D ROM A S A RDE O L A. P
La Lemelle. — Planche 562.
celui | CmpS C,U1 SCSt éC°Ulé entre Ia PubIication de notre pi. 562 et h0rin L' tCXte’ a fourni a M- Dupont l’occasion de publier de trèset 1§UreS et ,a descriPtJon de cet oiseau (1) , probablement l’une
plan 4UC etablieS SUr Ia VUC de deUX mâIes de cette esPèce> dont notre
Peu d!ée °ffre k P°rtrak exaCt de la femelle* Ce,le-ci diffère un U îdaIc par 1 étendue moins grande de la plaque noire du dos,
clUeIques légères nuances dans les teintes des ailes et de la
rap e’ Sans doute dues à Page, mais qui ne peuvent, sous aucun t lt’ constituer une différence spécifique.
espèce<M CCt °1SeaU ’ ^ue Dupont compare à celui des grandes bec qe | U §enre Sterna , ressemble en effet, sous certains rapports, au
est seu]e $te,na casPLa> talon anguleux de la mandibule inférieure
*°ndei CTm PlUS raPproc}lé de ]a base du bec que dans cette HibUles ^ q 6 Mer; mais la forte dépression à la base des deux mandi^ au bec du Drorne ardeole une forme toute particulière:
Oyçz *
ÏUcÜElT °,"a es t,es Sciences naturelles, octobre 1826, pag. 184, pl. 4 5. D Oiseaux, 61e livraison.
DROME ARDÉOLE.
le talon est plus fort et mieux marqué dans le mâle que dans la femelle.
L’adulte a tout le plumage d’un blanc parfait, peut-être légèrement teint de rose dans le vivant, et plus ou moins cendré chez les jeunes; du blanc pur couvre la tête, le cou, la plus grande partie des scapulaires, les couvertures des ailes, le croupion , la queue et toutes les parties inférieures; sur le milieu du dos est dessinée une plaque conique partant de la nuque, d’un noir lustré de reflets chez le mâle, d’un noir mat chez la femelle. Quelques unes des pennes secondaires sont noires ou noirâtres extérieurement, et blanches à leur base et sur les barbes intérieures; les rémiges, à peu près peintes de la même manière, sont terminées de noir, et leurs baguettes sont blanches ; l’aile bâtarde est blanche à bout noir ; la queue est carrée ; le formidable bec est noir à pointe blanchâtre, et les pieds sont, dit-on 3 couleur de plomb. Ses pieds sont grêles, un peu comprimés ; les doigts à dem1 palmés ont la membrane très-découpée, unissant les doigts jusqu a la seconde articulation , et se prolongeant le long de ceux-ci en uu rudiment de membrane qui aboutit aux ongles. Longueur totale» de quatorze à quinze pouces.
On trouve cette espèce sur les bords delà mer Rouge et sur eeu* que baigne la mer des Indes; quelques individus ont été envoyés du Bengale; ceux rapportés par M. Sait font partie de la brillante c°| lection ornithologique de lord Stanley, près de Liverpool; le Musee de Berlin a obtenu des sujets par les voyageurs Eheremberg et He#1 prich; deux individus ont été envoyés du Bengale à M. Dupont» celui figuré pl. 56s fait partie du Musée des Pays-Bas.
GENRE FLAMMANT.
GENUS PHŒ NICOPTERUS. Linn.
fiée
bios, fort, plus haut que large, dentelé, conique vers la pointe, nu à sa base; andibule supérieure fléchie subitement, courbée à sa pointe sur la mandibule Prieure, qui est plus large que la supérieure.
nneS longitudinales, au milieu du bec, percées de part en part, près du dôme
p. ^ “r<^e supérieure, couvertes en dessus par une membrane.
k ^ très~longs: trois doigts devant, celui de derrière trèseourt, s’articulant très-
a«t sur le tarse; les doigts de devant réunis, jusqu’aux ongles, par une membrane découpée.
n^es courts, plats.
e,ï médiocres ; la première et la deuxième rémiges les plus longues.
Es Oiseaux vivent sur les bords de la mer ou dans les marais for-
ItlPn .
^/ar es ^acs «lés où ils se nourrissent de coquillages, d’insectes CQu ms et de poisson , qu’ils pêchent en plongeant leur long
avanet en ret°ornant la tête sens dessus dessous, pour employer avec abe le crochet de leur bec. Us se réunissent en grandes bandes éjp , en* en société ; ils font, dans les marais, un nid de terre
le«rs ] U ' S Se mettent a cheval Pour couver leurs œufs, parce que °n8ues jambes les empêchent de s’y prendre autrement. Soit teposent, soit quils pêchent, ils établissent des sentinelles
c”En-
GENRE FLAMMANT.
qui font une espèce de garde; si quelque chose alarme celui qui est en védette, il jette un cri bruyant, semblable au son d’une trompette; il donne le signal du départ, et toute la troupe le suit dans les airs. Ils se reposent rarement ailleurs qu’en des lieux découverts: on dit que leur odorat est si subtil, qu'ils éventent de très-loin le chasseur et les armes à feu. Leur mue paraît simple et ordinaire, mais les jeunes oiseaux diffèrent beaucoup des parens; le plumage rouge ou rose, dont l’adulte est couvert, se montre successivement après plusieurs mues et un temps assez long, qu’on peut calculer à quatre années révolues. Les femelles sont moins grandes que les males, et les couleurs n’ont point cette grande pureté qui distingue les mâles; les jeunes , au sortir du nid , sont blancs. Le corps des Flammans n’est guère plus couvert de duvet que ne l’est celui de tous les autres échassiers, les Avocettes seules exceptées; aussi ne nagent-ils poio1 habituellement comme le font les Avocettes 9 lorsqu’elles veulent se porter, d’un bord à l’autre, dans une eau profonde. Les pieds paltï*eS des Flammans semblent leur être accordés pour pouvoir se soutenu et marcher sur les terrains vaseux du fond des rivières et des anses qu’ils arpentent aussi avant que la longueur de leurs pieds le leLl1 permet. Ils se réunissent en grandes bandes dans les marais, où Ie chasseur éprouve beaucoup de difficultés pour les approcher à portée du fusil, leur défiance étant extrême. En volant par bandes, ils ont
l’habitude de former un angle, comme les Oies. Dans la marche 1
appuient souvent la partie plate de leur mandibule supérieure
tiee
terre, et s’en servent comme d’un soutien.
M. de La Mormora, Voyage en Sardaigne, nous fournit une 110 très-intéressante sur le Flammant d’Europe. Il émigre, dit-iL ^ la fin de mars, et quitte la Sardaigne pour reparaître constat111 ^ dès la mi-août. C’est alors que du haut du bastion, qui sert de P
GENRE FLAMMANT.
•nenade aux habitons de Cagliari , on voit arriver d’Afrique des volées , e ces magnifiques oiseaux. Disposées en bande triangulaire, elles se montrent d’abord comme une ligne de feu dans le ciel ; elles s’avan-
ra|nt ,ans lordre le Plus régulier; à la vue de l’étang voisin, elles entisseni leur marche et paraissent un instant immobiles dans les Jls, pins traçant , par un mouvement lent et circulaire, une spirale conique renversée, elles atteignent le terme de leur migration.
J' ans alors de tout réclat de leur parure flamboyante, et rangés ,,e" Une méme l!Sne’ ces oiseaux offrent un nouveau spectacle, et fusement une petite armée en ordre de bataille , qui ne laisse rien à 'ier pour Pumformité et la symétrie; mais le spectateur doit se
sibl^vf h P°Ul l<3 moment’ de contempler de loin cette colonie pai- N lhCUr à ,ui S’d ose aborder 1 et^ng dans cette saison funeste. ^ °us avons du, Manuel d’Ornithologie, 2% édition , qu’il s’élevait du ou tes sur l’existence de notreFlammant d’Europedans les régions v ouveau-Monde. Aujourd’hui nous pouvons assurer très-positiri'"C"t 'I lle l’espèce répandue dans les régions chaudes de l’Amé- ,]q,'ie est différente de celle que nous trouvons sur les plages chaudes l0|ul'r°pe’ et flui est répandue en nombre bien plus considérable sur s,„; e,endue de l’Afrique, dans l’Inde et en Asie. Nous connais- 4 J t0utcs les livrées dont le Flammant d’Amérique est revêtu; ce]|çs'S le, )eune “8e jnsqua letat adulte, toutes sont différentes de cN;^0n a Pu observer chez l’espèce de l’ancien continent. La Parfaitemen t rouge-orange dont toutes les parties du plul’état CQe '“P6* américaine est revêtue, lorsqu’elle est parvenue à 1otre p. P et de développemen t , suffit pour reconnaître cet oiseau de ieune mmanl’ fl'" est rose avec les ailes d’un rouge-pourpre. Le lèches y"'"“UnL phœnlcoptère a le plumage blanchâtre couvert de •unes, très-marquées et longues, principalement sur les
GENRE FLAMMANT.
grandes couvertures des ailes 3 le Flammant rouge, dans le jeune âge? est couvert d’un plumage gris-blanchâtre terne. Ces différences, bien constatées, nous font adopter dans l’Index ci-joint le nom de Ph&~ nicopterus antiquorum , proposé par nous, dans le Manuel, pour désigner l’espèce de nos climats.
Esp. ire. Flammant phœnicoptère. Buffon , pl. enl. 65 ; un vieux en plumage parfait. Ce sera le Phœnicoplerus antiquorum, en observant que la plupart des synonymes sous P hœnicopterus ruber des me thodes, doivent être rapportés au Flammant rouge d’Amérique* Patrie, l’Europe méridionale, l’Afrique et une partie de 1 Asie.
Esp. 1. Flammant rouge de Wilson, Amér.Orn., pl. 66. L’adulte? et tous les articles sous P hœnicopterus ruber des méthodes. Patrie , l’Amérique méridionale et quelques parties de l’Amérique septentrionale.
Esp. 3. Flammant pygmée de nos pl. col. 4 19; l’adulte, pluma» parfait. Vieillot, Gai. du Mus., pl. a73. Le jeune, Phœnicopt eru* rninor. Patrie , les parties méridionales de l’Afrique.
//fief
FLAMMANT PYGMÉE.
PH CE N I CO P TE RU S M I N O R. Vieill.
L Adulte, — Pianche 419.
tèrc°Lb aV°nS etabl1’ dans lartic,e du genre, les principaux caracde P?11 m°yen 'leS<I"els on Fui distinguer les deux grandes espèces
rubJ'T'n™ ’ COnf°ndueS. l'us<lu'ic: s,jus le nom de Phœnicopterus Cùli ' 6 le <lu Posent article est bien caractérisée par sa taille beau-
de ce)?01"8 fortC qUe ^ JeUX C°ngénèreS5 on la distingue encore bec q6'C1 Par la forme très-remarquable des deux mandibules du
entre 1 " V°k aucune différence, dans la forme des mandibules, le,,/ 6 Flammantde l’ancien Continent et celui du Nouveau-Monde : de n*and'buIe suPérieure porté sur l’inférieure et s’élève au-dessus,
%ére,"1We à nüffrir’ lOTSqUe le h®0 est fermé’ qu’une très-légére dans ,a hauteur des deux mandibules. Chez le Flammant reç0it 3 mand'bule 'uférieure , très-haute- et fortement arquée,
f'eure ,rf ^esPace qui sépare ses parois, toute la mandibule supé-
J,. ^iQll pllo - 1 » . 1 v „ ^
‘«férièu 6 ,C Caclie totalement> de façon que les bords supérieurs de Le p)ure SélèveiUa k bauteur de la surface l’Isue de la supérieure, 'de ; 1 agc <b" Adulte est dun rose pur sans aucune tache ni
M t6lp 1 1 1
^EcüE(r b, ’ C C0Ll’ e ^0S et toutes les parties inférieures portent
° 'seaux , 7!c. livraison.
FLAMMANT PYGMÉE.
cette belle teinte rose, plus vive et pure chez le vivant que dans les individus dont la dépouille nous parvient ; vu que 1 éclat de cette teinte, très-fugitive, devient plus terne, et passe au blanchâtre étant exposée au jour. Les grandes couvertures des ailes et de la queue sont un peu plus rouges que le plumage des autres parties; toute l’aile est couverte de plumes d’un pourpre brillant, entourée dun large bord rose; les pennes de la queue sont noires. La base du bec, ( la cire et la région ophtalmique sont d’un pourpre foncé; le miheü de la mandibule inférieure d’un rouge-orange, et la pointe noire-
L’articulation du genou, les doigts et leurs membranes sont d un
beau rouge; le tarse porte une teinte livide. Longueur totale, à peL près trois pieds.
Les jeunes de l’année sont blancs ou blanchâtres, marqués ae petites mèches brunes, répandues à la tête, au cou,, à la poitrine et sur les couvertures des ailes; les premières teintes rouges se mon trent aux ailes; le bec est noir, et les pieds ont une teinte rongeât* e
livide. , r
On le trouve sur les lacs d’Afrique. Les sujets qui mont
adressés sont originaires du cap de Bonne-Espérance. Un jeu>'e’ déposé dans les galeries du Musée de Paris , a été apporté du Seneg8