‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 2)Chapitre 51 sur 133 · GENRE VERDIER · texte numérisé non relu

GENRE VERDIER

Le genre de vie de ces oiseaux ne nous est pas connu $ nous savons seulement que tous ont le bout de la langue filamenteux ou terminé en brosse. Ces espèces sont :

Esp. i. Verdin mullerien, Phjllornii mullerii; non figuré, mais décrit dans ce recueil. Patrie : les îles de Java et de Sumatra.

Esp. 2. Verdin verdier, Phyllornis Cochinchinensis ; le même que Turdus viridis indiqué dans le catalogue des oiseaux de Java par M. Horsfield, Transact. Linn. , vol. i3, connu sous le nom de Turdus Cochinchinensis, Lath. Ind. orn., vol. 1, pag. 35y, sp. n3j, et figuré dans la pl. enl. 643 , f. 3 5 Audeb. , Ois. dorés, pl. y y et 78, et dans ce recueil, pl. 484, fig. 2. Patrie : la Cochinchine, Bornéo, Sumatra et Java.

Esp. 3. Verdin a front d’or. P. aurifions , esp. inédite figurée dans nos pl. col. 484, fig. 1. Patrie : l’île de Sumatra.

Esp. 4* Verdin iterocephale , P. Malabaricus des pl. col. 5i2, fig. 2 , indiqué dans Lath. sous le nom de Turdus Malabaricus, Index orn., vol. 1 , p. 34q, pl. y y. Le petit Merle de la côte de Malabar, Sonnerat, voy. Ind., vol. 2, pag. 192. Patrie : le continent de l’Inde, Sumatra et Bornéo.

Esp. 5. Verdin barre-bleue. P. cyanopogon, des pl. col. 3 12? fig. 1 . Patrie : l’île de Sumatra.

VERDIN A FRONT D’OR.

PHY LLORNIS A URIFRONS. Temm.

Le Mâle. — Planche 484 , fig. 1.

Il est un peu moins gros, mais plus trapu que le V erdin verdier , décrit sous le nom de Turdus Cochinchinensis ; le bec est plus long

et plus grêle dans cette espèce nouvelle.

Le mâle a le front d’un souci vif et brillant; la commissure du bec et toute la gorge d’un bleu-azur éclatant; tout le reste du devant du cou d’un noir parfait ; sur la poitrine une zone ou croissant d’un jaune doré ; les épaulettes des ailes d’un azur brillant fortement lustré; tout le reste du plumage d’un vert pur; la queue en dessus verte, en dessous grisâtre. Longueur totale, cinq pouces.

La femelle n’est pas connue. Nous avons vu trois mâles rapportés du district de Pallemberg dans l’île de Sumatra ; l’un de ces objets fait partie du Musée des Pays-Bas.

VERDIN VERDIER.

PHYLLORNIS COCHINCHI N ENSIS. Temm.

Le Mâle . — Planche 484, fig. 2.

Buffon décrit cet oiseau et en donne une figure, pl. enl. 643 , fig. 3 , sous le nom de Vt erdiri de la Cochinchine, apparemment d’après un individu détérioré , et qu’il assure être en pleine mue. Je n’ai pas , dit-il, mesuré la longueur totale, parce que les pennes de la queue n avaient pas pris tout leur accroissement lorsque l’oiseau a été tué, et quon les voit encore engagées dans le tuyau; aussi ne dépassentelles pas 1 extrémité des ailes pliées. Nous avons vu ce sujet, aujourdhui en grande partie détérioré, dans les collections du Musée de Paris : il ne diffère pas de ceux qu’on reçoit, en grand nombre, de Java et de Sumatra. G est sur un sujet de Java, pl. 484, fig. 2, qu’a ( te giavée la figure plus exacte de l’espèce. Nous renvoyons pour la description du mâle au texte de Buffon, et donnons ici celle de la femelle, qui nest pas indiquée dans les Œuvres de Buffon.

Elle manque sur le poignet de l’aile de la grande tache d’un vert lus-

ie, qui orne cette partie dans le mâle; toute la gorge est d’un vert très-clair, et la moustache d’un bleu vif, mais clair 5 la zone jaune qui entouie le noir profond de la gorge du mâle est, chez la femelle ,

Pre/i'f .

VERDIN VERDIER.

d’une teinte olivâtre 5 elle a , comme le mâle % le dessous de la queue d’un bleu clair. Longueur totale , cinq pouces neuf lignes.

Cette espèce est très-répandue à Java et à Sumatra ; on la trouve également à Bornéo et sur le continent de l’Inde.

VERDIN BARBE-BLEUE.

PHYLLORNIS CYANOPOGON. Temm.

Le Mâle . — Planche 5 1 2 , fig. 1 .

Ce Verdin nouveau est facile à distinguer des autres espèces de Ge petit groupe par son bec court et grêle , à la couleur verte, terne et peu foncée de la robe, aux longues moustaches bleues et à la Petite étendue occupée par la plaque noire de la gorge.

Tout le dessus du corps, la queue et les ailes du mâle sont d’un Vert très-foncé , sans aucun indice d’épaulettes aux ailes ni de bordures aux pennes pleines et caudales; en dessous c’est un vert-pré bicolore ; les moustaches, assez longues et larges , sont d’un bleu de très -éclatant 5 le lorum. est vert, mais la base de la mandibule luférieure et la gorge sont noires ; cette plaque noire s étend sur le devant du cou en une bande assez large. Le bec est grele, noir , et es pieds sont gris. Longueur totale, six pouces.

VERDIN BARBE-BLEUE.

La femelle ne nous est pas parvenue. Dans l’envoi reçu de Pallambang , par les soins du major Henrici , se trouvaient deux sujets mâles. On dit que l’espèce est peu abondante dans cette partie de l’île de Sumatra. Les sujets mentionnés font partie du Musée des Pays-Bas.

VERDIN ICTÉROCÉPHALE.

PH YLLORNIS MALABARICUS. Temm.

Le Mâle . — Planche 5i2, fig a.

Cette espèce a été indiquée par Sonnerat, Voyag. Ind, , vol. 3? pag. 193, sous le nom de Petit Merle de la côte de Malabar / cest le Turdus Malabaricus des méthodes.

Un jaune jonquille couvre toute la tête, la région des oreilles, et s’étend en zone autour de la grande et large plaque noire qui couvre toute la gorge, le lorum et la région sous-orbitaire; l’occiput et la nuque sont d’une teinte olivâtre ; le dos et les scapulaires d’un vert pré ; les ailes et la queue d’un blanc vif; le poignet de l’aile marque d’une plaque azur brillant, et tout le dessous du corps d’un beau vert-clair; le bec est gros, noir, et les pieds sont gris. Longueur? six pouces six lignes.

VERDIN ICTÉROCÉPHALE.

La femelle se distingue aussi de toutes les autres espèces du même sexe; elle n’a aucun indice de raie bleue à la commissure du bec; le dessous du corps et la gorge sont d’un vert tres-clair; 1 occiput et la nuque ont une teinte olivâtre; elle a, comme le mâle, les épaulettes des ailes d’un azur brillant; les pennes des ailes et de la queue dun bleu moins vif que chez le mâle; l’abdomen est dun vert-jaunatre.

Un couple de ces oiseaux nous a été envoyé de Pallembang, île de Sumatra, par le major Henrici : ils font partie du Musée des Pays- Bas.

VERDIN MULLERIEN.

P H Y LL O RNIS MU LLERII. Temm.

Le nombre borné des planches destinées à faire partie de ce recueil ne nous permettant pas de donner la figure de cette espèce, nous la décrirons succinctement.

Elle est la plus grande du genre; sa taille à peu près égale à celle des Ma apis ( furdus iliacus). Tout le plumage des parties supérieures, ia queue, la couverture des ailes et les bordures des pennes sont dun vert-pré. Toutes les parties inférieures, la gorge et le lorum exceptés, sont dun vert un peu plus clair; la queue en dessous est noirâtre; toute letendue de la gorge et les régions du lorum sont d’un noir velouté; une tres-petite bande d’un bleu foncé marque de chaque côté de la gorge l’origine de la mandibule inférieure du bec. Ce bec, assez fort et gros, est noir; les pieds sont noirâtres. Longueur totale, à peu près sept pouces.

La femelle est partout d’un ton verdâtre un peu plus clair que le male ; toute la gorge est jaune, et la bande bleue à la base de la mandibule inférieure est plus étroite et moins vive que dans le mâle* le bec est d’un brun noirâtre.

On trouve cette espèce en assez grand nombre dans les îles de Java et de Sumatra : la découverte en est due à M. Muller, membre de la Commission scientifique chargée d’explorer les possesssions Ne irlandaises dans 1 Inde; nous la dédions à ce naturaliste laborieux*

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