‹ Nouveau recueil de planches coloriées d'oiseaux, pour servir de suite et de complément aux planches enluminées de Buffon, édition in-folio et in-4⁰ de l'Imprimerie Royale, 1770 (volume 3)Chapitre 61 sur 110 · HÉRON FLUTE DU SOLEIL · texte numérisé non relu

HÉRON FLUTE DU SOLEIL

Les plumes du bas du cou sont longues et décomposées 5 les moyennes et les petites couvertures des ailes longues, étroites et rayées longitudinalement ; de l’occiput naissent douze plumes longues, mais inégales, étroites, à barbes serrées et concaves en dessous 5 les plumes longues ont quatre pouces; elles forment un panache flottant et immobile; toutes les autres plumes du cou sont de la même nature, à barbes décomposées comme chez Ie plus grand nombre des oiseaux de cette tribu.

Il a la gorge d’un blanc pur , qui descend par une bande étroite sur le devant du cou; le ventre, les cuisses, 1 abdomen, le dos e la queue , sont de même d’un blanc pur dans 1 adulte et un peu 111 de jaunâtre chez les jeunes; la tête, les joues, et une grande partie des longues plumes du panache , d’un bleu-noirâtre ; les fines pointé de ces plumes sont jaunes; une tache rousse couvre les côtés du cou; tout le reste de cette partie est d’un olive-jaunâtre; le m^n teau et les ailes sont couleur de plomb , mais les petites et eS moyennes couvertures sont rousses avec deux bandes longita^ ^ nales sur chaque plume ; les pieds sont noirs ; la partie nue joues bleue et comme saupoudrée de blanc; enfin le bec blena à sa base, rougeâtre sur les deux tiers de sa longueur, et noire la pointe. Longueur totale, de vingt-un à vingt-deux pouces.

On le trouve au Paraguay et au Brésil.

Musées des Pays-Bas , de Paris et de M. Bonjour.

Nycticorax

üm/iopful& •

Prcire

NYCTICORAX LIMNOPHILE.

NYCTICORAX LIMNOPHILAX. — Temm.

L’Adulte . — Planche 58 r.

éc[l?, 6C deCet °‘SeaU’ exactemerU semblable, quoique sur une r 0pe 6 moins grai>de, à celui de notre Nycticorax -bihoreau d’Eu-

«êm’ 611 3 t0UteS leS ProPoni«ns relatives; ses pieds sont aussi les chez?’ Ct mUmS de doigts et d'ongles beaucoup plus courts que mü* 68 oiseaux du genre Héron (Ardea); mais l’ongle du doigt du C’ q,10Klue de moitié moins long, est toujours pectiné, absoport nt TOmme chez notre Bihoreau, auquel il ressemble par le

C en dlffère par le man<îue du bouquet de ces longues par J* Subulées à l’occiput, remplacées, dans cette espèce naine, déposée treS'ample huppe ooolpdale formée par des plumes larges, Joigne68 Par étages> qui augmentent en longueur en raison de leur

Se. L 6ni de , OCciput et forment sur la nuque une touffe très- ^ es ^eux sexes portent une même livrée.

ïïlar8uées ^UmCS téte et ce^es de la nuque sont noires,, plus ou a.Petlte distance de leur extrémité par une tache blanche

SUr|es p^°mS grandel de semblables taches sont aussi répandues

PJI revf';tent la partie inférieure de la nuque et dont

ISEAUX > 98* LIVRAISON,

NYCTICORAX L1MNOPHILE.

la teinte est d’un brun sombre ; la gorge est blanche, mais tout le reste du cou est tacheté irrégulièrement de brun, de blanc et de noir, et marqué d’un petit nombre de mèches noires ou blanches; le dos et le manteau sont bruns* à goutelettes blanches; les ailes marbrées de zigzags irréguliers d’un jaune-rougeâtre et d’un brunnoirâtre ; toutes les grandes pennes des ailes sont d’un noir bleuâtre à pointes extrêmes blanches; celles de la queue ne sont pas terminées de blanc ; la poitrine et toutes les autres parties inférieures portent de très-larges mèches blanches, longitudinales, disposées sur un fond roussâtre marbré de brun. La cire nue du bec s’étend sur le lorum et forme un cercle glabre autour des yeux; cette nudité est jaunâtre, le bec est brun , l’iris brun et les pieds jaunâtres.

Longueur totale, prise de la pointe du bec à l’extrémité de la queue , seize pouces six lignes.

Cet oiseau très-rare est seulement de passage à Java ; il habite probablement d’autres îles de ce vaste archipel ; il visite périodique' ment les bords des lacs et les mêmes lieux aquatiques fréquentes

par les Hérons et par notre Bihoreau , qui est absolument le mem Java, au Japon et en Europe*

cü co rax yoùrayi .

l’rèù'e,'

NYCTICORAX GOISAGI.

NY C TI CO R A X GOISAGI . Te

L Adulte. — Planche 58a.

j^TTE espèce nouvelle est caractérisée par un bec très-court, à

formlaUSS TS T!* têt6; CC b6C °ffre e“ raCC°Urci ,es mêmes fora, ^ 68 dlnclinaison’ une arête semblable et des narines

ees comme ces mêmes parties dans notre Bihoreau d’Europe , ® nous avons vu être également habitant du Japon.

s°mm G°‘SaS‘ adulte est d’un tiers moins grand que le Bihoreau; le lonJT1 Ie k 'éte! FocciPut et Ia nu<Fe sont couverts de larges et ainsi ! P “T8 ^ forment une amPle toufFe occipitale; ces plumes «ont CT6 C<î ^ dU fr0nt S°nt d'"n beau roux P0«rpré ; les joues laches r°UX ^ r°Uille’ Ia nuqued’un roux terne, le tout sans 'Ji’éf, }|| 1 raies' La g01ge et le devant du cou sont d’une teinte cen-

tudinaianC latre’ 61 °eS Part'eS S°nt mar(luées de larges mèches longi- *■ *a plume r°USSes’ n0lres et Planches, le noir occupant le milieu de ^ar*che * Ilcisclue ^une et 1 autre des deux nuances, rousse et

aUtï>es Par^ C°U,Vr.ent Parties ^atérales; la poitrine et toutes les iïlais les iedérieutes sont également teintées des mêmes couleurs,

^Ect;F,T ,feS m^c^es blanches occupent le centre des plumes, et

1 d0iseaüx, 9sa UTUBWi 1

nycticorax goisagi.

leurs bords sont marbrés de roux, de brun et de noir. Tout le dos et les ailes portent une teinte roux-marron, couverte d’une multitude de stries et de zigzags noirs; les pennes des ailes sont d’un noircendré et leur bout est roux dérouillé; celles de la queue sont d’un noir-bleuâtre. L’iris des yeux est rouge, les paupières et les nudités grises; le bec et les pieds jaunâtres. Longueur totale, de la pointe du bec au bout de la queue, quinze pouces, et jusqu’au bout des ongles dix-neuf pouces; le bec porte à peu près deux pouces. Les deux sexes se ressemblent exactement, et les jeunes de 1 année diffèrent très-peu de l’adulte, seulement par des teintes moins pures et par un plus grand nombre de taches aux parties infé

rieures.

Cette espèce habite les bois marécageux et le bord des eaux douces ; soit en montagnes ou en plaines, elle niche sur les arbres des forêts et s’y tient cachée de jour, ne cherchant sa nourriture que de nuit , absolument comme le font nos Bihoreaux et nos Bu tors d’Europe. Son nom japonais est Awogoisagi ou simplem Goisagi , que nous conservons à cette belle espèce.

GENRE CIGOGNE

GEN US CICONIA. Buisson.

ong, droit, fort, uni, cylindrique, en cône alongé, aigu, tranchant; arête

rondie, d égale hauteur avec la tête; mandibule inférieure parfaitement droite °u se courbant un peu en haut.

™nes IonSltuchnalement fendues dans la substance cornée, placées près de la ase à l’arête supérieure.

tres~Ion§s5 tr01s doigts de devant réunis par une membrane jusqu’à la première , culation, le doigt postérieur articulé à niveau des autres doigts; ojigles courts aeprimés, sans dentelures.

médiocres; la première rémige plus courte que la deuxième, et celle-,

Peu moins longue que les trois suivantes, qui sont les plus longues.

■ci un

W?Ite qUe les PeuPles’ plongés dans l’ignorance et dans la bar-

Semb] S piemierS âges du monde? ont rendu à quelques animaux, ills . G aV01r Pns naissance, non dun respect stupide ou d une crainte qUalitee f3r *a terreur, mais du sentiment inné de la reconnaissance,

que fo 81 ï>rofondément §ravée da«s le coeur de l’espèce humaine , 1 ^ les pi cm ici es notions des connaissances et des arts ont

des an-Sei 1CS nations’ à demi civilisées, du culte des astres à celui P Ux’ successivement au culte rendu à l’homme déifié,

CÜEIL d’Oiseaux, 5 ie.

GENRE CIGOGNE

elles ont conservé en même temps quelques unes des idées supersti tieuses pour certaines espèces d’animaux utiles dans les travaux agrestes, ou dont l’apparition périodique pouvait servir a garantir les trésors confiés à la terre des atteintes et de la voracité des espèces parasites 5 tandis que quelques autres espèces également révérées annonçaient l’approche d’une époque ou la nature promet une nou velle fécondité. Lorsqu’enfm ce culte, prodigué à la créature, se fut concentré dans l’adoration du Créateur, 1 espece humaine n en a p moins conservé un respect provoqué par des lois, plus tard par de habitudes en faveur de quelques animaux ; et de nos jours encore certaines espèces continuent à jouir d’une hospitalité et d une p1 lection toute particulières.

Nous voyons sous cette égide protectrice vivre, dans tous les pays du globe , les espèces classées dans le genre Cigogne. Ici des lois serven à en propager les espèces 5 là, des traditions populaires empêche11 leur destruction ■; leur demeure est préparée par la main des homn*

dans quelques pays 5 dans d’autres, les lieux où elles viennent s sembler en grande troupe sont respectés 5 dans la plupart des c0 ^ trées civilisées, la reconnaissance publique impose une forte aniet sur celui qui les détruit.

L’appétit de ces oiseaux leur procure cette protection en qLie

• r Jg J*6p

sorte religieuse. Ils purgent le sol de cette immense quantité tiles qui menaçaient de le couvrir entièrement par leur ta

production et par leur longévité. Cloaque vivant * leur enoi tomac, leur facile digestion, et de là leur appétit vorace, sa°s aiguillonné par de nouveaux besoins, engloutit les cadavr putréfaction et les immondices les plus infects. La granüe ^ ils parviennent, et leur prodigieuse multiplicité dans les con ^ plus chaudes du globe sont remarquables $ il semble que les esp

GENRE CIGOGNE

ce genre soient organisées de manière à prévenir, par leur étonnante voracté, les fléaux les plus redoutables à l’espèce humaine sous cette zone brûlante. La chasse assidue aux reptiles transporte ces oiseaux j> eux époques de l’année vers des lieux opposés : c’est du moins e cas de ceux qui habitent les contrées tempérées et septentrionales ' u globe ; par cette migration périodique, ils se font une température Presque constamment égale. Les grandes espèces de la zone torride cnngren t aussi , mais leurs voyages sont plus limités; ces migrations «nt heu par grandes bandes, composées le plus souvent d’individus age a peu près égal, les jeunes de l’année voyageant rarement en onipagme des adultes, qui partent les premiers. On les apprivoise cilement; ,1s semblent même rechercher dans tous les pays les lieux s-peuples. Leur mue n’a lieu qu’une fois dans l’année; les deux

es ne afferent point par les couleurs du plumage; mais les jeunes une livrée plus ou moins disparate.

at|La blenvei|Iance que l’on accorde généralement dans tous les pays

oiT Cl8°gneS’ h'1"1 à *a d°uceur de leur caractère, ont rendu ces ^eaux presque familiers. Les très -grandes espèces de l’Inde, de cme que celles de nos cl imats , vivent sous la protection de l’homme , est*- rassemblent autour de ses demeures; le gîte qu’on leur prépare blisst. UVent emhc!h et l’endu plus commode; on provoque leur étaau-de"10"1 Cn constl’uisant des aires sur des poteaux très-élevés, ou

grand! US ^ cheminées’ Dans FInde, on est parvenu à rendre les oiseau" feSpè°eS à deuri-domes tiques ; de grands troupeaux de ces de c0n °Urni8sent à quelques districts une branche d’industrie et '«gères r°e; k PréParation et Ia vente de ces plumes élégantes et Phisiey’j0""1168 sous le nom de marabou , occupe la population de l'on de CS V,S 3UX environs de Calcutta et de Madras. L’exportaces plumes pourrait également offrir un bénéfice au commerce

GENRE CIGOGNE

dansles îles du Grand-Archipel, où 8e trouvent plusieurs de ces grandes espèces de Cigognes, dont les couvertures inférieures de la que fournissent ces belles plumes longues, à barbes déliées et flottantes , si recherchées aujourd'hui pour la parure, et dont l’élégance, la souplesse des barbules , la légèreté , et peut-être encore la nouveauté, les font prévaloir, pour une toilette recherchée, aux plumes u truche, aux panaches des oiseaux de Paradis, et aux aigrettes

Hérons •

Les Cigognes sont silencieuses; le seul bruit qu’elles fassent entendre est celui qui résulte d’un battement des mandibules un contre l’autre; ce battement est plus fort à mesure que l’oiseau eten davantage le bec sur le dos et le ramène avec force vers la P01tn^‘ Dans le vol elles tiennent le cou tendu en avant et les jambes roi en arrière, de façon qu’il est facile de distinguer de très-loin une

gogne d’un Héron . , jeS

Linnée avait réuni les espèces de ces deux genres difTérens p3 moeurs, par les habitudes, et dans les formes totales; mais 1 ' quelques Jabirus (mycteria) qui portent les mêmes caractei , térieurs que les Cigognes : les uns et les autres ont un ®«ne de vie. Nous les avons réunis, avec Ilhger, dans le genre dont le tableau méthodique peut comprendre aujourd’hui les

suivantes: ^ . lCLrabou ’

Esp. i. Cigogne marabou, de nos pl. col. 5oo. Ciconia

toujours confondue avec une autre espèce voisine, et comprise^ ^

les deux sous le nom de Ardea dubia , Ginel Syst. , i , paS* ’rie> le

tard sous celui d ‘‘Argala^ Lath. Ind. , vol. 2, pa^,* 67

continent de l’Inde et le Grand- Archipel asiatique. c0n"

Esp. 2. Cigogne argale , de nos pl. col. 001. Ciconia ,

fondue avec le précédent sous le même nom indiqué,

GENRE cigogne.

rrPP’ ’ tab' ll5' Patrie’ les différentes parties de que, depuis 1 Egypte jusqu’au cap de Bonne-Espérance

proi5' Cl7NE;HEVELUË’ de nos P1' “>• Ciconia capillata , hno m“l ^ mCme °1SGaU Ind,(ïué sous le nom de Boorong cam-

msi’7, 7™ °°lair Pr Sum3t-’ 98’ « qui fait

CW Syn°nymeS de Ardea dubia des méthodes; c'est encore vol l“Jammca’ dl1 catalogue de M. Horsfield. Linn., transact., J. ’ PaS- l88‘ Patrie certaine , Java et Sumatra.

n0m de °ette esPèce au Brésil : c’est le lui don \ yenne e Buff., pl. enh 817, très-bonne figure. On peut

Ca»a 01 n 6 n°m ^ C'COma ,riycteria , au lieu de Mycteria Amerir>e léridbnX d3nS 'eS Catal°gUeS méth°dilïues- l’Ame-

vCio "T” BrmiE- °n P6Ut 'Ui d°nner le nom de Ciconia l’Index d T 7 ’ aU I6U ^ MrCteria Senegalensis qu’elle porte dans duV0V: 6 al lam’ elIe sera figurée dans ce recueil, et dans l’atlas dans P ^ M' Ruppel 6n Egypte- V°yez contour grossier du bec des 7"",’ transac,v vol. 5,p. 5a, tab. 3, c’est Mycteria Senegalensis

V fi r ' ’ 168 riV‘èreS 61 'eS CÔtes occidentales d’Afrique,

«tent f,„ ' , TG0GNE 1chtyophage. Ciconia australis, qui sera égale-

«yn, SuJ00 dal,'S Ce leCUed’ vu que la planche donnée par Lath. , S«e. c,’, 2’ pa8- 294> P1' *38, est au-dessous de la cri-

V 7. p 1 JCtena aUStmÜs des méthodes. Patrie, l’Océanie. t,,0logie n YY MAGNAEI- Ciconia aiagnaria du Manuel d’Orni- Cell,i de mI®' ’ °U °lCOnia Americana de Brisson, le même que

f>e *érid;CS7e 61 16 Ba°Um de Azam, no. 34a. Patrie , l’Amé- V dans pA 6’ 61 accidentellement en Europe. On la dit de pas- (t) *1 est meri(ït,e septentrionale (i).

e> comme le prétend M. Lichtenstein, qu’on trouve en Nubie une Cigogne

GENRE CIGOGNE

Esp. 8. Cigogne blanche, oh Ciconia alba des méthodes. Bufh .» pi. enl. 866. Patrie , l’Europe, l’Asie et l’Afrique septentrionale.

Esp. 9. Cigogne noire, ou Ciconia nigra des méthodes. Voyez les portraits très-exacts de cette espèce dans les oiseaux de Nauman. Naturg. der Vog. Deutshl. Patrie, le centre et les parties orientales

de l’Europe. On le trouve aussi en Afrique.

Esp. 10. Cigogne violette. Ciconia leucocephala , figurée pai Buff-? pl. enl. 906, sous le nom de Héron de la côte de Coromandel. Patiie,> l’Inde, l’Afrique septentrionale, et les îles de Java et de Sumatra.

Esp . 11. Cigogne abdimi : c’est l’espèce nouvelle décrite p^r M. Lichtenstein sous le nom de Ciconia abdimii dans le catalogue vente du Musée de Berlin , pag. 76, n°. y85. Nous en donnerons e portrait. Patrie , l’Egypte et les côtes occidentales d’Afrique. ^ ^ Ces espèces citées me sont parfaitement bien connues dans différens périodes de l’âge. Les catalogues méthodiques en cite ^ core une que je n’ai point vue 5 elle se trouve indiquée par L ^ sous le nom de Mycteria asiatica , et pourrait bien ne pas 1 genre Cigogne 5 pour en juger, il sera nécessaire de la voir en

* . Sûi*

différente de celle d’Europe, qu’il veut associer au Maguari du Manuel d’Ornitholog est-il que le Maguari du Manuel ne diffère pas des sujets du Brésil.

Ætefr.

CIGOGNE MARABOU

CICONIA MARABOU. Temm.

IJ Adulte.. — Planche 5oo.

« oiseaux sont très-vénérés dans l’Inde, et presque aussi sacrés Cr! yeux des Hindous que l’Ibis l’était chez les Egyptiens. C’est un

erime qUe de vioIer en eux Ies droits de l’hospitalité 5 ils sont placés quelque sorte sous la sauve-garde publique, et deviennent sou-

Ho V* Charge’ même quelquefois redoutables aux habitans. Leur

IeS VilleS habitées Par les Européens, est particulièresur remarcluat)le > ils se promènent dans les rues de Calcutta, vivent naiic^S habitations de cette ville, et y sont protégés par une ordonnées P°^ce ’ défendant , sous peine d’une amende de dix guifàit 5 tuei un de ces oiseaux. M. Dussumier, de qui je tiens ce t°Us ^Pprend, dans une de ses lettres, qu’ils n’habitent les envi-

que Pendant six mois de l’année, à l’époque de la protf^1? du sud-ouest, temps auquel ils ne vaquent point à la reïenienttK)n' ^CUr voracité est extraordinaire : ils se rendent régülièdébris ^ des heures de la journée au fort William pour dévorer les

^Vee la * deS S°^datS qtd y s011t casernés $ on les voit parcourir

exacdtude les divers quartiers de la ville à la recherche

D Oiseaux, 5re. livraison.

CIGOGNE MARABOU

des voieries et des charognes : partout les autres oiseaux les craignent , et n’approchent de leur proie que lorsque leur appétit est satisfa Le Vautour chaugoun (1), très-commun à Calcutta, se tient îespec tueusement à l’écartj les chiens même, qui abondent dans la vill •> n’osent leur disputer les charognes. Il arrive souvent qu’ils donnent des coups de bec très-rudes aux passans, et lorsqu’on les irrite, i|s se défendent avec avantage même contre l’homme , obligé quelquefolS de leur céder. M. Du Bois de Bauchène , Français établi sur les bor du Gange, m’a conté que passant à cheval dans un endroit isolé, ^ ayant harcelé un très-grand Marabou , l’animal devint si furieux , du s’élança à plusieurs reprises sur lui et sur sa monture, en le p° suivant avec acharnement 5 il ne parvint à s en debarrasser quen frappant de son arme et en le terrassant. M. Dussumier dit que ces

oiseaux semblent redouter la trop grande chaleur $ on les voit^ ^ onze heures du matin, s’élever dans les airs en tournoyant, meurer dans ces régions élevées, où on les voit voler à perte de. ^ en décrivant des cercles, et redescendre lorsque la chaleur du ] 0 diminue d’intensité.

La préparation et la vente des plumes, connues sous le n0t^ marabous , occupent la population de plusieurs villages où on ^ des troupeaux de ces oiseaux , comme on fait dans nos contrées

(1) Cet oiseau, dont nous avons publié le portrait de l’adulte, planche coloriee^.^te , le nom de Vautour indou , ou Chaugoun , a fourni à M. Dussumier l’observation ^ ^ ^ qu’il m’a fait l’amitié de me communiquer. Ce Vautour se tient sur les bords d»^ jes

il se nourrit de cadavres. Il y trouve trop abondamment cette nourriture polU ^ Jes poissons qui peuvent être jetés sur la plage. On le voit souvent au milieu du g de

cadavres flottans, qu’il sait ramener au rivage en ouvrant les ailes au vCU^^ jndige‘ltC voiles. 11 ne déterre point les cadavres; le Gange, qui sert de sépulture a la c a «n

du peuple, en fournit une assez grande quantité. On voit souvent sur le dos de ^ jnseCtcS ou deux Corbeaux, Corvus splendens de nos planches coloriées, occupés a Che‘lde Pa,ie°ce' parasites dont il est couvert, et le Vautour souffrir cette opération avec ea

de élève

CIGOGNE MARABOU

j les' ^es plumes , si recherchées aujourd’hui pour la parure, et dont GPrix est très-élevé, surtout en raison de leur longueur et de leur Parfaite blancheur, sont implantées dans le croupion, et forment les ^ouvertures inférieures de la queue j on en voit de gris bleuâtre ou jyj anc’ uia*s généralement sans mélange sur le meme individu.

’ ussumier pense que le sexe donne lieu à cette variété : il est que ce n’est point un effet de l’âge, car j’ai vu les dépouilles ]ets v*Cüx et jeunes, munis de ces plumes blanches ou grises.

^cicf6 CCS *nd*V*dus 11 ayant point été constaté, nous ne pouvons ^ er la question relativement à cette différence dans la couleur.

Vu Gt adulte? ^Suré pl. ooo, est muni de marabous gris 3 j’en ai de^p °ndreS de vivans dont les Plumes étaient d’un blanc pur; ces ^ eo^ S°nt P1US recIiereIlées^ elles ont aussi plus de prix dans ce qJ1]1]161^6 C,Ue leS Plumes de Ia CigGgne argala du Sénégal, en Poiua/. ^ S°nt pluS îon§ues et à barbes duvetées plus fines (i)t On chi 1,a)t encore employer les plumes de la Cigogne chevelue de l’Arausg.e asiatique, qui sont longues, d’un blanc éclatant, et à barbes j/ ^1Iîes et déliées que celles de la Cigogne marabou .

fle CS Uois espèces de très-grandes Cigognes étrangères ont proba- ^ été confond II PS. Pl nlnpppc pnllpptivpmpnï caud 1 r» — :

cté confondues, et placées collectivement sous la rubrique daqs p ciu^la dans les catalogues méthodiques. Latham les comprend serVe ^ ^nonymes de son Ardea argala , dénomination que je conll0lïi de eSp^Ce du Sénégal, tandis que je propose pour celle-ci le

S°Us cet Marabou? Puisffue les plumes de cette espèce sont connues

II e dénomination dans le commerce.

** est

’ ou effet, très-facile de commettre des erreurs dans la syno-

lC,Ulres infe'r"168 COnnUCS S°US ^ n°mS de M^arabous sont, le plus souvent, des coue*°Ses. JCU1CS dC la qUeUe du ra0IU de la Cigogne, ou bien Je quelques autres oiseaux

CIGOGNE MARABOU

nymie d’espèces qui offrent de si nombreux rapports d’organisation et de formes extérieures, et dont les mœurs sont à peu près les mêmesles jeunes des deux premières espèces se ressemblent à tel point, qua les voir superficiellement , on les jugera de même espèce; les seules formes du bec et des narines peuvent servir comparativement de moyen pour les distinguer : la troisième espèce est plus facile à ie connaître dans tous les périodes de l’âge, par le manque de sac, pal la plaque cornée et lisse du sommet de la tête, et par les rainures transversales du bec. On parvient à distinguer les jeunes Marabo u* des jeunes de F Argala en comparant les becs, la longueur ne poche gutturale, et la couleur de l’iris des yeux; mais ces derniers caractères ne peuvent être d’aucun secours dans l’examen des de pouilles de ces oiseaux. Les trois espèces figurées dans ce reçue* 5 planches 3oo, 3oi et 3 12, ont été dessinées sur le vivant.

Le Marabou a le bec fléchi en ligne courbe de la base à la p°in j Y Argala a la base un peu plus bombée et l’arête en ligne pal tement droite : le premier a les narines ovoïdes ; le second a c ouverture d’une forme oblongue; la poche du Marabou est très-long u souvent de plus d’un pied; celle de l’Argala est plus courte = l’iris d’un blanc pur, l’autre brun dans tous les âges; le plumage ^ l’adulte offre des différences très-marquées ; celui des jeunes ne P

caractère tranché ; la livrée des jeunes de la ° ^

sente aucun

clieçelue est à peu près la même : le Marabou est plus gran

dq1

Y Argala.

Le Marabou adulte a tout le plumage des parties supériemeS ^ cendré-bleuâtre foncé ; la queue cl’un noir-bleuâtre; les grarl ^ec vertures des ailes et les pennes secondaires couleur de plomb? d’un jaune livide; la peau nue de la tête d’un rouge blafard? de taches noires; le cou et la longue poche d’un rouge pale daïl

CIGOGNE MARABOU

repos , et rouge plus ou moins foncé lorsque Foiseau s’agite 5 le reste U Plumage est blanc, et les panaches, connus sous le nom de mara ous> d’un blanc éclatant, ou d’une teinte gris-ardoise : les pieds sont noirs, mais gris ou blanchâtres dans le vivant : ce qui est pro- Ult Par la souillure des excrémens liquides, et par la poussière blanche j °m ^eur plumage est saupoudré; quelques poils clair-semés couvrent es parues nues; l’iris d’un blanc pur. J’en ai vu de cinq, de six et Jllsqu à sept pieds de haut.

Les ieunes ont un plumage brun-mat, lavé de cendré et de noin Ue^ ^es Parties blanches ont une teinte sale et terne, et les parties aues plus garnies de poils , et souvent d’un duvet ou de petites plumes 1 Unes , placées à l’occiput et le long de la nuque.

col0n tr°llVe CeUe e*Pèce dans ^ute l’Inde, à Java et à Sumatra : les

îles°\SteS- an§laiS lui donnent ïe nom d’adjudant; il porte dans les es 1 alaies les noms de Bangou sula , de Burong kambing et de Ur°ng gaza.

Musées des Pays-Bas et de Paris.

jd

5 oi

Jlüefr,

Cigogne aryala/ , adufay.

CIGOGNE ARGALA.

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