‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 2)Chapitre 48 sur 133 · SOUIMANGA ROUGE ET GRIS · texte numérisé non relu

SOUIMANGA ROUGE ET GRIS

a toute la tête, la nuque, les côtés et le devant du cou, le dos, le croupion et les couvertures du dessus de la queue, d’un beau rouge, un peu plus clair sur la gorge qu’aux autres parties ; la poitrine et les flancs cendrés; l’abdomen et les couvertures inférieures de la queue blancs; les ailes et la queue d’un bleu-noirâtre à reflets d’acier poli; enfin le bec et les pieds noirs.

La femelle ou le mâle, dans la saison des pluies, sont blanchâtres en dessous avec des teintes grisâtres sur les côtés, brunrougeâtre en dessus; le croupion rouge, et les ailes et la queue brunes avec de légers reflets d’acier-poli ; le bec est blanchâtre à la base.

On trouve l’espèce à Java, Banda et Sumatra.

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SOUIMANGA A LONG-BEC.

NECTARINIA LONGIROSTRA. Temm.

Planche 84, fig. 1.

Une teinte cendrée-olivâtre couvre toutes les parties supérieures, à l’exception des pennes des ailes et de celles de la queue ; les premières sont brunes, bordées d’olivâtre, et les dernières noirâtres, terminées par du blanc ; l’espace entre l’œil et le bec , la gorge et le devant du cou, sont blancs 3 tout le reste est d’un beau jaune-clair. La mandibule supérieure du bec est noire et l’inférieure est blanche en dessous. Longueur totale des plus forts individus, six pouces six lignes 5 j’en ai vu de cinq pouces six lignes; bec un pouce dix lignes.

Latham fait mention de cette espèce sous le nom de Certhia 9 sp. 65, pag. 299; c’est le Prit-andun des Javanais, selon M. Horsfield.

Habite les îles de Java et de Sumatra; on le trouve aussi dans

l’Inde.

RecüEIL d’OiSEAUX, 14e. LIVRAISON.

SOUIMANGA MODESTE.

N O CTA RI N I A IN ERN AT A. Temm.

Planche 84, fig. 2.

De petites plumes écaillées garnissent le front 5 toutes les parties supérieures et les ailes ont une teinte verte très-uniforme et tirant un peu à l’olivâtre $ la queue est de cette couleur , mais elle a du noir vers le bout et ses pennes sont terminées en dessus de gris 9 et en dessous de blanc 5 du jaunâtre-clair marque le bord des ailes ? la gorge et le devant du cou sont marqués de petites stries brunes sur un fond gris 5 tout le reste est cendré^blan châtre marqué de gris-foncé; les pieds et la mandibule inférieure du bec sont bruns. Longueur, à peu près sept pouces.

Il paraît très-commun à Java, c’est le Cinnyris affinis de M. Horsfield et le Chess des Javanais.

On trouve ces deux espèces dans plusieurs collections d’oiseaux? et depuis bien des années.

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DICÉE CUDOR.

DICEUM CHRYSORRHEUM. Témm.

Le Mâle. — Planche 478, fig 1.

Un vert olivâtre couvre toutes les parties supérieures du corps, de la tête et du cou , et cette teinte forme de larges bordures à toutes ^es couvertures des ailes, dont les pennes, ainsi que celles de la fineue, sont noires. Une fine bande blanche passe sur la région du ^fum, qui est verdâtre, et deux autres traits déliés vont de chaque c°té du menton vers la région thorachique. Toutes les parties inférieures sont grivelées de longues mèches d’un brun verdâtre disposées sur fond blanc; les seules couvertures du dessous de la queue °nt une belle teinte jaune d’or. Le mâle est figuré grandeur naturelle- la femelle de cet oiseau rare n’est pas connue.

On trouve l’espèce à Java. Nous n’avons reçu au Musée des Pays- ^as trois individus, tous mâles.

Re

CÜEtL OISEAUX, 80e. LIVRAISON.

dicée sanguinolent.

DICEUM SANGUINOLENTUM. Temm.

Le Mâle, — Planche 478, fig. 2.

Nous le désignons sous ce nom, parce que les plumes du devant de la poitrine et d’une partie du cou sont d’un beau rouge couleur de sang 5 la gorge et le reste du devant du cou sont d’un blanc lége' rement teinté de rouge clair. Le ventre est couleur nanquin , et la ligne moyenne de cette partie porte une bande noire très-étroite? toutes les parties supérieures, les côtés du cou, les couvertures des ailes et les pennes caudales sont d’un beau violet à reflets métalh ques. On voit une différence très-marquée dans les sexes 5 la feme^e est en dessus d’un gris noirâtre 5 la queue comme dans le mâle, ^lè le croupion rouge 5 la poitrine et tout le dessous du corps d’un jaLl nâtre terne, lavé de verdâtre, et marqué de petites mèches de cette couleur sur la région thorachique.

Cette espèce, de même que la précédente et celle que nous allor} décrire, ont été trouvées à Java par les voyageurs Nerlandais, ** et Van-Hasselt.

Plusieurs individus nous ont été adressés de Java, où l’espèce pa

commune.

DICÉE CHANTEUR.

DICEUM CANTILLANS . Temm.

Le Mâle . — Planche 478, fig. 3.

La troisième espèce de cette planche a la tête, la nuque , les côtés fiu cou , le manteau et les couvertures des ailes d’un bleu- grisâtre ;

queue noirâtre 5 le dos et le croupion couleur de feu; le devant du c°u et la poitrine d’un cendré pur ; le ventre , les flancs , l’abdomen et les couvertures du dessous de la queue dun jaune-orange. Presse pas de différence entre le mâle et la femelle.

donnera t décrit cette espèce de Dicée sous le nom de Giimpei eau s{ffleur de la Chine, pag. 210, tab. 117, fig* 2? et les catalogues Méthodiques en font mention sous Corthia cantillans . Lath. Ind. orn. V°^ 1 -, p. 29g, sp. Cet oiseau, dit-on, chante agréablement: l’iris fies yeux est rouge. On le trouve à la Chine et à Java.

DICÉE JAUNET.

DICÆUM FLAVUM. Horsf.

Nous ne donnons point de figure des deux espèces de Dicées., que l’on trouve, ainsi que les quatre espèces précédemment inscrites, dans les parages de f Archipel asiatique 5 ces dernières sont Dicœum rubro-canum , pl. col. 108 , fig. 2 et 3. — Chrysorheum , pl. 478, fig. 1. Sanguinolentum , fig. 2, et Cantilnas , fig. 3, plus le Dicœum

niger de Lesson, Cent. zool. pl. 27*

Le Dicée jaunet est caractérisé par des paupières formées de petites plumes blanches $ les parties supérieures d un vert jaunâtre ;

ailes et la queue noirâtre 5 la gorge , le devant du cou , le croupion et les couvertures du dessous de la queue d’un beau jaune j le dessous du corps gris-blanchâtre, mais la ligne médiane jaunâtre 5 le bec noir et une petite tache noire au-dessous des yeux. Longueur totale, trois pouces trois lignes.

On le trouve dans les îles de Java et de Sumatra, où 1 espèce est très-répandue.

Recueil d’Oiseaux, gS' livraison.

DICÉE DE MÀKLOT.

DICÆUM MACKLOTII. Temm.

Nommé ainsi en mémoire de notre défunt ami, membre de la commission des naturalistes dans l’Inde. Le bec de cette espèce est un peu plus gros et plus bombé que celui de ses congénères.

Le male a toutes les parties supérieures, les ailes et la queue, seulement le croupion excepté, d’un violet très-foncé à peu près noirâtre 5 le croupion, la gorge et tout le devant du cou sont parés d’un rouge très-vif} cette grande tache rouge, dont le cou est couvert , est encadrée par une large bande violet-noirâtre, et celle-ci est prolongée sur le ventre et l’abdomen en une bande médiane étendue le long du sternum j tout le reste des parties inférieures est blanc. Longeur, trois pouces deux lignes.

La femelle est en dessus d’un gris brun, mais le croupion est d'un

beau rouge ; en dessous, elle est blanchâtre partout, mais on re- • t • marque une teinte grise sur les côtés de la poitrine et à la partit

médiane du ventre ; le bec et les pieds sont noirs.

Cette espèce a été trouvée à Timor.

GENRE ÉCHELET.

GENUS CLIMACTERIS. Temm.

Bec court, faible, très-comprimé dans toute sa longueur, peu arqué, en alêne;

mandibules égales, pointues. Forme de la langue .

Narines basales, latérales, couvertes par une membrane nue.

Pieds robustes; tarse de la longueur du doigt du milieu; celui-ci et le pouce extraordinairement longs. Ongles très-grands et courbés, sillonnés sur les côtés, subulés, très-crochus; doigt externe réuni jusqu’à la seconde articulation, l’interne jusqu’à la première; latéraux très-inégaux.

Ailes médiocres; la première rémige courte, la deuxième moins longue que la troisième; celle-ci et la quatrième les plus longues.

Ce genre a été établi dans l’Analyse du Manuel d’Ornithologie , page 85, no. ia, sur les deux espèces qui me sont connues, et que nous publions pl. 281 de ce recueil 5 elles n’ont point été indiquées dans les systèmes, du moins ne les ai-je pu trouver dans l’index de Latbam$ l’une a été étiquetée dans le Musée de Berlin sous le nom de Certhia picumnus , ce qui fait conjecturer qu’Illiger l’énumérait parmi les Grimpereaux. Nous avons classé cette espèce et une seconde qui lui ressemble dans un nouveau genre rangé entre le genre Nectarinia , dont ces oiseaux ont le bec, et celui du Ticho -

Recueil d’Oiseaux, 4-7 *• livraison.

GENRE ÉCHELET.

droma , parce qu’ils se rapprochent de notre Grimpereau de muraille par des rapports dans la forme des pieds et des ailes.

Les habitudes et le genre de nourriture de ces oiseaux , originaires des contrées de l’Océanie , ne nous sont pas connus $ mais on peut conjecturer par la forme de leurs doigts et des ongles que ce sont des oiseaux qui se cramponnent aux troncs et aux branches des arbres à la manière des Torchepots. Nous ne connoissons point la forme de la langue, mais il est à présumer quelle est terminée en forme .de brosse, comme nous la voyons dans un grand nombre d’oiseaux de l’Océanie.

On n’en trouve point parmi les espèces figurées dans les planches enluminées de Bulfon, qui puissent être comparées à celles dont ce groupe est composé.

E clie 1 et pi^eumney. 2. Id . yrv/ypeur, 77Za/fr'>

ÉCHELET PICUMNE.

CLI MA CTERIS PICUMNU S. Temm.

Planche 281 , fig. 1*

Le sommet de la tête est d’un gris foncé j la nuque et le cou grisclair 5 le dos, les ailes, et les deux pennes du milieu de la queue d’un gris-brun couleur de terre ; une large bande couleur nanquin passe à peu près vers le milieu de toutes les pennes de l’aile $ celles de la queue sont brunes à leur base et au bout, et noires sur tout le reste de leur étendue 5 la gorge et les joues d’un blanc sale $ la poitrine grise 5 les plumes de toutes les autres parties inférieures blanches dans le milieu et rayées longitudinalement sur les côtés d’une petite bande brune 5 les couvertures du dessous de la queue couleur isabelle, marquées de taches larges, transversales et brunes.

Longueur totale, six pouces six lignes.

On le trouve à Timor, à Célèbes et à la côte septentrionale

de la Nouvelle-Hollande.

Musées de Paris et des Pays-Bas.

Recueil d’Oiseaux , 4 7'* livraison.

ÉCHELET GRIMPEUR.

CLIMACTERIS S C A N D E N S. Temm.

Planche 281, fig. 2.

La tête, le cou, le dos et les scapulaires sont d’un brun couleur de terre d’ombre, mais les plumes de la tête paraissent écaillées étant bordées de noir 5 les ailes brune-cendrées marquées de deux bandes transversales, la supérieure couleur nanquin, et l’inférieure brune-noirâtre 5 le croupion , les deux pennes du milieu de la queue, la base et l’extrémité des pennes latérales couleur de plomb 5 le milieu de la queue d’un brun-noirâtre } gorge et devant du cou d’un blanc pur 5 poitrine et milieu du ventre isabelle; flancs et couvertures du dessous de la queue variées de mèches blanches longitudinales, bordées parallèlement de raies brunes. Gn distingue le mâle par une grande tache rousse placée sur les côtés du cou au dessous du méat auditif} ces taches n’existent point chez la femelle* Longueur totale, cinq pouces sept ou huit lignes.

On trouve cette espèce sur les côtes orientales de la Nouvelle Hollande.

Musées des Pays-Bas et de Londres.

GENRE POMATORIN.

GENUS P O MJ T O RH I N U S. Horsfield.

Bec plus haut que large, fléchi depuis la base, faiblement courbe, tres-comprime ; les mandibules en deux lames à peu près d’égale hauteur, et formant arête en dessus comme en dessous; tranchantes sur les bords, pointues et égales, 1 aiète vive de la base s’avançant entre les plumes du front; langue courte, cartilagineuse.

Narines petites, très-rapprochées de la base du bec, peu étendues, couvertes en dessus par une petite membrane voûtée garnie de plumes.

Pieds médiocres; doigt postérieur robuste; latéraux égaux; ongles comprimés, sillonnés.

ailles arrondies, la première rémige très-courte, les trois suivantes étagées; les quatrième, cinquième et sixième les plus longues.

M. Horsfield a signalé ce nouveau genre dans ses recherches zoo- Lgiques sur file de Java ; ce savant a fourni dans cet ouvrage une description détaillée et une figure exacte de l’espèce type. Depuis ce ternps deux autres espèces sont venues augmenter ce nouveau groupe. ■Nous donnons ici les observations faites sur les mœurs du P ornatorin montagnard , telles qu’on les trouve consignées par M. Horsfield.

Le Pomatorin de l’île de Java est un oiseau des fôrets en monta-

Recueil d’Oiseàux , 74e. livraison.

GENRE POMATORIN.

gnes de 7000 pieds d’élévation au-dessus du niveau de l'Océan (1); il ne se porte point dans les régions inférieures, et habite pendant toute l’année les montagnes boisées qui s’étendent de l’est à l’ouest sur toute l’étendue de Fîle ; il place son nid sur les arbres de haute futaie; sa nourriture consiste en baies des différentes espèces de rubus , et de fruits des plantes qui couvrent ces régions élevées; il parcourt dans le milieu du jour, en petites troupes, les clairières des bois.

La place que ce groupe parait devoir occuper dans l’ordre de nos An isodactyles est entre les Héorotaires (Drepanis), et Philédon (Meliphaga). Les trois espèces connues sont :

Esp. 1 . Pomatorin montagnard , figuré par M. Horsfield , Zoolog* researc. in Java. P omatorhinus montanus. Patrie , les îles de Java et de Sumatra.

Esp . 2. Pomatorin grivelé , de nos planches coloriées 44 1. C’est P omatorhinus turdinus . Patrie , l’Océanie, Nouvelle-Hollande.

Esp. 3. Pomatorin tribande, de nos planches coloriées 453. P° " matorhinus triçirgatus. Patrie l’Océanie, Nouvelle-Hollande.

(1) Les deux autres espèces dont les figures seront publiées dans ce recueil ont été trouvées à la Nouvelle-Hollande, dans les chaînes des montagnes Bleues.

Poinatorin yrwelP.

Prè/r?',

POMATORIN GRIVELE.

POMATORHINUS TURDINUS. Temm.

De la taille à peu près du hircins viccivorus , à bec guère plus long que la tête, très-fléchi vers la pointe des deux mandibules, qui sont déprimées et obtuses.

Tout le plumage supérieur d’un gris brun-cendré, plus foncé sur la queue et aux ailes; les pennes de ces dernières finement liserées de blanc; celles de la queue, les deux du milieu exceptées, terminées Par une tache blanche; une large bande blanche couvrant la gorge; joues, poitrine et flancs d’un cendré brun clair; partie inférieure de la région tborachique , le ventre et l’abdomen , d un blanc terne Marqué de taches en gouttes d’un cendré clair; les couvertures de la 4ueue foiblement teintées de roussâtre. Bec et pieds noirâtres. Lon- §ueur, dix pouces deux ou trois lignes.

Quelques sujets de cette espèce ont fait partie d une collection Apportée de la Nouvelle-Hollande par M. Sieber.Des individus sont déposés dans les galeries du Musée des Pays-Bas.

Recueil d’Oiseaux, litraisoîi.

POMATORIN TRIBANDE.

P OM A TORHINUS TRIVIR G A TV S. Temm.

Planche 443.

Un peu moins grand que le précédent. Le sommet de la tête et 1» nuque marqués de très-larges bandes, celle du milieu cendrée, et les latérales blanches; plumage supérieur cendré noirâtre; queue d’u*1 d’un noir parfait; toutes les pennes, les deux du milieu exceptées? terminées par un grand espace blanc; une très-large bande grise noi~ râtre couvre le lorum, les yeux et les joues; devant du cou et poitrine d’un blanc pur; flancs et milieu du ventre d’un roux rougeâtre; domen et cuisses bruns; couvertures intérieures des ailes roussâtres? base supérieure et inférieure du bec blanchâtre, le reste noir. Lot1" gueur neuf pouces et demi.

Cette espèce , du Musée des Pays-Bas , a été trouvée par M . Sieber dans l’intérieur des terres, à la Nouvelle-Hollande.

Pomatorm (ribttHjb* •

//iïe{ .

Pluie don /no/to

PHILÉDON MOHO.

MELIPHAGA EASCICÜ LATA. Tkmm.

L’Adulte. — Planche 471.

Parmi les oiseaux de ce genre, très-nombreux en espèces, il s’en trouve quelques unes parées d’une manière extraordinaire par des panaches de plumes à barbes fines et désunies, tandis que quelques autres ont des appendices charnus de forme bizarre vers la commissure des mandibules du bec; parmi celles dont le plumage est orné de ces panaches légers et élégans se distingue notre P hilédon moho , désigné sous ce nom dans l’édition des Œuvres de Buffon , par Sonnini , vol. 8 , p. 286. Gmelin en fait mention sous le nom de Merops nigerj Latham sous celui de Merops fasciculalus , et Merrem sous celui de Gracula nobilis : ce dernier en donne une figure passable dans l’un des deux fascicules dont se compose un ouvrage que l’auteur n’a pas jugé à propos de continuer, et qui est peu connu.

Ce bel oiseau est de la taille de 1 Etourneau d Europe, sa queue, longue et très-étagée , a les deux pennes du milieu excédant de be coup toutes les autres; elles sont effilées veis la pointe, qui contournée en dehors et forme gouttière. Le caractèie le plus mar

Recueil d’Oiseaux, 790 livraison.

PIIILÉDON MOHO.

quant dans cette espèce est une touffe de belles et longues plumes soyeuses qui, de chaque côté, orne les flancs 5 le jaune éclatant de ce panache flexible offre un contraste agréable sur la livrée d’ailleurs sombre du plumage 5 ce sont probablement ces plumes dont les naturels des îles Sandwich se servent pour la fabrication de leurs manteaux rouges bordés de jaune. Le voyageur anglais Dixon nous apprend que les insulaires des Sandwich s’emparent facilement de cet oiseau 5 ils lui arrachent les plumes fasciculaires dont les flancs sont ornés, et le relâchent après avoir subi cette opération. M. Gaimard assure au contraire que l’oiseau est difficile à approcher, et il pense comme nous que le fait avancé par Dixon demande confirmation. Je suis aussi complètement de son avis relativement à l’extrême rareté de l’espèce de ce petit oiseau (1) , dont les plumes, d’un rouge éclatant, forment l’ornement principal des manteaux des chefs. Quand on pense, dit M. Gaimard, que pour fabriquer un de ces manteaux , qui a quelquefois cinq pieds de hauteur, il faut des centaines, et peut-être des milliers de ces oiseaux, l’étonnement redouble de ne pas en rencontrer à chaque pas 5 cependant les voyageurs français n’en aperçurent pas un seul individu dans les trois îles Ouhyhi , Mowi et Wahou. Il faut croire qu’on a fini par en diminuer tellement le nombre , que maintenant ces oiseaux se trouvent relégués dans les profondes vallées ou sur les très-hautes montagnes de l’intérieur. On peut faire la même conjecture relativement à l’espèce du Philédon moho y qui, de même que le Héorotaire vermillon , sont deux oiseaux aujourd’hui excessivement rares dans les îles Sandwich $ les dépouilles ne nous arrivent que de temps en temps et fort rarement de ces contrées, jadis si abondamment peuplées de ces belles espèces.

(1) Cest Drepanis vestiaria, Manuel d Ornithologie ; Cerlhia vestiaria et coccinea ^es Méthodes; et le Héorotaire vermillon d’Audebert, Ois. dorés, vol. i , pl. 52.

PHILEDON MOHO.

Tout le plumage des parties supérieures et inférieures, ainsi que la queue et les ailes, sont d’un noir varié de reflets d’acier poli et de bronze 5 le sommet de la tête a des reflets chatoyans; les panaches des flancs et les couvertures inférieures de la queue sont d’un beau jaune vif; les deux pennes latérales de la queue ont le bout et toute la barbe extérieure d’un blanc pur. La longueur totale, jusqu’au bout des deux plumes du milieu de la queue, est d’un pied.

L individu qui fait partie du Musée des Pays-Bas a été rapporté d’une des îles Sandwich.

Pr <*$•■<■ .

PHILÉDON JOUES BLANCHES.

MELIPHAGJ L E U CO T I 5. Temm.

Le sommet de la tête est d’un cendré-noirâtre marqué de noir le long de la baguette des plumes; la région du lorum , celle des joues , la gorge et tout le devant du cou sont d un noir parfait $ une grande tache d’un blanc éclatant , argentin, couvre le méat auditif, et se porte sous les yeux; toutes les parties superieuies du coips, les ailes et la queue sont d’un vert-olivâtre marqué de lisérés vert-jaunâtre vers le pli de Faile# La poitrine et les flancs jettent une teinte olivâtre , mais le milieu du ventre est jaunâtre et les couvertures du dessous de la queue sont blanchâtres et marquées de grandes mèches d’un cendré-verdâtre j le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale sept pouces.

C’est parmi les Merles que Latham classe notre Philedon j il en fait mention dans la partie additionnelle du Supplément au Synopsis, vol. p. 373 : il lui donne le nom de White-eared tkrusch j dénomination qui sera sans doute conservée à cette espèce , distraite du genre Tardas , et faisant aujourd’hui partie du groupe Meliphaga.

Recueil d’Oiseaux, 73e. livraison.

PHILEDON JOUES BLANCHES.

Le Philédon joues blanches a été trouvé à la Nouvelle -Hollande. On voit des sujets montés dans les Musées de Paris , de Londres et des Pays-Bas.

1 • PllilecLotl jrzoele/. 2 . J cl . réû/udazre/.

PrèOv, .

PHILÉDON GRIVELÉ.

MELIPHAGA MA CULATA. Temm.

Planche 29, fig. 1.

Le sommet de la tête, les parties supérieures du corps, les ailes et la queue sont d’un vert-jaunâtre ; le lorum, la région des yeux Et le menton sont d’un gris-foncé 5 une bande blanche prend de l’angle du bec, et passe sous les yeux 5 de petites plumes d’un jaunedoré très- vif couvrent le méat auditif 5 toutes les plumes des parties inférieures ont de petites taches d’un brun-cendré sur un fond jaune Verdâtre , cette dernière teinte forme la bordure de toutes les plumes de ces parties ; le bec est noir , mais rougeâtre à la base ; les pieds sont eendrés. Longueur totale, 5 pouces et demi.

La femelle a le sommet de la tête d’un cendré pur 5 la nuque et le dos d’un brun-cendré ; les ailes et la queue comme dans le male ; nne très-petite tache au méat auditif; toutes les parties inférieures à Peu près blanches, variées sur la poitrine de petites taches cendiéesclaires , qui occupent le milieu des plumes.

Cette espèce habite l’Océanie; 1 individu du Muséum de Paris a Été rapporté par l’expédition du capitaine Baudin.

RkcüEIL d’OiSEAUX, 5'. LIVRAISON.

PHILÉDON RÉTICULAIRE.

UE L IP H A GA RE T 1 CU LATA. Temm.

Planche 29, fig. 2.

Le sommet de la tête , la nuque et le dos sont d’un cendré-olivâtre 5 les ailes et la queue ont une légère teinte verdâtre $ les bords de toutes les pennes de ces parties sont cendrées au milieu et verdâtres sur les bords 5 un cercle de petites plumes d’un jaune-pâle entoure le bord postérieur du méat auditif, dont l’ouverture est recouverte par de petites plumes cendrées qui ont une raie blanchâtre le long des baguettes 5 la gorge et l’abdomen sont blancs, le reste des parties inférieures est cendré, sur chaque plume est peinte une petite bande blanche longitudinale 5 le bec et les pieds sont noirâtres. Longueur totale , 6 pouces.

On trouve cette espèce dans les mêmes contrées que le précédent 9 elle fait partie du Muséum de Paris.

i. Philedo n

cap - negre/

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