‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 3)Chapitre 31 sur 110 · MM · texte numérisé non relu

MM

médiocre, grêle, droit, très-comprimé; arête élevée, courbée vers la pointe. arines basales, latérales, linéaires, longitudinalement fendues jusque vers le milieu t^u ^ec> en partie fermées par une membrane nue.

ec^s à tarse long; seulement trois doigts dirigés en avant, entièrement divisés,

point de doigt postérieur.

le a pennes faibles, rassemblées en faisceau, cachées par les couvertures Supérieures.

es médiocres; la première rémige la plus longue.

Si 1

1 tes tentatives que font les naturalistes pour étudier les mœurs ^es habitudes des oiseaux qui vivent habituellement autour de çj. ’ et des espèces erratiques qui visitent périodiquement nos ^t^ïlats’ obtiennent pas toujours un succès désiré, il paraîtra moins de h bC ^Ue n°S conna^ssances ne s°tent point encore enrichies par ^ °nnes observations sur le genre de vie d'une famille composée pèce8 tr^s"Pedtes , promptes à se cacher au moindre indice de

^ et ({ue l’( 3il peut à peine apercevoir dans les hautes herbes

°a ne

et les b , •

1oussailles rampantes où elles se tiennent blotties. En effet, i>t Sait laen de bien positif de la manière de vivre de ces pygmées

D Oiseaux , 10'. livraison.

GENRE TURNIX.

de Tordre des Gallinacés, dont les formes nous retracent, en dimh nu t if, celles des Outardes .

Les observations qu’on a pu rassembler sur leurs mœurs se bor nent à savoir qu’ils sont polygames. On les trouve dans les contrées stériles de l’ancien Continent : c’est, dit-on, par la course, et îare nient en se servant des moyens du vol , qu’ils échappent aux poursuites de leurs ennemis. Le plus souvent cachés dans les hautes herbes, h paraissent se soustraire aux yeux du chasseur 5 de manière quil es plus facile de les saisir lorsqu’on est parvenu à découvrir leur rermse’

que de leur faire prendre la fuite par le vol.

Ce genre, composé dune série assez nombreuse d espèces, toute organisées à peu près de la même manière , paraît propre à 1 ancien Continent.

Les parages de l’Australasie, l’Afrique, l’Asie, TOcéanie et lC11 rope nourrissent des espèces du genre 7 urnix , dont nous présentoir ici le dénombrement tel qu’il se trouve dans l’Index systématique la fin du vol. 3, des Pigeons et des Gallinacés.

Esp. ire. Turnix a bandeau noir de lhist. des Pig. et Galh, v0^’ pag. 610; Yieill. Gai. des Ois., pl. 218. C’est Hejnipodius nigrtfr0

Patrie, le continent de l’Inde.

Esp. 2. Turnix combattant de nos pl. col. 60 s fig. 2. • ^

podius pugnax. Patrie 9 les îles de Java , de Sumatra et les PhilipP .

Esp. 3. Turnix cagnan. Pig. et Galh, vol 3, p. 61g. C est la C de Madagascar de Buffon, pl. enl. 171. Hemipodius nigrlC° Tetrao Madagascariensis de Gmel. Patrie , l’île de Madagascai ^ Esp. 4. Turnix a plastron roux. Pig. et Galh, 3’

C’est la Caille de l’île de Luçon. Sonnerai , Voy. Nouv. Gum'’P|. p. 23, notre Hemipodius thoracicus ou Tetrao Luzoniensis de

Patrie y les Philippines.

GENRE TURNÏX.

Esp. 5. Turnix tachidromk. Pig. et Gall., vol. 5, p. 626. C’est la Perdrix d’Andalousie ou Turnix d’Afrique des auteurs. Hemipodius th achydromus . Manuel, 2e édit. Non figuré. Patrie , les parties méridionales de l’Europe et le nord de 1 Afrique.

Esp. 6. Turnix a croissans. Pig. et Galb, vol. 3, p. 629. lierai - P°dius lunatus. Manuel, 2e. édit. Non figuré. Patrie , 1 Europe méridionale et les côtes de Barbarie.

Esp. rj # Turnix bariolé de nos pl. col. 454, fig. î. Cest lierai - P°dius varius ou Perdix varia de Lath. supp. Patrie x 1 Océanie,

Nouvelle-Hollande.

Esp. Turnix moucheté. Pig et Gall., vol. o, p. 601. Vieillot, ^derie des Ois. , pl. 217. — Hemipodius maculosus . Patrie , les pa-

la§es de l’Océanie.

Esp. g, Turnix hottentot. Pig- et Gall., vol. 3, p. 636. Non %uré. — Hemipodius hottentottus. Patrie , l’Afrique méridionale.

PSP* 10. Turnix Dussumier de nos pl. col. 454 , fig. 2. G est Iiemi- P°dius Dussumierii . Patrie le continent de llnde.

Esp. Turnix Meiffren de nos pl. col. 60, fig. 1 $ indiqué et %Oré depuis par Vieill. , Galerie des Ois., pl. 3oo , sous le nouveau ll0m de Torticelle Meiffren; et par Vigors, Zool. Illustr. , vol. 3, b°Us nom JVhite-spotted Turnix ; figure parfaite. Ce sera Hemipo lUs Meiffrenii. Pairie , les côtes occidentales d’Afrique.

TURNIX MEIFFREN.

HEMIPODIU S MEIFFRENIL Vieill.

Planche 60, fig. 1.

j ETTe espèce , dédiée par M. Vieillot à M. le baron MeifFren ^augier de Charfrouse, est décrite sous ce nom dans le Nouveau . lctl0nnaire <f Histoire Naturelle , vol. 55, p. 4g. Nous la trouvons piquée et fi gurée par Fauteur mentionné, dans la Galerie des LSeaux du cabinet du Roi , pl. 3oo, sous le nom de Torticelle. Elle

est f A

Présentée, dans cet ouvrage, comme pouvant servir de type à un n°uveau groupe distrait de celui des Turnix et basé sur le caractère

, ^ fiue emprunté de la nudité du tibia, qui est effectivement glabre, ^ partie inférieure, tandis que les autres espèces ont le tibia totale- 4 , erilPluïrié, ou bien seulement l’articulation du genou dégarni Ulïles' Nous ne croyons pas qu’il soit nécessaire de suivre l’opipoii n°Uve^e du naturaliste cité : ce genre, purement artificiel, n’est cara SUr C^es observations fades sur les mœurs; il repose sur un eXact 616 ^^oe très-insignifiant; il distrait une espèce d’ailleurs très- Iïlent conforme à ses congénères, par son organisation, d’un dufiç natUre^* Des coupes établies de cette manière ne peuvent prodatis ^Esordre dans les idées; elles augmentent la confusion ïl°mericDture méthodiq ue.

Oiseaux, io«, livraison.

TURNIX MEIFFREN.

M. Vigors a publié une figure parfaite de cet oiseau, sous le non* de Hemipodius nivosus ou W'hite-spotled Turnix $ Zool. 111 ust., vol. 3? pl. i65.

Une bandelette blanche couvre le front , passe au dessus des yeux? et s’étend jusqu’à la nuque. L’espace entre les deux sourcils est d un roux-doré couvert de fines taches blanches marquant la ligne moyenne du crâne. Une tache rousse couvre l’œil , qu’elle dépasse en avant et en arrière. Le devant du cou et les joues sont d’un blanc légèrement roussâlre , la nuque un peu plus rousse. Le dos , les scapulaires? le croupion, la queue, les longues couvertures des ailes et un colü01 interrompu sur la poitrine sont d’un roux-doré à bordures et petites taches blanches. Le collier est lavé de roux sur la poitrine ; tontes les couvertures des ailes sont d’un blanc pur uniforme 5 les rémigeS noires , bordées, dans le milieu et au bout, de roussâtre, et marquées intérieurement d’une grande tache rousse 5 le ventre et toutes leS parties inférieures d’un blanc pur; le bec très-grèle, grisâtre; 1 eS pieds couleur de chair, et les ongles blancs. Longueur, quatre pouces*

On le trouve en Afrique dans les districts du Sénégal.

TURNIX COMBATTANT.

HEM IPODIU S PU G K A X. Temm.

Le mâle . — Planche 60, fig. i.

L homme a su tirer parti, pour son amusement, de la jalousie lnnée dans quelques espèces de la famille des Gallinacées. Les combats u oiseaux sont très-fréquens dans Flnde et à la Chine ; ce genre de spectacle paraît avoir pris son origine dans ces contrées. On a distin- §Oé parmi les Gallinacées les espèces chez lesquelles la jalousie en arïl°urs est la plus prononcée : les différentes espèces de coqs qui ont reÇu ces climats pour berceau ; quelques espèces de cailles, parmi j ScIUelles on remarque, en Chine notre Caille vulgaire, aux Indes a faille nattée , et dans Farchipel des Moluques la Caille fraise , recherchées pour ces combats. Dans les îles de la Sonde ce sont j espèces de coqs, et le petit Turnix combattant que les insu- ^aiTes élèvent à cette fin. Ce genre d’amusement a pris une telle j eui Parini ces peuples de l’Asie, que M. Barrow dit avoir vu à a ^ochinchine des Sauterelles dressées à ces sortes de foutes. Le lurnix de cet article est très-recherché des Javans : l’argent

qu’0n . ^

de Parie pour et contre les adversaires est considérable $ il y a Paris jusqu’à cent piastres. Ces oiseaux , lorsqu’ils sont vaillans

ECUEil d’Oiseaux , 10e.

LIVRAISON

TURNIX COMBATTANT.

et éprouvés, valent jusqu’à vingt-cinq piastres. Le nom de cet oiseau, en langue malaie, est Bouron-gema.

La bande surciliaire, le lorum, l’espace derrière les yeux et les joues sont variés de petits points noirs et blancs. Toutes les parties supérieures sont d’un brun foncé; mais la pointe des plumes du dos et des scapulaires porte, dans l’adulte, des croissans noirs et roux, et de petites taches blanches longitudinales. L’aile est variée de carrés noirs et blancs , disposés sur un fond gris-brun : cette couleur est répandue sur les rémiges dont l’externe porte une bordure blanchâtre. Le vieux mâle a la gorge et le devant du cou d’un beau noir , la poitrine rayée transversalement de larges bandes noires et blanches; tout le reste des parties inférieures d’un roux vif ; le bec grisâtre. Longueur, cinq pouces six ou huit lignes.

La femelle adulte a la gorge blanche et les bords marqués de points noirs et blancs; le devant du cou et la poitrine rayés de noir et de blanchâtre; le milieu du ventre d’un blanc-roussâtre : le reste du plumage est coloré comme dans le mâle.

L’espèce vit dans les îles de la Sonde.

i. Turnix bariolé 's. 2 . Id . Duss umzer.

Prêtres.

Tl UNIX BARIOLÉ.

HEMIPODIUS VARIES. T

EMM

Planche 454, fig. 1.

Latham indique cet oiseau dans une notice très-succincte sous le n°iïi de New Holland Partridge 9 Supp. to Synops. , vol. 2 , p. 285, et dans 1 Index, sous celui de Ferdix varia . Les mœurs de cet oiseau ne sont point notées; il est dit seulement qu’on le trouve à la Nouv Nle-Hollande au mois de iuin, et qu’il a les habitudes de la Caille Europe.

La taille de ce Turnix est à peu près celle de notre Caille ; le bec et fes pieds sont assez forts, et la queue passablement longue, le tout Nativement aux autres espèces de ce genre d’oiseaux, qui ont géleralement le bec et les pieds grêles. Le plumage, toujours varié de le ^eS ’ ra*es ? de zigzags et de petites mèches de différentes coulS’ est difficile à décrire de manière qu’on puisse reconnaître les ru C6S-5 Ce^G Pr^sent article offre dans le plumage des bigartail S1 n°m^reuses5 qu’il est nécessaire d’entrer dans quelques dé- 1, minutieux pour en fournir une idée à ceux qui sont privés

'd BVQjp

recours aux figures publiées dans les ouvrages de luxe. e très-petites mèches noires et blanches couvrent le front, le

Ue

CUeil "'Oiseaux, 76'.

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TURNIX BARIOLÉ.

lorum et les sourcils; des plumes blanches à croissant noirs garnissent les joues et servent d’encadrement à la plaque blanche de la gorge; une bande longitudinale d’un gris-brun, marquée latéralement de taches noires, passe sur la tête; la nuque et les côtés du cou sont irrégulièrement variés de taches noires, blanches et rousses, les dernières grandes et les autres très-petites; un cendré clair, couvert de taches blanches lancéolées, forme la bigarrure de la poitrine; de grandes taches noires sont disposées sur les plumes du dos : ces taches sont variées de stries rousses, bordées latéralement de raies longitudinales blanches, et le liséré de ces plumes est gris; de grandes taches rousses, noires et blanches couvrent les ailes; leurs pennes sont d’un brun cendré avec un liséré d’un blanc pur; le ventre et l’abdomen sont blanchâtres; le bec est couleur de corne et les pieds sont jaunes. Longueur totale , un peu plus de six pouces.

Le plumage, très-variable , peut-être l’âge ou le sexe, produisent des différences plus ou moins marquées. On trouve l’espèce à la Nouvelle-Hollande. Les sujets du Musée des Pays-Bas ont été rapportés du Port-Jachson.

TURNIX DÜSSUMIER.

HEMIPODIÜS DÜSSUMIER. Temm.

L’Adulte . — Planche 454, fig. 2.

Nous nous faisons à plus d’un titre un devoir d’offrir la dédicace Cette espèce nouvelle à M. Dussumier, de Bordeaux, non-seuleent c°nime ayant été le premier qui ait rapporté les dépouilles de ^ °iseau en Europe, et fait hommage de quelques individus aux ^ usees de Paris et des Pays-Bas, mais encore en raison des soins et e 1 assiduité qu’il met à nous faire part des observations sur les oi- SGaUx des contrées peu visitées, où ses voyages nautiques le conduiient* Employant utilement les loisirs que ses opérations mercantiles dissent , M. Dussumier s’empresse de les consacrer à l’étude dUe d’une des parties les plus intéressantes du règne animal 5

tu ]a

Prati

Sesseur d’une collection d’ornithologie, en grande partie le fruit

% ^cherches, il est d’une obligeance extrême, et semble prendre Plaisir

men-

tio d Partager ses conquêtes avec les deux établissemens

loti ’ PUlsse-t-il avoir de nombreux imitateurs parmi ceux que

peu V°U °U ^CUr Porte au delà des mers, vers des parages

onnus! Nos officiers de marine embrassant ce genre d’étude, et j Prén 0

Re * arant de bonne heure, y puiseraient, dans leurs momens assez

n Oiseaux, 76'. livraison.

TURNIX DUSSUMIER.

fréquens de loisir, une occupation agréable et utile ; l’exemple leur en a déjà été donné d’une manière bien digne d’éloge par plusieurs officiers de l’armée anglaise, et depuis peu de temps par quelques officiers de santé de la marine royale de France (1).

Le lurmx de cet article ressemble au Meifrein , pl. 60, fig. i* Celui-ci est plus grand, et la partie inférieure de la jambe et l’articulation du genou sont couverts de plumes. Le plumage supérieur est un mélange de roux, de cendré, de blanc et de noir,

distribué par taches et par raies fines et transversales ; des taches de deux teintes rousses couvrent les ailes, qui sont d’un blanc jaunâtre 5 le devant du cou et de la poitrine d’un roux clair, mais leurs parties latérales portent une petite rangée de taches noires, et vers la nuque une zone de taches rousses; le ventre et la gorge sont d un blanc pur; le croupion noir, marqué de zigzags; les pieds jaunes et le bec brun. Longueur, cinq pouces.

On le trouve au Bengale.

(i) Témoin les relations des voyages des officiers de l’armée anglaise, et les brillans résultats des découvertes faites par les officiers de santé français, à bord des corvettes l’Uranie, la Physicienne, la Coquille et l’Astrolabe.

GENRE CARIAMA.

GENUS DICHOLOPHUS. Illiger.

ec plus long que la tête, convexe, gros, fort, voûté, fendu jusque sous les yeux,

eprimé à sa base, comprimé à la pointe, qui est courbée, même crochue; fosse /yîlaSale grande.

ariries vers le milieu du bec, nues, ouvertes par devant; fosse nasale couverte

Pai une membrane en partie garnie de plumes.

^0ngs) grêles; tibia nu sur deux tiers de sa longueur; doigts très-courts, gros;

s antérieurs unis à la base par une membrane; le pouce articulé sur le tarse et

e tQuchant point la terre. Ongles courts , forts.

4iles , b .

eaiocres, arrondies, point armées; la première rémige très-courte, les cin-

^ leiïle, sixième et septième les plus longues.

Ce

genre comprend aujourd’hui une seule espèce, peu différente,

sou S *01 mes bec et des pieds , et par le port , de l’oiseau connu

n°m ff Agami ( Psophia ) , mais assez bien caractérisée par la

^ e et la manière dont les doigts sont disposés, ainsi que par un

i et des habitudes totalement dissemblables, pour être classée dris dei

syst, Ux genres différens, que nous avons réunis dans l’analyse du 41 me général avec les Kamichis et les Glaréoles , dans l’ordre des chis GS' ^es méthodistes ont rangé cette espèce avec les Kami- Us nom de Palamedea cristata, probablement sans avoir

ÏSEAUX, 4°°. LIVRAISON.

GENRE CARIAMA.

vu en nature des oiseaux qui offrent si peu d’analogie , pour les formes, dans le port, et sous les rapports des mœurs et du régime» Nous avons dit, à 1 article Kamichi , que les deux espèces de ce genre habitent les marais ou savannes, et les bords des fleuves et des lacs? leur nourriture consiste en herbes et en plantes aquatiques. Le Cariama vit dans les champs déserts, un peu montueux, loin des eaux et des marais 5 sa nourriture consiste en grands insectes du genre Gryllus; les serpens et les autres espèces d’amphibies deviennent aussi sa proie. Il court plus qu’il ne vole, et c’est par la vélocité de sa course quil échappe aux poursuites des chasseurs qui le pressent? mais qui finissent, à force de fatigue et de ruse, à s’en emparer? lorsque, poursuivi à outrance, il finit par se blottir contre terre? ou à se percher sur les buissons tres-bas dont les immenses plaint sont çà et là couvertes. Nous renvoyons , pour plus de détails sur Ie9 mœurs, à l’article descriptif de lespèce.

Prè/s\

Cariama/ (/es Ma/'cyrewe

CARIAMA DE MARCGRAVE.

VlCIiOLOPHUS CIII STAT U S. Illigee.

Le Mâle adulte . — Planche 2 57.

Marcgrave, Pison, d’Azara, M. Geoffroy et le prince de Neu- ^led(i) 0nt donné des détails sur ce bel oiseau des contrées de l’Améméridionale; nous nous proposons de réunir dans cet article

ïf’A ^ CSt C°nnU SUr ^6S mœurs et sur ^es habitudes de l’espèce.

ç Zara et le prince de Neuwied, qui ont soigneusement observé le

at>1aina, nous fournissent dans leurs écrits les détails les plus inté-

essans. BafTon a parlé de cet oiseau dans ses oeuvres, tom. vu,

^ §' da5t ^ l’exception de quelques vues générales, il a répété en P^tl0

Ce Siue Marcgrave nous apprend, es Portugais appellent cet oiseau Cariama ou Sariama , les Bré- ^ ^eriema , et les Guaranis , peuplade sauvage du Paraguay , de a‘ r^0lltes ces dénominations paraissent avoir rapport au cri aigu 0lseau, que l’on entend à un mille de distance. Il ressemble

b) ÏVlarc„

Axara p- * *lst. ncit . du Brésil . — Geoffroy , Annales du Musée y vol. i3^ pag. 362. — des Sar' aU Para8uay y v°l* 4^ Pa8* I7^# — Prince de Neuwied, Beit. zur Naturges. des rv* i a J avec Une bonne fleure de la tête grandeur naturelle. C’est le Palamedea cristata

^lalogues méthodiques.

UEIL d Oiseaux, 4o°. U

VRAISON.

CÀRIÀMA DE MARCGRAVE.

aux oiseaux de rivage par ses jambes, ses pieds et ses ongles, et même par l’ensemble de sa conformation. Il a le bec des Gallinacés , le port et le cou du Rhea Nandua ( Rhea Americana ) , l’œil des oiseaux de proie. Néanmoins on ne peut le rapprocher des oiseaux d’eau, parce qu’il vit dans les plaines montueuses, à la lisière des forêts claires , sèches et élevées. Sa nourriture se compose de lézards et d’insectes- On le rencontre réuni par paires ou en petites troupes ; il fuit l’homme de très-loin. Farouche et rusé, il sait éviter, par une surveillance assidue, detre facilement découvert et poursuivi. Sa démarche ordinaire est grave et mesurée 5 quand il soupçonne quelque sujet de crainte il examine avec attention autour de lui avant de se décider à demeurer ou à se mettre en course. Les chasseurs , quoique entourés de ces oiseaux , ont beaucoup de peine à s’en rendre maîtres- Sa voix forte et sonore retentit au loin dans les immenses plaines du Brésil et du Paraguay. La course est le seul moyen par lequel i puisse se soustraire aux poursuites du cavalier qui l’a découvert ; malS celui-ci ne parvient à lui lancer son lacet , ou bien à le tirer, qu’apieS maints détours et une persévérance opiniâtre 5 étant fatigué, le riama se blottit contre terre, ou bien il se pose sur quelque buiss°n sur un arbre, et le chasseur est alors assuré de sa proie. Il pla°e nid, composé de branches sèches, enduites de bouse de vache’ sur un arbre bas ou de moyenne hauteur , et pond deux œufs bla^c5’ les jeunes sont couverts de duvet 5 ils ont l’iris d’un jaune vif, et s°nt très-promptement en état de courir. Quoique la chair de ces oiseaLl* soit blanche et de très-bon goût, on ne les chasse point au ïheSl comme gibier. Les jeunes que l’on nourrit en domesticité man& quelquefois de petits morceaux de viande, mais ils refusent le Ils parcourent le bourg ou le village où ils sont élevés, sortent m dans les campagnes et reviennent à leur demeure.

ou

son

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