‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 3)Chapitre 51 sur 110 · VANNEAU CHAPERONNÉ · texte numérisé non relu

VANNEAU CHAPERONNÉ

f'ANELLUS CUCULLATUS. Temm.

V Adulte. — Planche 5o5,

Gette espèce nouvelle est de la taille de notre Vanneau d’Europe , I ais die est haut montée sur jambes, à peu près comme YÉc h asse; ^ ai^es sont armées d’un éperon noir $ de gandes pendeloques memrarieuses prennent naissance de la région du lorum, se détachant ^ ^essus et au-dessous en deux rudimens , dont l’inférieur est le plus n§5 ces pendeloques et la base du bec sont jaunes ; toute la tête, la ^ r§c et la partie supérieure du cou paraissent enveloppées dans un t PUchon noir; la poitrine porte une teinte grise, repassant, par demi- I e’ a la couleur ardoise, et successivement au noir parfait, dont ^ jV^ntre’ ^es culsses et l’abdomen sont colorés; la queue est blanche ^ ^ ase5 puis noire jusque vers le bout des pennes, qui sont terminées qebanCî ,e manteau et les ailes sont d’un cendré-cuivré à reflets Lo r0nze’ ^es pieds ont une teinte jaune-ocre, et le bec est noir. eHv'^UeUr t0ta^e un P*ec^ deux pouces; la hauteur étant debout J011 lln pied. Le mâle et la femelle ont un même plumage, pel ^CG P31'3!1 dre de passage dans une partie du grand Archià j Ce ^abite en gandes troupes la plage de Timor, et se montre da«s ses migrations.

D Oiseaux ;

85e LIVRAISON.

GENRE GRUE W

G E N U S G R U S. P alla s.

et4 6 ^ ^°n^ueur ou P^us I°nS R116 tête, fort, droit j comprimé; pointe en ^ a^0ngéj fléchi et obtus vers le bout; base de la mandibule cannelée; arête Vee5 mandibule inférieure droite pointue.

for VerS ^ m^eU C^U ^ec’ Perc®es de part en part; fosse nasale très-grande, des ^ UDG ra^ÜUre Prtd°nde; la fosse couverte par une membrane nue; région Geds feUX 61 de ^ ^aSe dU ^GC souvent nues ou couvertes à claire-voie. celü °n8S’ f°rtS’ Un grand esPace nu au-dessus du genou; des trois doigts de devant, 11 du milieu réuni à l’externe par un rudiment de membrane , l’interne libre

*6 p0ct ' • . ?

4iles neUr art*cu^ sur Ie tarse, et ne portant à terre que sur son bout, prè meC^0cresi *a première rémige plus courte que la seconde, et celle-ci à peu plu aUSSi flue *a troisième, qui est la plus longue. Pennes secondaires les

Proches du corps arquées ou subulées, toujours plus longues que les rémiges.

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rU ! Caractères pris des formes extérieures on pourrait ajouter

eur ^ nature du plumage très-différente des plumes des Hérons s leur cou rond, le peu de longueur des doigts relativement

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GUr ^es jambes, les rapprochent des Cigognes, mais la mem- (jj r digitale ne lie que deux des doigts dans les Grues, tandis

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article Grue dans les OEuvres de Buflfon.

^isEAüX, 176'. LIVRAISON.

le

GENRE GRUE

que les trois doigts sont unis dans les deux autres genres, et que pouce porte à terre dans toute sa longueur chez les Hérons. Leu sternum offre encore un développement extraordinaire, étant destin à recevoir entre ses parois latérales les différentes circonvolutions

la trachée ; leur cæcum est double.

Ces oiseaux voyageurs recherchent en hiver les climats doux et tetf1 pérés; ils se transportent, par un vol élevé, vigoureux et long-temp soutenu , à de grandes distances : aussi voit-on les Grues passer Per^ diquement, et se transporter au loin dans des pays très-éloignes leur séjour habituel 5 leur migration, du moins celle des deux espèc européennes, a lieu de l’orient à l’occident, contraire à celle des gognes , qui parait avoir lieu, le plus habituellement, du mi “ nord 5 c’est ainsi que de proche en proche toutes émigrent pério quement pour chercher, dans la saison froide de l’année , les cli*11 ^ plus doux que ceux où ils ont reçu le jour. Les Grues , réunies bandes , s’élèvent très-haut dans les airs : comme les Flammnns e Oies , elles forment un triangle en volant , mais leurs troupes se ^ « tent le plus souvent en mouvement au crépuscule; on les e au clair de lune fendre l’air d’un vol bruyant et vigoureux ? et ^ individus de la troupe se réclamer en répétant le signal donne P^ le conducteur de la bande. Posées, ou pourvoyant à leurs ne ^ elles se gardent à merveille par des postes avancés mis en ve ^ au signal donné par la sentinelle, toute la troupe se met en vement et suit le conducteur. On croit avoir trouvé des ^ ^Q\ d’un changement de température dans les diverses inflexions ^ jj de ces oiseaux. Si le matin le vol est élevé et la troupe palS ^ indique un beau jour 5 s’il est bas, et qu’elles s’abattent à ^0\ \i

présagent l’orage; enfin leurs cris, pendant le jour, servent? d’indice de pluie, et quand ils deviennent tumultueux et

GENRE GRUE

ils annoncent la tempête. Quoique d’une défiance extrême en état de liberté, les Grues captives sont en domesticité le plus bel ornement des basses-cours 5 leur démarche grotesque, le plus souvent grave et à pas comptés, devient tout-à-coup véloce et gracieuse: toutes les espèces se ressemblent sous ce rapport, et la Grue caronculée , toute grande elle soit, n’est pas moins élégante et gracieuse dans ses mouvemens que ja Qrue demoiselle , la plus petite du genre, qu’on s’est avisé d’isoler du genre Grus, pour en former le type d’un genre Anthropoïdes ( 1 ) . La Grue royale , à bec plus court que ses congénères, aUssi distraite de ce genre, ne forme pas exception ; tout l’ensemble de ses formes, son genre de vie, et sa manière d’être en domesticité, diffèrent en rien des Grues antigone et caronculée, munies d’un ec du double plus long que la tête.

Les Grues aiment les champs découverts où elles peuvent aper- Ceyoir de loin leurs ennemis, se ranger en masse contre l’Aigle et les Carnassiers de moyenne taille, ou prendre la fuite pour l’homme; ^ les voit aussi dans les immenses jonchaies que forment les lacs et es fleuves; le soir, elles aiment à se percher. Quoique essentiellement ^etivores , les graines leur servent aussi de nourriture habituelle,

I iLu les conduit dans les champs. Les Grues détruisent les insectes, ^ vers, les petits reptiles, les grenouilles et les poissons, qu’elles c^C^ent dans les marécages. Pallas nous apprend que ces oiseaux lsissent, pour placer le nid, de petites buttes de terre, des émi-

SaHs °n Pu*sse apprécier cette coupe artificielle à sa juste valeur, nous la signalons ici

P°Ur Comrnentaire. On peut comparer l’importance des caractères donnés par M. Vieillot servie à

reconnaître une Grue d’un Anthropoïde , dans ce qui suit :

GC tr^sAong y sillonné sur les côtés de sa partie supérieure , entier, ou demi-dentelé

969 b°rds ,

* tete chauve ou emplumée et caronculèe.

^nplUln , °1I)E* ^ ec à peine plus long que la tête, entier 9 sillonné en dessus, tête totalement °u nue seulement sur les tempes . -

GENRE GRUE

nences de gazon dans les marais et les roseaux , qu’ils élèvent à leur hauteur avec des herbes et des joncs nattés ensemble. G’est au sommet qu’ils déposent les œufs; ils se tiennent, comme les Fiant mans, debout pour les couver, de manière que leur corps pose dessus ; le mâle partage les soins de l’incubation : lorsqu’il est sur le nid, la femelle, en sentinelle, veille à leur conservation, et tour à tour sont prêts à défendre leur progéniture.

Les espèces des deux mondes qui me sont bien connues , se trouvent signalées et figurées d’une manière exacte sous les noms cidessous désignés.

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