espèce et le Sucrier de Le

^aillant.

La taille et les couleurs du plumage de ces deux espèces voisines scmt à peu près les mêmes. Le bec du Figuier est plus court et plus droit que celui du Métallique dont les mandibules sont bien plus arquéesj les filets de la queue dans le premier sont grêles et acuminés 5 dans celui-ci plus larges et terminés en petites spatules arrondies. Les couleurs du plumage offrent aussi de légères disparités -, la teinte des plumes du croupion et des couvertures supérieures est pourprée chez le figuier, d’un bleu fonce métallique et coupé pai

b) ÏÏectarinia sylviella de l’index que nous donnons de ce genre. On le trouve aussi au Se'néb t et a la côte de Guinée.

Recueil d’Oiseaux, 58e- livraison.

SOUIMAiNGA MÉTALLIQUE.

une bande jaunâtre chez Fespèce de cet article ; un beau collier formé par une large bande d’un bleu vif et pur couvre la région thorachique; elle manque totalement dans l’espèce du midi de l’Afrique.

Notre nouvelle espèce a été portée en note, par M. Lichtenstein, dans le catalogue d’objets en double du Musée de Berlin sous les n°\ i35, i3i et i5ô.

Le mâle a toute la tête, le devant et les côtés du cou, la nuque, le manteau et les petites couvertures des ailes d’un vert brillant et métallique; un demi-collier d’un bleu vif pourpré et métallique ceint la région thorachique ; toutes les autres parties inférieures sont d’un beau jaune jonquille; une bande d’un jaunâtre très-clair passe sur le croupion dont la teinte métallique est la même que celle du collier; toutes les pennes de la queue et les deux filets sont d’un noir glacé de bleu métallique; l’aile est noire mais les moyennes couvertures sont d’un bleu pourpré.

La femelle diffère bien plus que le mâle par les teintes du plumage de la femelle du Sucrier figuier de Le Vaillant. Un gris-cendré mat couvre toutes les parties supérieures ; les ailes sont d’un cendré-brun liséré de blanchâtre; la queue sans filets est d’un noir à légers reflets; toutes les pennes sont frangées de blanchâtre et terminées en dessus de blanc; la gorge et l’abdomen sont blanchâtres et le reste des parties inférieures est d’un jaune-citron clair; le bec et les pieds sont noirs-

Le mâle prend en hiver la livrée de la femelle : ce que j’ai pu vérifier sur des individus dans le passage d’une livrée à l’autre, et tapiras de gris et de couleurs métalliques.

On trouve l’espèce en Nubie dans les environs de Dongola.

M. Ruppel et les voyageurs prussiens ont fait l’envoi de plusieurs individus aux Musées de Francfort et de Berlin ; ceux que nous hgLl rons font partie du Musée des Pays-Bas.

SOUIMANGA SOUCI.

N E CTA RI N IA SOLARIS. Te mm.

Le Mâle . — Planche 34y, fig. 3.

Ce petit Souimanga des Moluques n’a point encore été décrit 5 Nous n’en connaissons encore que le mâle.

Les formes étant indiquées très-exactement par la figure ci-jointe, d ne nous reste qu’à donner la courte notice des couleurs du plumage. Des plumes terminées par une large bordure d’un vert foncé Rangeant en pourpre et à reflets métalliques couvrent tout le devant du cou et le front; la poitrine, le ventre, Tabdomen et les cou- Vertures du dessous de la queue ont une teinte souci ou orange trèsvtf; les panaches des flancs sont d’un jaune brillant; toutes les parties supérieures ont une teinte olivâtre terne; les ailes noires bordées d’olivutre; enfin la queue noire à légers reflets, et les deux pennes latérales terminées de blanchâtre.

On trouve cette espèce à Amboine, l’une des Moluques.

Reinwardt a rapporté de ses voyages trois sujets mâles déposés aujourd’hui dans le Musée des Pays-Bas.

i. Souiinanga (/ractemy, W/k z.Id. /èmÆ/. 5. S. moustvr/y, mà/?.

'Prêtre .

SOUIMANGA GRACIEUX.

NECTARINIA LEP IB A.

Mâle et Femelle . — Planche 126,%. 1 et 2.

Le mâle se distingue par une bande violette , partant de chaque c°té du bec et se prolongeant sur les côtés du cou , où elle sépare le Vei't foncé des joues du cendré légèrement teint de rougeâtre du devant du cou 5 le sommet de la tète, la nuque et le dos, ont des eouleurs métalliques qui chatoient en vert et en violet 5 les épaulettes des ailes , le milieu du dos et le croupion sont d’un violet pur ; les ades sont brunes, et toutes les pennes bordées de veidatre$ les pennes de la queue d’un noir violet sont bordées de vert métallique $ toutes parties inférieures , depuis la poitrine à 1 anus , sont d un beau jaune, fugueur totale, quatre pouces trois ou quatre lignes.

La femelle est tant soit peu plus petite 5 des tons verdâtres régnent ,ai les parties supérieures $ les ailes et la queue sont d’un brun cendré t les bordures des pennes verdâtres 5 la gorge est d’un blanc jaunâtre j ^es autres parties inférieures sont d’un jaune moins pur que dans Iïl^e? le bec dans les deux sexes est noir.

L est la Certhia lepida, Lath. , Ind. Orn., vol. 1 , p. 298 , sp. 60 , Grimpereau de Malacca, Sonner. , V oy. Ind. p. 209, tab. no, b i La Certhia lepida de Sparman, Mus. Caris. , tab. 35, nest t notre espèce 5 cette indication doit faire partie de Certlua sperata.

CUEIL D Oiseaux, 21e. livraison.

SOUIMANGA GRACIEUX.

Habite les îles de la Sonde, particulièrement celle de Java, où elle se nourrit d’araignées et de petits insectes.

SOUIMANGA MOUSTAC.

NECTARINIA MYSTACAL1S. Temm.

Mâle. — Planche ia6, lig. 3.

Ce petit Souimanga, dont nous ne connaissons que le mâle, se distingue par sa queue longue et très-étagée 5 les deux pennes du milieu dépassent encore de beaucoup toutes les autres 5 un violet métallique très-brillant forme de chaque côté du bec une petite moustache 5 la même couleur est répandue sur le croupion et sur toutes les pennes de la queue, elle forme aussi une plaque asse^ étendue sur la tête 5 le cou , la poitrine , la gorge et le dos sont d’urJ rouge ponceau très -brillant 5 les ailes sont d’un cendré noirâtre $ Ie milieu du ventre est d’un beau gris , et le reste des parties inférieur^ est blanc 5 le bec et les pieds sont d’un brun rougeâtre. LongLiel11 totale, un peu plus de quatre pouces.

Habite Fîle de Java, où l’espèce vit de très-petits insectes, donn^ la préférence à de petites araignées.

Prêtre' .

SOUIMANGA DISTINGUÉ.

NEC TA RIN 1 A E XI MI A. Te mm.

Mâle et Femelle. — Planche i58, fig. 1 et 2.

Un vert olivâtre couvre l’occiput, la nuque et le dos; laile est brune , et toutes les plumes sont liserées de la meme couleur olivâtre ;

U front, les lorums, la gorge et la poitrine sont colores dun bleu métallique à reflets violets et pourprés 5 le ventre, les flancs et les couvertures inférieures de la queue sont dun jaune très-pur 5 la queue est légèrement arrondie 5 les pennes sont en partie noires avec des bords de couleurs bleues métalliques 5 l’extrémité de toutes les pennes latérales est d’un blanc pur, et cet espace blanc a plus d’étendue sur la penne extérieure que sur les autres ; les pieds et le bec sont noiis.

La femelle est toute d’un brun fauve en dessus; les ailes sont ^uiies, bordées de fauve; la queue est noire à bouts blancs; la gorge est blanche; les flancs et l’abdomen sont gris clair, et le milieu du Centre a une légère teinte jaunâtre qui s étend un peu sur la poitrine. Longueur, de trois pouces et demi à quatre pouces.

Remarque. Le catalogue des oiseaux de Java, publié par M. Horsbcld dans le treizième volume des Transactions linnéennes , m’est parvenu peu de temps après que notre planche 128 a été tirée avec les m>ms gravés. Le hasard a voulu que M. Horsfieîd et moi ayons fait

Recueil d’Oiseaux, 23e. livraison.

SOUIMANGA DISTINGUÉ.

choix des mêmes noms pour désigner les deux Souimangas représentés sur la planche ci-jointe 5 mais ces deux dénominations dont nous avons fait usage, ne se rapportent point à la même espèce. Celle que ] ai nommée Nectarinia eximia , est la Pectoralis ou la deuxième espèce de M. Horsfieldj voyez le mémoire cité page 1675 et notre Nectarima pectoralis de l’article suivant, est la troisième espèce ou Nectarinia eximia du naturaliste anglais. Les naturalistes sont invités d’avoir égard à cette transposition de noms que je viens de signaler, et de noter également que M. Horsfield a produit , sous le nom de Nectarinia japanica , l’oiseau figuré dans notre planche 126, fig. 1 et 3* Cette Japanica est un double emploi de la Gerthia lepida de Latham. Nous avons déjà fait observer, à l’article cité, que la Certhia lepida de Sparmann, Mus. Caris, tab. 35, est identique avec Certhia sperata de Latham.

Le Souimanga distingué a été trouvé par M. Reinwardt dans file de Java. C’est aussi de cette partie de l’Archipel des Indes que M. florsfield a rapporté les individus qu’il décrit. M. Diard vient d’en adresser de semblables au Musée de Paris. C’est le Fri-ganti des Javanais.

SOUIMANGA PECTORAL.

NEC TA R I NI A PECTORALIS. Temm.

Le Mâle. — Planche i38, fig. 5.

oiseau est aussi du nombre des espèces nouvelles découvertes Par les voyageurs qui ont parcouru avec plus de soin les îles de l’Archipel indien. Ces pays, encore peu visités sous le rapport des rec ei>ches en histoire naturelle, recèlent une grande quantité d’objets °Uveaux à explorer 5 ils fourniront pendant long-temps aux naturalstes une récolte abondante dans toutes les classes du règne animal.

11 capuchon d’un vert saphir, à teintes chatoyantes, couvre le

^OlïYï -ri

met de la tête , et s’étend sur la nuque 5 un beau pourpre à reflets ^ et métalliques est répandu sur les plumes du croupion et sur M C°Uvertures des ailes 5 la nuque et le haut du dos sont d’un noir pla°Utt^ ^ ^0r^e’ devant du cou et la poitrine sont ornés d’une J* d un ponceau brillant de reflets métalliques : cette espèce d’é- Het ^ CSt COmme encadré par une bande d’un bleu éclatant et à regr^^metadiques 5 ces teintes bleues continuent à régner sur une Wr 6 ^arde du ventre , mais l’abdomen et les lianes ont des cou- (f’jj teines5 sur chaque flanc se trouve une belle touffe de plumes cclatant 5 les pennes des ailes sont d’un noirâtre mat, mais d queue sont d’un noir violet bordé de teintes verdâtres 3 le

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