‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 3)Chapitre 110 sur 110 · POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM

Dans la confection matérielle, rien n’a été négligé, et nous ne redoutons pas sur ce point très-important la critique la plus severe. L ouvrage, à dater de 1 époque où parut la première livraison, s’est constamment soutenu, a meme ete de mieux en mieux , et a pu rivaliser favorablement avec toutes les autres publications de luxe qui ont vu le jour dans ces derniers temps. G est a la perseverance louable de nos collaborateurs, particulièrement de nos habiles artistes, MM. Huet et Pretre, que nous sommes redevables de la parfaite exécution des planches,’ dont ils ont dirigé et soigné tous les travaux avec un zèle qui ne s est pas ralenti un seul instant.

Nous nous empressons aussi de témoigner des remercimens aux souscripteurs qui ne se sont pas lassés, pendant tout ce temps, de continuer leur adhésion à seconder une entreprise aussi coûteuse. Il nous reste des grâces à rendre au gouvernement, dont la protection efficace n’a pas discontinué, sous trois règnes différens, à accorder des subsides à cet ouvrage. Personnellement étranger à cette France qui encourage d’une manière si libérale les sciences et les arts, je m’estime heureux et j’ose me glorifier d’avoir pu terminer une aussi vaste entreprise, sans avoir rencontré la moindre contrariété dans les publications , ni éprouvé les désagrémens des critiques amères dictées par la malveillance ou suscitées par 1 envie j critiques qu il est souvent difficile d’éviter, même par le plus grand désintéressement et avec l’abnégation la plus complète à toute gloriole littéraire. Il est cependant un genre d’honneur auquel je ne me trouve pas insensible, c’est celui d’avoir pu contribuer, par mes travaux, à étendre le cercle des connaissances dans une des branches les plus intéressantes de l’étude de la nature. Il ne m’est pas indifférent non plus de placer mon nom, quoique étranger à la France, à un ouvrage qui fait suite aux œuvres de 1 un des plus grands génies du siècle dernier. Puisse cette suite aux travaux de Luffon n’être pas jugée trop au-dessous du grand modèle que je me suis permis de prendre pour guide! C’est h quoi se bornent tous mes vœux.

Page 1